{"id":1253,"date":"2016-01-10T00:13:14","date_gmt":"2016-01-09T22:13:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1253"},"modified":"2017-07-20T11:41:57","modified_gmt":"2017-07-20T08:41:57","slug":"01-10-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-10-13\/","title":{"rendered":"13. Ajouter de l\u2019eau \u00e0 un plat pos\u00e9 sur la plaque chauffante afin qu\u2019il ne br\u00fble pas"},"content":{"rendered":"
Quand le liquide qui se trouvait dans une marmite de cholent<\/em> ou de tafina <\/em>plac\u00e9e sur la plaque chauffante s\u2019est \u00e9vapor\u00e9, et que l\u2019on peut craindre que le plat ne br\u00fble, il est interdit d\u2019y ajouter de l\u2019eau froide, puisque celle-ci y cuirait. En revanche, s\u2019il y a aussi sur la plaque une bouilloire contenant de l\u2019eau chaude, il est permis de verser de l\u2019eau chaude de la bouilloire vers la marmite. Si la bouilloire est dot\u00e9e d\u2019un robinet, on peut enlever la marmite de cholent<\/em> de la plaque et y verser de l\u2019eau chaude par le biais de ce robinet. Si la marmite est r\u00e9serv\u00e9e aux aliments carn\u00e9s (bassari<\/em>), tandis que la bouilloire est neutre (parv\u00e9<\/em>), il faut ouvrir le couvercle de la marmite durant environ dix secondes, afin que l\u2019abondante vapeur qui s\u2019y trouve s\u2019\u00e9chappe et se disperse\u00a0; ce n\u2019est qu\u2019ensuite qu\u2019on rapprochera quelque peu la marmite du robinet, de fa\u00e7on que la vapeur ne monte qu\u2019en faible quantit\u00e9 vers la bouilloire. Quand il est difficile de verser directement de la bouilloire vers la marmite, on peut recueillir l\u2019eau chaude dans un verre et verser celui-ci dans la marmite. En effet, tant que la temp\u00e9rature de l\u2019eau atteint le degr\u00e9 de yad sol\u00e9det bo<\/em>, la grande majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires s\u2019accordent \u00e0 dire que l\u2019interdit de bichoul <\/em>ne s\u2019applique pas. Tel est l\u2019usage de la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s juives, parmi lesquelles les Ashk\u00e9nazes, les Y\u00e9m\u00e9nites et les Nord-Africains (Michna Beroura<\/em> 253, 84, Yalqout Ch\u00e9mech<\/em> 88\u00a0; Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 1, 17).<\/p>\n Certains auteurs estiment qu\u2019il est interdit d\u2019ajouter de l\u2019eau chaude \u00e0 la marmite qui se tient sur la plaque car, selon eux, ce qui importe n\u2019est pas la temp\u00e9rature de l\u2019eau mais le statut de celle-ci\u00a0: tant qu\u2019elle se trouve dans la bouilloire, l\u2019eau a le statut du keli richon <\/em>qui la contient\u00a0; mais lorsqu\u2019on la d\u00e9versera, elle passera du statut d\u2019aliment contenu dans un keli richon<\/em>, capable de provoquer la cuisson, au statut de \u2018\u00e9rou\u00ef keli richon<\/em> (jet provenant du keli richon<\/em>), lequel ne peut provoquer la cuisson[i]<\/a><\/sup>. Si bien que, quand cette eau entrera dans la marmite, elle cuira, et retrouvera son statut d\u2019aliment contenu dans un keli richon<\/em>. Certains S\u00e9farades ont coutume de tenir compte de cette opinion (Ye\u2019hav\u00e9 Da\u2019at<\/em> IV 22). Quant aux S\u00e9farades qui souhaiteraient \u00eatre indulgents, conform\u00e9ment \u00e0 la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, ils ont sur qui s\u2019appuyer (Or l\u00e9-Tsion<\/em> II 17, 8\u00a0; cf. Menou\u2019hat Ahava<\/em> I 3, 15)[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n