{"id":1000,"date":"2016-04-16T12:00:25","date_gmt":"2016-04-16T09:00:25","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1000"},"modified":"2018-03-21T11:20:11","modified_gmt":"2018-03-21T09:20:11","slug":"04-16-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/","title":{"rendered":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder"},"content":{"rendered":"<p>Si l\u2019on a mang\u00e9 son premier <em>kaza\u00eft<\/em> de matsa sans \u00eatre accoud\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation, puisque l\u2019on n\u2019a pas accompli la mitsva de la fa\u00e7on prescrite par les sages. On doit donc manger de nouveau un <em>kaza\u00eft<\/em> de matsa, cette fois accoud\u00e9. M\u00eame si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cit\u00e9 le <em>Birkat hamazon<\/em>, on se lavera de nouveau les mains, puis on r\u00e9citera de nouveau la b\u00e9n\u00e9diction <em>Hamotsi<\/em>, et l\u2019on mangera, accoud\u00e9, un <em>kaza\u00eft <\/em>de matsa. En revanche, on ne r\u00e9p\u00e9tera pas la b\u00e9n\u00e9diction <em>\u2018Al akhilat matsa<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu\u2026 qui nous as sanctifi\u00e9s par tes commandements et nous a prescrit de manger la matsa\u00a0\u00bb)\u00a0; en effet, nous tenons compte, \u00e0 cet \u00e9gard, de l\u2019avis du Raavia et du Raavan, selon lesquels on est d\u00e9j\u00e0 quitte, par le premier <em>kaza\u00eft<\/em>, consomm\u00e9 sans \u00eatre accoud\u00e9, de la mitsva de manger la matsa (<em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 472, 7, <em>Michna Beroura<\/em> 22).<\/p>\n<p>Si l\u2019on a mang\u00e9 le <em>korekh<\/em> (sandwich de matsa et d\u2019herbes am\u00e8res) en oubliant de s\u2019accouder, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de le remanger, cette fois accoud\u00e9\u00a0; en effet, selon certains d\u00e9cisionnaires, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de manger le <em>korekh<\/em> accoud\u00e9, puisqu\u2019il contient des herbes am\u00e8res<sup><a href='#_te01ftn16_g' id='_te01ftnref16_g' class='aup1'>[g]<\/a><\/sup>. Et bien que, a priori, nous ayons coutume de manger le <em>korekh<\/em> accoud\u00e9, on peut se fonder, en cas d\u2019oubli, sur ceux des d\u00e9cisionnaires qui estiment que l\u2019accoudement n\u2019est pas n\u00e9cessaire. Si l\u2019on a mang\u00e9 l\u2019<em>afikoman<\/em> sans \u00eatre accoud\u00e9\u00a0: dans le cas o\u00f9 l\u2019on peut facilement manger un autre <em>kaza\u00eft <\/em>de matsa au titre de l\u2019<em>afikoman<\/em>, en \u00e9tant cette fois accoud\u00e9, on le fera\u00a0; si c\u2019est difficile, on pourra, en consid\u00e9ration du fait que l\u2019<em>afikoman<\/em> est une institution rabbinique seulement, s\u2019appuyer sur l\u2019opinion du Raavia et du Raavan, selon lesquels il n\u2019est plus n\u00e9cessaire de s\u2019accouder de nos jours<sup><a href='#_te01ftn16_7' id='_te01ftnref16_7' class='aup1'>[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Si l\u2019on a bu l\u2019une des quatre coupes sans \u00eatre accoud\u00e9, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s sur la conduite \u00e0 tenir. Selon le <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, il faut a priori boire de nouveau cette coupe, accoud\u00e9 cette fois. Selon le Rama, cela pose un probl\u00e8me car, si l\u2019on r\u00e9p\u00e8te la consommation d\u2019une coupe, on para\u00eet ajouter au nombre des coupes\u00a0; or nos sages n\u2019ont prescrit de boire que quatre coupes, et non cinq. Par cons\u00e9quent, si l\u2019on a bu la deuxi\u00e8me coupe, qui pr\u00e9c\u00e8de le repas, sans \u00eatre accoud\u00e9, on reboira cette coupe, cette fois accoud\u00e9\u00a0; en effet, pour la deuxi\u00e8me coupe, on ne para\u00eet pas ajouter au nombre des coupes, puisque l\u2019on peut boire, au cours du repas, d\u2019autres coupes de vin. Mais si c\u2019est la premi\u00e8re coupe que l\u2019on a bue, par erreur, non accoud\u00e9, ou encore la troisi\u00e8me ou la quatri\u00e8me, on n\u2019en r\u00e9p\u00e9tera pas la consommation, selon le Rama, afin de ne point para\u00eetre ajouter au nombre des coupes. On s\u2019appuiera, \u00e0 ce propos, sur le Raavia et le Raavan, qui estiment que, \u00e0 notre \u00e9poque, m\u00eame les personnes tr\u00e8s consid\u00e9r\u00e9es ne sont plus habitu\u00e9es \u00e0 s\u2019accouder pour manger, et qu\u2019il n\u2019est donc plus n\u00e9cessaire de s\u2019accouder le soir du s\u00e9der (<em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 472, 7, <em>Michna Beroura<\/em> 21).