{"id":122,"date":"2016-01-16T09:00:11","date_gmt":"2016-01-16T07:00:11","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=122"},"modified":"2018-03-19T11:55:42","modified_gmt":"2018-03-19T09:55:42","slug":"05-16-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-16-09\/","title":{"rendered":"09. Mitsva de la joie et du festin"},"content":{"rendered":"
C\u2019est une mitsva que de faire de Pourim un jour de festin (micht\u00e9<\/em>) et de joie. Certes, la mitsva de se r\u00e9jouir a cours tout au long de la nuit et du jour de Pourim. Mais le sommet de la joie se trouve au moment du festin, car telle est la mani\u00e8re de manifester sa joie\u00a0: par un repas g\u00e9n\u00e9reux, o\u00f9 l\u2019on boit abondamment\u00a0; de m\u00eame, la boisson convenable et r\u00e9jouissante\u00a0est pr\u00e9cis\u00e9ment celle que l\u2019on prend au cours d\u2019un repas. Par cons\u00e9quent, c\u2019est une obligation que de pr\u00e9voir un repas festif \u00e0 Pourim, afin d\u2019y boire et de s\u2019y r\u00e9jouir. On devra fixer ce festin de jour\u00a0; si le festin s\u2019est tenu pendant la nuit, on n\u2019est pas quitte, ainsi qu\u2019il est dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0En faire des jours<\/em> de festin et de joie\u00a0\u00bb (Est 9, 22\u00a0; M\u00e9guila <\/em>7b).<\/p>\n L\u2019obligation porte sur un unique repas, durant la journ\u00e9e\u00a0; mais le fait de prendre un repas, la nuit, accompagn\u00e9 de propos r\u00e9jouissants, o\u00f9 abondent quelque peu la nourriture et la boisson, participe aussi de la mitsva. Certains ont coutume, la nuit de Pourim, de manger des graines et des l\u00e9gumineuses, en souvenir de ce que mang\u00e8rent Daniel et ses compagnons, ainsi qu\u2019Esther, au palais royal\u00a0; car tous les aliments cuits \u00e9taient interdits, de sorte qu\u2019ils se nourrissaient de graines afin de ne pas se rendre impurs par des aliments interdits.<\/p>\n Pendant toute la dur\u00e9e de Pourim, nuit et jour, il y a une mitsva d\u2019\u00e9prouver et d\u2019exprimer grandement le sentiment de joie. Plus on ajoutera \u00e0 la joie du jour, plus parfaitement on accomplira la mitsva. De m\u00eame, le peuple juif a coutume, tout au long de Pourim, de multiplier les chants, les danses, l\u2019attachement entre amis, l\u2019\u00e9tude de la Torah, qui r\u00e9jouit, la consommation de bons plats et de boissons \u00e9gayantes[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Ajouter quelque peu \u00e0 la joie et aux agapes durant les deux jours <\/em>de Pourim (et non seulement le jour m\u00eame o\u00f9 on le f\u00eate) participe aussi de la mitsva, comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0En faire des jours<\/em> de festin et de joie\u00a0\u00bb. En d\u2019autres termes, si l\u2019on habite \u00e0 J\u00e9rusalem, on ajoutera quelque peu \u00e0 la joie le 14 adar\u00a0\u00e9galement\u00a0; et si l\u2019on habite en quelque autre endroit, on ajoutera quelque peu \u00e0 la joie le 15 \u00e9galement (Rama 695, 2).<\/p>\n Revenons aux r\u00e8gles du festin\u00a0: il faut pr\u00e9parer, pour ce repas, de la viande, bovine ou ovine, car chez la majorit\u00e9 des gens, manger de la viande r\u00e9jouit. Celui \u00e0 qui il est difficile de manger de la viande bovine ou ovine s\u2019efforcera de manger de la volaille, car on \u00e9prouve \u00e9galement de la joie \u00e0 en manger. Si l\u2019on n\u2019a pas non plus de volaille, ou qu\u2019on ne l\u2019aime pas tellement, on pr\u00e9parera d\u2019autres mets savoureux, et l\u2019on se r\u00e9jouira d\u2019en manger, tout en buvant du vin.<\/p>\n Ce repas doit \u00eatre accompagn\u00e9 de pain, car, de l\u2019avis de plusieurs grands d\u00e9cisionnaires, un repas sans pain n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme important[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n C\u2019est une mitsva que de prendre ce repas en compagnie, avec des gens de sa famille, ou des amis, afin d\u2019accro\u00eetre la joie. Quand on mange seul, on ne peut se r\u00e9jouir comme il convient (Chn\u00e9 Lou\u2019hot Habrit<\/em>, Michna Beroura<\/em> 695, 9).<\/p>\n