{"id":1321,"date":"2016-01-11T00:10:14","date_gmt":"2016-01-10T22:10:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1321"},"modified":"2017-07-20T12:53:53","modified_gmt":"2017-07-20T09:53:53","slug":"01-11-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-11-10\/","title":{"rendered":"10. Extraire les grains de past\u00e8que et les fruits pourris"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on d\u00e9coupe une past\u00e8que pour la servir \u00e0 table, on est autoris\u00e9 \u00e0 secouer les parts afin d\u2019en \u00f4ter les grains. Quant aux grains qui restent attach\u00e9s, malgr\u00e9 ce mouvement, il est permis de les enlever \u00e0 la main ou au couteau \u2013 car telle est la mani\u00e8re habituelle de manger ce fruit (d\u00e9rekh akhila<\/em>) \u2013, \u00e0 condition de le faire peu avant la consommation. \u00c0 plus forte raison est-il permis \u00e0 celui qui mange la past\u00e8que d\u2019\u00f4ter les grains avant d\u2019introduire la past\u00e8que dans sa bouche, car tel est le mode normal de consommation. Si l\u2019on veut apporter \u00e0 sa pratique un suppl\u00e9ment de perfection, et que l\u2019on coupe la past\u00e8que afin de la servir \u00e0 table, on \u00f4tera les grains de mani\u00e8re \u00ab\u00a0incidente\u00a0\u00bb (kil-a\u2019har yad<\/em>) en apportant un certain changement (chinou\u00ef<\/em>) \u00e0 la mani\u00e8re habituelle\u00a0; ou bien on pr\u00e9sentera les morceaux de past\u00e8que sans en avoir enlev\u00e9 les grains, et ce sera au convive d\u2019en manger quelque peu, apr\u00e8s quoi il pourra \u00f4ter les grains sans faire de changement[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on a devant soi une assiette o\u00f9 sont m\u00e9lang\u00e9s des fruits, les uns bons, les autres qui commencent \u00e0 pourrir, il est permis d\u2019enlever du m\u00e9lange tous les fruits que l\u2019on a l\u2019intention de manger, ou que l\u2019on a l\u2019intention de pr\u00e9senter \u00e0 ses invit\u00e9s lors du proche repas (Michna Beroura<\/em> 319, 7).<\/p>\n Si l\u2019on n\u2019a pas l\u2019intention, pour l\u2019instant, de manger tous les bons fruits, et que l\u2019on craigne que les fruits ab\u00eem\u00e9s ne contaminent les bons fruits qui les touchent, on peut disperser tous les fruits, afin que les fruits ab\u00eem\u00e9s ne touchent plus les bons. Mais on ne s\u00e9parera pas les fruits en pla\u00e7ant les bons ici et les mauvais l\u00e0.<\/p>\n Quand un fruit est partiellement pourri, en sorte qu\u2019il n\u2019est plus tellement propre \u00e0 la consommation, on consid\u00e8re que le lieu de la jonction entre la partie ab\u00eem\u00e9e et la partie saine est le lieu d\u2019un m\u00e9lange\u00a0; aussi est-il interdit de couper \u00e0 cet endroit pour \u00f4ter la partie pourrie, car ce serait extraire le d\u00e9chet d\u2019entre la partie comestible. La solution consiste \u00e0 \u00f4ter, avec la partie pourrie, un peu de la partie saine.<\/p>\n