{"id":1243,"date":"2016-01-10T00:08:18","date_gmt":"2016-01-09T22:08:18","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1243"},"modified":"2017-07-20T11:29:23","modified_gmt":"2017-07-20T08:29:23","slug":"01-10-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-10-08\/","title":{"rendered":"08. Pr\u00e9paration du th\u00e9, le Chabbat"},"content":{"rendered":"
\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>\u00a0Si l\u2019on se propose de pr\u00e9parer du th\u00e9 (ou une autre infusion), il faut le faire dans un keli chelichi<\/em>. En d\u2019autres termes, on versera de l\u2019eau chaude dans une tasse, qui aura donc le statut de keli ch\u00e9ni<\/em>, puis on transvasera le contenu de cette tasse dans une autre tasse, qui sera le keli chelichi<\/em>\u00a0; dans cette derni\u00e8re tasse, on introduira le sachet de th\u00e9.<\/p>\n De prime abord, il y aurait eu lieu d\u2019introduire le sachet dans le keli ch\u00e9ni<\/em>, puisque nous avons pour principe qu\u2019un keli ch\u00e9ni<\/em> ne produit pas de cuisson. Mais, comme nous l\u2019avons vu, il y a cuisson apr\u00e8s cuisson<\/em> dans un keli ch\u00e9ni<\/em> d\u00e8s lors que nous avons affaire \u00e0 des qal\u00e9 habichoul <\/em>(aliments qui cuisent facilement)\u00a0; or certains d\u00e9cisionnaires craignent que les feuilles de th\u00e9 ne fassent partie de cette cat\u00e9gorie. De plus, certains d\u00e9cisionnaires pensent que nos sages interdisent d\u2019introduire dans un keli ch\u00e9ni <\/em>un aliment qui n\u2019a pas pr\u00e9alablement subi un processus de cuisson<\/em>, car cela \u00ab\u00a0ressemblerait au fait de cuire\u00a0\u00bb (nir\u00e9 kimevachel<\/em>) (Maguen Avraham<\/em>, Michna Beroura <\/em>318, 34). Par cons\u00e9quent, si l\u2019on veut pr\u00e9parer du th\u00e9, on le fera infuser dans un keli chelichi<\/em>.<\/p>\n Certains d\u00e9cisionnaires, il est vrai, sont plus rigoureux\u00a0: on le voit bien, l\u2019infusion du sachet transmet go\u00fbt et couleur \u00e0 l\u2019eau, m\u00eame dans un keli chelichi\u00a0<\/em>; c\u2019est le signe que le th\u00e9 cuit tr\u00e8s facilement\u00a0; aussi y a-t-il lieu d\u2019interdire, m\u00eame dans un keli chelichi<\/em>, de le mettre \u00e0 infuser (\u2018Aroukh Hachoul\u2019han<\/em>, \u2018Hazon Ich<\/em>). Cependant, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, nous avons pour principe constant que l\u2019interdit de cuisson ne s\u2019applique pas au keli chelichi<\/em>, et dans tous les cas, il est permis d\u2019y introduire un aliment cru. De plus, le fait que l\u2019infusion du th\u00e9 dans le keli chelichi<\/em> produise de la couleur et du go\u00fbt n\u2019est pas pour autant l\u2019indice d\u2019une cuisson. Il est incontestable que, m\u00eame si l\u2019on introduit le sachet de th\u00e9 dans de l\u2019eau \u00e0 40\u00b0, qui n\u2019est en rien capable de provoquer la cuisson, le sachet transmettra go\u00fbt et couleur \u00e0 l\u2019eau. Par cons\u00e9quent, il est permis de mettre un sachet de th\u00e9 dans l\u2019eau chaude contenue dans un keli chelichi<\/em>.<\/p>\n Si l\u2019on a pr\u00e9par\u00e9, avant Chabbat, un concentr\u00e9 liquide de th\u00e9, il sera permis de le verser dans l\u2019eau chaude que contient un keli ch\u00e9ni<\/em>. En effet, le concentr\u00e9 liquide ne fait pas partie des qal\u00e9 habichoul<\/em>, et le fait de le verser dans la tasse ne ressemble pas \u00e0 un acte de cuisson.<\/p>\n Ceux qui apportent \u00e0 leur pratique un suppl\u00e9ment de perfection prennent soin, a priori, de ne pas colorer de boissons (cf. infra, chap. 12 \u00a7 10). Ils mettront donc premi\u00e8rement l\u2019extrait dans une tasse, puis ils y verseront l\u2019eau chaude \u00e0 partir d\u2019un keli ch\u00e9ni<\/em>. De cette fa\u00e7on, l\u2019eau s\u2019ajoute \u00e0 l\u2019extrait de th\u00e9, et tous les avis s\u2019accordent \u00e0 dire que, de cette fa\u00e7on, il n\u2019y a pas \u00e0 craindre d\u2019enfreindre l\u2019interdit de colorer.<\/p>\n Si, pendant le Chabbat, l\u2019extrait de th\u00e9 se termine, et qu\u2019il ne reste que des feuilles de th\u00e9 cuites, sans liquide, il sera permis de verser de l\u2019eau br\u00fblante de la bouilloire \u00e9lectrique de Chabbat (doud <\/em>ou koumkoum<\/em>) dans une tasse, qui sera consid\u00e9r\u00e9e comme keli ch\u00e9ni<\/em>, puis de verser le contenu de ce keli ch\u00e9ni<\/em> dans la tasse contenant les feuilles de th\u00e9, et de pr\u00e9parer ainsi un nouvel extrait. Il n\u2019y a pas lieu de craindre que l\u2019on transgresse ainsi l\u2019interdit de bichoul<\/em>, car ces feuilles de th\u00e9 ont d\u00e9j\u00e0 cuit avant Chabbat, si bien que l\u2019interdit de bichoul <\/em>ne s\u2019applique plus \u00e0 elles[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n