{"id":1503,"date":"2016-01-18T00:03:39","date_gmt":"2016-01-17T22:03:39","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1503"},"modified":"2017-07-23T13:11:22","modified_gmt":"2017-07-23T10:11:22","slug":"01-18-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-18-03\/","title":{"rendered":"03. Effacement et \u00e9criture r\u00e9alis\u00e9s de mani\u00e8re incidente"},"content":{"rendered":"
Quand, sur un g\u00e2teau, on a \u00e9crit des lettres avec de la cr\u00e8me, des petits bonbons color\u00e9s ou autres ingr\u00e9dients de ce genre, il est interdit de trancher le g\u00e2teau l\u00e0 o\u00f9 se trouvent les lettres. De m\u00eame, si l\u2019on a dessin\u00e9, sur le g\u00e2teau, des formes dot\u00e9es d\u2019une signification, par exemple un arbre, ou une maison, il est interdit de trancher le g\u00e2teau l\u00e0 o\u00f9 se trouvent ces formes. Bien que le tranchage du g\u00e2teau se fasse pour un besoin alimentaire, c\u2019est un interdit rabbinique, motiv\u00e9 par le fait que les lettres et les formes signifiantes poss\u00e8dent une importance, et que, lorsqu\u2019on coupe le g\u00e2teau, il est parfaitement manifeste que ces lettres ou formes s\u2019effacent (Mordekhi, Rama 340, 3). En revanche, il est permis de couper entre les lettres\u00a0; bien que, ce faisant, on s\u00e9pare en plusieurs morceaux le mot \u00e9crit, l\u2019interdit d\u2019effacer n\u2019est pas constitu\u00e9, d\u00e8s lors que les lettres restent enti\u00e8res. Par cons\u00e9quent, si l\u2019on veut pr\u00e9parer un g\u00e2teau de ce genre pour Chabbat, on le pr\u00e9parera de fa\u00e7on qu\u2019il soit possible d\u2019en couper les tranches entre les lettres ou formes signifiantes. Apr\u00e8s cela, il sera permis de manger les tranches, bien qu\u2019en les mangeant on soit amen\u00e9 \u00e0 faire dispara\u00eetre les lettres\u00a0; en effet, puisque l\u2019occupation de la personne consiste alors \u00e0 manger, cela n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme le fait d\u2019effacer. En cas de n\u00e9cessit\u00e9 pressante, quand il n\u2019y a pas d\u2019autre possibilit\u00e9 de manger de ce g\u00e2teau, il sera permis de couper \u00e9galement dans les lettres et les formes.<\/p>\n
Lorsque des lettres ou des formes sont imprim\u00e9es dans la mati\u00e8re m\u00eame dont sont faits les g\u00e2teaux \u2013 comme on le voit par exemple sur les \u00ab\u00a0petits beurres\u00a0\u00bb, ou sur des carr\u00e9s de chocolats\u00a0 \u2013, il n\u2019est pas interdit de les trancher ou de les briser. En effet, ces lettres n\u2019ont pas d\u2019importance, si bien qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019interdit \u00e0 les effacer incidemment (Michna Beroura<\/em> 340, 15).<\/p>\n Selon certains, il est rabbiniquement interdit de se servir d\u2019un livre sur la tranche duquel sont \u00e9crites des lettres car, en ouvrant le livre, on d\u00e9sint\u00e8gre les lettres, tandis qu\u2019en le fermant on les fait exister de nouveau (Levouch<\/em>, Maguen Avraham<\/em>). En pratique, quand on ne dispose pas d\u2019autre livre, il est permis de se servir d\u2019un tel livre, car beaucoup d\u2019auteurs estiment que le fait de rapprocher l\u2019une de l\u2019autre les parties d\u2019une lettre n\u2019est pas consid\u00e9r\u00e9 comme un fait d\u2019\u00e9criture\u00a0; de m\u00eame, disent-ils, le fait d\u2019en \u00e9loigner les parties n\u2019est pas un fait d\u2019effacement. De plus, le livre est destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre ouvert et ferm\u00e9 constamment\u00a0; l\u2019ouvrir et le fermer ne sont donc m\u00eame pas consid\u00e9r\u00e9s comme un fait d\u2019\u00e9criture ou d\u2019effacement provisoire, si bien qu\u2019il n\u2019y a l\u00e0 aucun interdit (Rama, Tour\u00e9 Zahav<\/em>, Michna Beroura<\/em> 340, 16).<\/p>\n De l\u2019avis de certains d\u00e9cisionnaires, il est interdit d\u2019ouvrir des paquets alimentaires d\u2019une fa\u00e7on qui entra\u00eenerait le d\u00e9chirement de lettres ou de formes signifiantes. Ce n\u2019est que lorsqu\u2019il y a une chance que les lettres ou formes ne soient pas d\u00e9chir\u00e9es qu\u2019il sera permis d\u2019ouvrir de tels paquets le Chabbat (d\u2019apr\u00e8s le Tour\u00e9 Zahav<\/em>). D\u2019autres estiment qu\u2019il n\u2019y a l\u00e0 aucun interdit, car, en pratique, toutes les parties de ces lettres existent toujours, et elles n\u2019ont \u00e9t\u00e9 que s\u00e9par\u00e9es les unes des autres (d\u2019apr\u00e8s le Rama). A priori, il convient d\u2019\u00eatre rigoureux\u00a0; mais quand il n\u2019est pas possible de d\u00e9chirer le paquet sans d\u00e9chirer de lettres, on peut \u00eatre indulgent, dans la mesure o\u00f9 celui qui d\u00e9chire n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat dans l\u2019effacement des lettres, et que cet acte se fait sur le mode de la destruction (qilqoul<\/em>).<\/p>\n Il est permis de marcher sur un sol terreux en chaussures sur la semelle desquelles sont grav\u00e9es des lettres ou diff\u00e9rents dessins, bien que la marche les imprime sur le sol[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on a \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre sur sa main, on est autoris\u00e9 \u00e0 se laver la main et \u00e0 l\u2019essuyer, comme \u00e0 son habitude, car en g\u00e9n\u00e9ral il ne suffit pas de se laver et de s\u2019essuyer les mains une seule fois pour faire dispara\u00eetre des inscriptions \u00e0 l\u2019encre. N\u00e9anmoins, si l\u2019on a int\u00e9r\u00eat <\/em>\u00e0 l\u2019effacement des lettres, on prendra soin de se laver les mains et de se les essuyer doucement, afin de ne pas aider \u00e0 l\u2019effacement des lettres.<\/p>\n