<\/p>\n<p>Lorsque nous disons qu\u2019il faut reboire en \u00e9tant accoud\u00e9 \u2013 selon le <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, quelle que soit la coupe, selon le Rama, pour la deuxi\u00e8me seulement \u2013, cela ne vaut qu\u2019a priori. Mais s\u2019il est difficile de boire de nouveau sa coupe, cette fois accoud\u00e9, on pourra se contenter, quelle que soit la coupe, de ce que l\u2019on a bu sans accoudement<sup><a href='#_te01ftn16_8' id='_te01ftnref16_8' class='aup1'>[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Les femmes, a priori, mangeront la matsa et boiront les quatre coupes accoud\u00e9es\u00a0; mais en cas d\u2019oubli, elles ne sont pas tenues de recommencer. Toutefois, quand il s\u2019agit de dames \u00ab\u00a0importantes<sup><a href='#_te01ftn16_h' id='_te01ftnref16_h' class='aup1'>[h]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb ayant oubli\u00e9 de s\u2019accouder pour manger la matsa, il sera bon qu\u2019elles mangent de nouveau la matsa, en s\u2019accoudant cette fois<sup><a href='#_te01ftn16_9' id='_te01ftnref16_9' class='aup1'>[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<a href='#_te01ftnref16_g' id='_te01ftn16_g'>[g]<\/a>. Les herbes am\u00e8res (maror) n\u2019expriment pas la libert\u00e9, mais le souvenir de l\u2019esclavage amer.<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref16_7' id='_te01ftn16_7'>[7]<\/a>. Le principe veut que, en cas de doute portant sur l\u2019accomplissement d\u2019une mitsva toranique, on soit rigoureux\u00a0; en revanche, si le doute porte sur l\u2019accomplissement d\u2019une mitsva rabbinique, on est indulgent. Or la consommation du premier <em>kaza\u00eft<\/em> de matsa est une obligation toranique. Certes, l\u2019accoudement lui-m\u00eame est une obligation rabbinique\u00a0; mais puisque cette obligation rabbinique touche \u00e0 l\u2019accomplissement d\u2019une mitsva toranique, il y a lieu d\u2019\u00eatre rigoureux\u00a0: si l\u2019on a donc mang\u00e9 sa matsa sans \u00eatre accoud\u00e9, on recommencera, cette fois accoud\u00e9. La consommation du <em>korekh <\/em>et celle de l\u2019<em>afikoman<\/em>, quant \u00e0 elles, sont des normes rabbiniques. Aussi, puisqu\u2019on se trouve dans un cas de doute \u2013 dans la mesure o\u00f9 le Raavia et le Raavan estiment que, de nos jours, il n\u2019y a plus lieu de s\u2019accouder \u2013, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire, de prime abord, d\u2019en r\u00e9p\u00e9ter la consommation dans le cas o\u00f9 l\u2019on ne s\u2019est pas accoud\u00e9. Toutefois, suivant une nette majorit\u00e9 de d\u00e9cisionnaires, l\u2019accoudement reste n\u00e9cessaire, de nos jours encore, et telle est la halakha\u00a0; de plus, il arrive que, m\u00eame en mati\u00e8re de normes rabbiniques, s\u2019il est facile d\u2019en recommencer l\u2019accomplissement, il soit pr\u00e9f\u00e9rable de recommencer.<\/p>\n<p>S\u2019agissant du <em>korekh<\/em>, bien que, selon la halakha, il faille s\u2019accouder \u2013 comme l\u2019estiment le <em>Manhig <\/em>et la majorit\u00e9 des Richonim (<em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 475, 1) \u2013, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019en r\u00e9p\u00e9ter la consommation dans le cas o\u00f9 l\u2019on ne se serait pas accoud\u00e9 (<em>Peri \u2018Hadach<\/em>, <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh Harav<\/em>, <em>Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 475, 36). En effet, certains auteurs estiment qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de s\u2019accouder pour le <em>korekh<\/em>, en raison du maror qu\u2019il contient (<em>Roq\u00e9a\u2019h<\/em>, <em>Chibol\u00e9 Hal\u00e9qet<\/em>). Certains \u00e9mettent des doutes \u00e0 cet \u00e9gard (Rabb\u00e9nou Ye\u2019hiel cit\u00e9 par le <em>Tour<\/em>).