{"id":1331,"date":"2016-01-11T00:15:42","date_gmt":"2016-01-10T22:15:42","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1331"},"modified":"2017-07-20T12:58:25","modified_gmt":"2017-07-20T09:58:25","slug":"01-11-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-11-15\/","title":{"rendered":"15. Extraction d\u2019insectes d\u2019entre la nourriture\u00a0; autres r\u00e8gles"},"content":{"rendered":"
Quand un insecte est tomb\u00e9 dans une tasse de th\u00e9 et surnage sur le liquide, certains autorisent \u00e0 l\u2019extraire \u00e0 lui seul, d\u2019autres sont plus rigoureux et estiment qu\u2019enlever l\u2019insecte seul est\u00a0 interdit au titre de borer<\/em>, car cela revient \u00e0 extraire le d\u00e9chet d\u2019entre la partie comestible. Il est juste d\u2019\u00eatre rigoureux en l\u2019extrayant \u00e0 la cuiller, de fa\u00e7on \u00e0 recueillir, avec l\u2019insecte, un peu de l\u2019infusion\u00a0; ou bien encore on penchera la tasse et l\u2019on versera un peu de th\u00e9 avec l\u2019insecte[17]<\/a><\/sup>.<\/p>\n La r\u00e8gle est la m\u00eame si l\u2019insecte est tomb\u00e9 dans la soupe ou dans un plat\u00a0: il est permis de l\u2019enlever \u00e0 l\u2019aide d\u2019une cuiller, avec un peu de nourriture. Mais si plusieurs insectes sont tomb\u00e9s dans la soupe ou dans le plat, il nous est interdit de les enlever avec un peu de nourriture, car il est clair que notre intention essentielle est d\u2019\u00f4ter le d\u00e9chet, et que la nourriture qui l\u2019accompagne dans la cuiller n\u2019est que secondaire (tafel<\/em>), si bien que l\u2019op\u00e9ration consiste en d\u00e9finitive \u00e0 extraire le d\u00e9chet d\u2019entre la partie comestible, ce qui constitue une transgression de l\u2019interdit du tri. La solution au probl\u00e8me est d\u2019extraire, avec chaque insecte, beaucoup de nourriture, au moyen d\u2019un verre, par exemple, si bien que l\u2019essentiel de ce qu\u2019on extraira sera consid\u00e9r\u00e9 comme comestible. Alors, on consid\u00e9rera que l\u2019on s\u00e9pare le comestible d\u2019entre le comestible, ce qui n\u2019est pas interdit[18]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il est permis de rincer des fruits auxquels de la terre est attach\u00e9e, afin de les manger imm\u00e9diatement, mais il est interdit de les tremper dans de l\u2019eau pour que la terre s\u2019en d\u00e9tache et tombe au fond[19]<\/a><\/sup>.<\/p>\n [17]<\/a>. C\u2019est ce qu\u2019\u00e9crivent le Taz <\/em>506, 3, le Michna Beroura <\/em>319, 61, le Ben Ich \u2018Ha\u00ef<\/em>, seconde ann\u00e9e, Bechala\u2019h<\/em> 13 et d\u2019autres A\u2019haronim. Rabbi Chn\u00e9our Zalman de Liady, dans son sidour, \u00e9crit qu\u2019il est \u00e0 craindre, en faisant cela, d\u2019\u00eatre redevable d\u2019un sacrifice expiatoire (\u2018hatat<\/em>). Face \u00e0 cela, d\u2019autres autorisent \u00e0 retirer l\u2019insecte \u00e0 la main, parce que, d\u00e8s lors qu\u2019il surnage sur la boisson, on ne le consid\u00e8re pas comme m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 celle-ci (Mahari \u2018Haguiz), ou encore parce qu\u2019il n\u2019est pas interdit d\u2019extraire \u00e0 la main un insecte d\u2019entre une boisson, et que la chose n\u2019est interdite que si l\u2019on se sert d\u2019une passoire (Maharitats, Yechanot <\/em>203). Cf. Menou\u2019hat Ahava<\/em> II 7, note 106 et Yalqout Yossef<\/em> 319, 28, qui citent largement ces sources et qui, malgr\u00e9 cela, concluent en pratique qu\u2019il est bon d\u2019enlever l\u2019insecte \u00e0 la cuiller, avec un peu de liquide.<\/p>\n <\/p>\n
\n