01. Préserver le ‘hamets de la destruction en le vendant à un non-Juif

Avant le midi solaire, le 14 nissan, chaque Juif doit éliminer le ‘hamets qui est en son domaine. Pour éviter de perdre de grandes quantités d’aliments ‘hamets, certains Juifs avaient autrefois pris l’habitude de bien programmer leurs achats et leur consommation, de façon que, avant Pessa’h, ils aient terminé de consommer leur ‘hamets ; ils n’en conservaient qu’une petite quantité, afin d’accomplir la mitsva de détruire le ‘hamets de la façon la plus parfaite, en le brûlant.

Cependant, il arrive que cette programmation ne réussisse pas, et qu’il reste, avant Pessa’h, de grandes quantités d’aliments ‘hamets dans le domaine du Juif. En un tel cas, s’il importe peu de perdre le ‘hamets, on peut le détruire par le feu, ou en faire cadeau à un non-Juif convenable, digne de recevoir un cadeau. Mais si l’on ne veut pas perdre la valeur du ‘hamets, on peut le vendre à un non-Juif avant Pessa’h, car, tant que n’a pas sonné l’heure où il devient interdit de jouir du ‘hamets, il est permis de le vendre, et d’en recevoir le plein paiement. L’interdit de jouir du ‘hamets commence au début de la sixième heure solaire du 14 nissan ; jusque-là, il est permis de vendre le ‘hamets.

La chose importait, en particulier, pour les commerçants en produits alimentaires, à qui il restait, avant Pessa’h, un plein stock de ‘hamets, et qui étaient contraints de le vendre à un non-Juif pour éviter de perdre leur argent. Dans certains cas, il est vrai, il ne se trouvait pas de non-Juif qui fût réellement intéressé à acheter tout le ‘hamets du Juif ; mais même en ce cas, nos sages ont enseigné qu’il est permis au Juif de dire au non-Juif : « Bien que tu n’aies pas besoin d’une grande quantité de ‘hamets, achète-moi tout le ‘hamets à plein tarif et, si tu veux, je te le rachèterai après Pessa’h » (d’après Tossephot, Pessa’him 2, 7).