<\/p>\n<p>En ce qui concerne l\u2019<em>afikoman<\/em>, selon le <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 477, 1, il faut le manger accoud\u00e9. Mais, rapporte le <em>Peri \u2018Hadach<\/em>, le Talmud de J\u00e9rusalem et Ma\u00efmonide laissent entendre qu\u2019il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de s\u2019accouder pour l\u2019<em>afikoman<\/em>. D\u2019apr\u00e8s cela, le <em>Michna Beroura<\/em> 477, 4 estime que, si, par oubli, on a mang\u00e9 l\u2019<em>afikoman<\/em> sans \u00eatre accoud\u00e9, et qu\u2019il soit difficile de manger un nouveau <em>kaza\u00eft<\/em> de matsa, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de r\u00e9p\u00e9ter cette consommation. C\u2019est aussi l\u2019avis du <em>Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 472, 45 et 477, 7. Selon le <em>\u2018Hay\u00e9 Adam<\/em> 130, 13, il n\u2019y a pas lieu de consommer de nouveau l\u2019<em>afikoman<\/em>, m\u00eame si l\u2019on est capable de manger un nouveau <em>kaza\u00eft <\/em>de matsa, car il est interdit de manger deux fois l\u2019<em>afikoman<\/em>. Le <em>Michna Beroura<\/em> 472, 22 reprend \u00e0 son compte les propos du <em>\u2018Hay\u00e9 Adam<\/em>. Il semble donc, de prime abord, que le <em>Michna Beroura<\/em> se contredise. Peut-\u00eatre y a-t-il lieu d\u2019expliquer, cependant,\u00a0 que, si l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit imm\u00e9diatement que l\u2019on a mang\u00e9 ce <em>kaza\u00eft<\/em> sans \u00eatre accoud\u00e9, on devra continuer de manger, en s\u2019accoudant \u00e0 partir de maintenant\u00a0; mais que, si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 achev\u00e9 sa consommation, et que l\u2019on a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re ablution des mains (<em>mayim a\u2019haronim<\/em>), on ne r\u00e9p\u00e9tera pas cette consommation, car alors cela reviendrait \u00e0 manger l\u2019<em>afikoman<\/em> deux fois. C\u2019est ce qu\u2019\u00e9crit le <em>Hilkhot \u2018Hag Be\u2019hag<\/em> 25, 5.<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref16_8' id='_te01ftn16_8'>[8]<\/a>. Le trait\u00e9 <em>Pessa\u2019him<\/em> 108a explique qu\u2019un doute plane\u00a0sur la question suivante\u00a0: quelles sont celles des coupes o\u00f9 l\u2019on doit s\u2019accouder\u00a0? S\u2019agit-il des deux premi\u00e8res, ou des deux derni\u00e8res\u00a0? La Gu\u00e9mara conclut qu\u2019en pratique on s\u2019accoudera pour chacune des quatre. Certains Richonim objectent\u00a0: la consommation des quatre coupes est une obligation rabbinique, si bien que, de prime abord, il e\u00fbt fallu \u00eatre indulgent en cas de doute, et ne pas imposer l\u2019accoudement pour chacune des quatre coupes. Le Maharam \u2018Halawa, le Rachbats et d\u2019autres proposent cette r\u00e9ponse\u00a0: puisque le fait de s\u2019accouder n\u2019est pas difficile, il est pr\u00e9f\u00e9rable de boire accoud\u00e9. Il ressort de cela que, lorsqu\u2019on a bu non accoud\u00e9, s\u2019applique le principe selon lequel, en cas de doute en mati\u00e8re rabbinique, on est indulgent\u00a0; il n\u2019est donc pas n\u00e9cessaire de reboire la coupe.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cela, le Roch estime que, si l\u2019on a bu sans \u00eatre accoud\u00e9, on n\u2019est pas quitte, et qu\u2019il faut recommencer. Selon lui, \u00e0 ce qu\u2019il semble, les sages ont tranch\u00e9\u00a0: il faut boire les quatre coupes accoud\u00e9 et, d\u00e8s lors, il n\u2019y a plus place au doute. Telle est l\u2019opinion du <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 472, 7. Toutefois, en pratique, dans la mesure o\u00f9 le Raavia et le Raavan pensent que, de nos jours, il n\u2019y a plus aucune obligation de s\u2019accouder, un doute suppl\u00e9mentaire s\u2019ajoute au premier. Aussi, d\u2019apr\u00e8s les principes de la halakha, on se trouve dans un cas de doute portant sur une norme rabbinique, et l\u2019on est indulgent. C\u2019est l\u2019avis du <em>Birk\u00e9 Yossef<\/em> 472, 8 et du <em>Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 46.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, le <em>\u2018Hazon \u2018Ovadia<\/em> adopte la position du <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, et ce n\u2019est que dans le cas o\u00f9 il est difficile de reboire que l\u2019auteur est indulgent. En r\u00e9sum\u00e9\u00a0: a priori, les S\u00e9farades ont coutume de suivre le <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> et de reboire la coupe, quelle qu\u2019elle soit, en \u00e9tant accoud\u00e9\u00a0; les Ashk\u00e9nazes suivent le Rama, et ne r\u00e9p\u00e8tent la boisson que de la deuxi\u00e8me coupe. Mais si l\u2019on veut \u00eatre indulgent, que l\u2019on soit S\u00e9farade ou Ashk\u00e9naze, on y est autoris\u00e9, puisque l\u2019on est dans un cas de doute portant sur une norme rabbinique \u2013 voire peut-\u00eatre de double doute (<em>sfeq sfeqa<\/em>).