01. Les femmes sont dispensées de tous les textes qui suivent la ‘Amida

Les femmes sont dispensées de tout ce que les hommes ont coutume de réciter après la ‘Amida, c’est-à-dire : Ta’hanoun (les supplications, dont la Néfilat apayim), Achré-Tehila lé-David (seconde mention du psaume 145, précédé des deux versets commençant par Achré), Lamnatséa’h (psaume 20), Qédoucha de-sidra (également appelée Ouva lé-Tsion), Chir chel yom (psaume du jour), Pitoum haqetoret (versets de l’encens et passages talmudiques sur ce même thème), ‘Alénou léchabéa’h (« Il nous revient de louer le Maître de tout… »). Cela, parce que les hommes eux-mêmes ne sont pas véritablement obligés de dire ces textes – simplement, pour d’importantes raisons, ils ont pris l’usage de les dire, si bien que leur récitation est devenue comparable à une coutume obligatoire ; tandis que les femmes, qui n’en ont pas pris l’usage, n’y sont évidemment pas obligées. Tout ce à quoi les femmes sont tenues consiste dans la ‘Amida, et non dans ce que l’on a pris l’usage de dire après celle-ci. Toutefois, celle qui voudrait apporter à sa prière un supplément de perfection peut dire ces passages[1].

En tout état de cause, il convient d’apprendre ces règles, afin de compléter l’étude des lois de la prière, et afin de savoir comment se récitent lesdits textes conformément à la halakha, dans le cas où l’on voudrait apporter à sa prière ce supplément de perfection.


[1]. Cf. Halikhot Beitah 7, Halikhot bat Israël 2, 12-13. Certes, ces ouvrages requièrent des femmes la récitation de ‘Alénou léchabéa’h, et hésitent quant au Pitoum haqetoret. Cependant, puisque même pour les hommes l’obligation de lire ces textes n’est pas absolue, mais seulement fondée sur la coutume, on ne saurait donner pour directive aux femmes, qui n’ont pas pris cet usage, de réciter ‘Alénou léchabéa’h. C’est en ce sens que s’exprime le Ma’hazé Elyahou 20. Mais si l’on souhaite apporter un supplément de perfection à sa prière, on peut réciter tous les textes, comme les hommes, ainsi que le rapporte le Kaf Ha’haïm 70, 1.