01. « Quand débute adar, on intensifie la joie »

Nos sages ont enseigné : « Quand débute av, on restreint la joie… Quand débute adar, on intensifie la joie » (Ta’anit 29a). Les sages nous enseignent par-là qu’il n’y a point de hasard en ce monde, et que chaque période possède son caractère et sa nature. Si la destruction du premier et du deuxième Temples a eu lieu le 9 av, c’est le signe que le début du mois d’av a pour nature d’être une période d’adversité. Et si le miracle de Pourim s’est produit au milieu du mois d’adar, c’est le signe que ce mois a pour propriété de transformer le mal en bien. Habituellement, la joie est une émotion qui se rapporte au bien présent dans le monde ; mais cette joie n’est pas complète, car le monde contient encore du mal et de la souffrance aussi. Cependant, lorsque le mal lui-même se change en bien, la joie devient grande et complète. Or c’est ce qui s’est produit à Pourim : le Saint béni soit-Il fit émerger le bien du sein du mal, et sauva son peuple Israël. Par cela, nous apprenons que tout ce qui est fait dans le monde, même quand il s’agit de mal, se renversera finalement pour laisser émerger le bien. Plus nous développerons notre foi (émouna) et notre étude de Torah, plus nous rapprocherons la Délivrance ; tout le mal se retournera en bien, et la joie abondera dans le monde. Puisque la propriété du mois d’adar est de changer le mal en bien, on intensifie la joie dès l’entrée de ce mois.

Les sages conseillent encore (ibid. 29b), quand un Juif a un procès ou doit conclure une affaire avec un non-Juif, de l’esquiver au mois d’av, car en ce mois sa chance (mazal) est mauvaise ; qu’il essaie de se rendre disponible, pour le jugement ou pour l’affaire, au mois d’adar, car alors la chance des Juifs les porte à réussir.