<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref16_h' id='_te01ftn16_h'>[h]<\/a>. <em>Nikhbad<\/em>, f\u00e9m. <em>nikhb\u00e9det<\/em>\u00a0: litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0honor\u00e9\u00a0\u00bb\u00a0; personne consid\u00e9r\u00e9e, estim\u00e9e, notable. Sur la d\u00e9finition halakhique de cette cat\u00e9gorie, cf. note 9.<\/p>\n<p><a href='#_te01ftnref16_9' id='_te01ftn16_9'>[9]<\/a>. Le trait\u00e9 <em>Pessa\u2019him <\/em>108a enseigne qu\u2019une femme, chez son mari, n\u2019a pas besoin de s\u2019accouder\u00a0; mais que, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une femme \u00ab\u00a0importante\u00a0\u00bb, elle doit s\u2019accouder. C\u2019est en ce sens que tranche le <em>Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 472, 4. (La raison en est que, si le fait de s\u2019asseoir accoud\u00e9, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019hommes libres, ne refl\u00e8te pas un sentiment profond de libert\u00e9, cela n\u2019a pas d\u2019utilit\u00e9. De m\u00eame, un \u00e9l\u00e8ve, aupr\u00e8s de son ma\u00eetre, ne s\u2019accoude pas sans autorisation.) Diff\u00e9rents avis existent quant \u00e0 la d\u00e9finition de la femme \u00ab\u00a0importante\u00a0\u00bb\u00a0: une femme qui n\u2019est pas soumise \u00e0 son mari, ou qui est riche, ou qui vient d\u2019une illustre famille, ou dont le mari n\u2019est pas pointilleux quant au fait qu\u2019elle s\u2019accoude. Selon le Rama, toutes les femmes, aujourd\u2019hui, sont appel\u00e9es \u00ab\u00a0importantes\u00a0\u00bb, mais elles ont coutume d\u2019\u00eatre indulgentes et de ne point s\u2019accouder, conform\u00e9ment aux vues du Raavia, qui pense que, de nos jours, l\u2019accoudement n\u2019est plus n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>En pratique, il convient que toutes les femmes, quelle que soit leur communaut\u00e9 d\u2019origine, s\u2019efforcent de s\u2019accouder, comme l\u2019\u00e9crivent le <em>Knesset Haguedola<\/em> et le <em>Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 28. C\u2019est \u00e9galement la coutume de nombre de femmes ashk\u00e9nazes. Toutefois, si elles ne se sont pas accoud\u00e9es, elles n\u2019ont pas besoin de r\u00e9p\u00e9ter leur consommation de matsa ou de vin\u00a0; en effet, la r\u00e8gle de l\u2019accoudement est rabbinique, et, selon certains, les femmes sont dispens\u00e9es d\u2019accoudement \u2013 soit qu\u2019ils estiment que la plupart des femmes ne sont pas ce que l\u2019on entend par \u00ab\u00a0importantes\u00a0\u00bb, soit qu\u2019ils se rangent \u00e0 l\u2019avis du Raavia. N\u00e9anmoins, il semble qu\u2019en ce qui concerne le premier <em>kaza\u00eft<\/em> de matsa, qui est d\u2019obligation toranique, les femmes qui se consid\u00e8rent comme \u00ab\u00a0importantes\u00a0\u00bb doivent \u00eatre rigoureuses [en r\u00e9p\u00e9tant la consommation], et ne s\u2019appuient pas sur la position du Raavia.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l\u2019on a mang\u00e9 son premier kaza\u00eft de matsa sans \u00eatre accoud\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation, puisque l\u2019on n\u2019a pas accompli la mitsva de la fa\u00e7on prescrite par les sages. On doit donc manger de nouveau un kaza\u00eft de matsa, cette fois accoud\u00e9. M\u00eame si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cit\u00e9 le Birkat hamazon, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[85],"tags":[],"class_list":["post-1000","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-04-16"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Si l\u2019on a mang\u00e9 son premier kaza\u00eft de matsa sans \u00eatre accoud\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation, puisque l\u2019on n\u2019a pas accompli la mitsva de la fa\u00e7on prescrite par les sages. On doit donc manger de nouveau un kaza\u00eft de matsa, cette fois accoud\u00e9. M\u00eame si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cit\u00e9 le Birkat hamazon, [&hellip;]\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Pnin\u00e9 Halakha\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2016-04-16T09:00:25+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2018-03-21T09:20:11+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"orah765768\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"orah765768\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"11 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"orah765768\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b\"},\"headline\":\"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder\",\"datePublished\":\"2016-04-16T09:00:25+00:00\",\"dateModified\":\"2018-03-21T09:20:11+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/\"},\"wordCount\":2112,\"articleSection\":[\"Chapitre 16 - La soir\u00e9e du s\u00e9der\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/\",\"name\":\"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2016-04-16T09:00:25+00:00\",\"dateModified\":\"2018-03-21T09:20:11+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/04-16-12\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"\u05d3\u05e3 \u05d4\u05d1\u05d9\u05ea\",\"item\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Pnin\u00e9 Halakha\",\"description\":\"Rav Eli\u00e9zer Melamed\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b\",\"name\":\"orah765768\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"orah765768\"},\"url\":\"https:\\\/\\\/ph.yhb.org.il\\\/fr\\\/author\\\/orah765768\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha","og_description":"Si l\u2019on a mang\u00e9 son premier kaza\u00eft de matsa sans \u00eatre accoud\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation, puisque l\u2019on n\u2019a pas accompli la mitsva de la fa\u00e7on prescrite par les sages. On doit donc manger de nouveau un kaza\u00eft de matsa, cette fois accoud\u00e9. M\u00eame si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 r\u00e9cit\u00e9 le Birkat hamazon, [&hellip;]","og_url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/","og_site_name":"Pnin\u00e9 Halakha","article_published_time":"2016-04-16T09:00:25+00:00","article_modified_time":"2018-03-21T09:20:11+00:00","author":"orah765768","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"orah765768","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"11 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/"},"author":{"name":"orah765768","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b"},"headline":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder","datePublished":"2016-04-16T09:00:25+00:00","dateModified":"2018-03-21T09:20:11+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/"},"wordCount":2112,"articleSection":["Chapitre 16 - La soir\u00e9e du s\u00e9der"],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/","url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/","name":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder - Pnin\u00e9 Halakha","isPartOf":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#website"},"datePublished":"2016-04-16T09:00:25+00:00","dateModified":"2018-03-21T09:20:11+00:00","author":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-12\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"\u05d3\u05e3 \u05d4\u05d1\u05d9\u05ea","item":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"12. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de s\u2019accouder"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#website","url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/","name":"Pnin\u00e9 Halakha","description":"Rav Eli\u00e9zer Melamed","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/#\/schema\/person\/0996d17962bfd8ffd1c8ef7117a4204b","name":"orah765768","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/0fdb49d8a411a6adc7129873884ffe72812892b9141dc21fe63bbadcaf2d84f6?s=96&d=mm&r=g","caption":"orah765768"},"url":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/author\/orah765768\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1000","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1000"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1000\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1000"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1000"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1000"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}