{"id":1529,"date":"2016-01-19T00:08:21","date_gmt":"2016-01-18T22:08:21","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1529"},"modified":"2017-07-24T09:07:15","modified_gmt":"2017-07-24T06:07:15","slug":"01-19-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-19-08\/","title":{"rendered":"08. R\u00e8gles suppl\u00e9mentaires"},"content":{"rendered":"
Ce que les sages ont interdit, c\u2019est seulement de faire usage d\u2019un arbre ou de ce qui y ressemble, tel que des buissons dot\u00e9s de branches rigides, ou sur lesquels poussent des fruits durs, comme la courge\u00a0; mais ils n\u2019ont pas \u00e9tendu leur interdit aux herbes tendres. Il est donc permis de s\u2019asseoir sur du gazon, bien que, ce faisant, on d\u00e9place des brins d\u2019herbe.<\/p>\n
Quand un fruit est comestible, il est interdit d\u2019en respirer le parfum tandis qu\u2019il est encore attach\u00e9 \u00e0 l\u2019arbre, de peur d\u2019en venir \u00e0 le cueillir pour le manger. Mais il est permis de respirer le parfum de plantes<\/em> odorif\u00e9rantes \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame o\u00f9 elles poussent, puisque l\u2019on n\u2019a pas de raison de les d\u00e9tacher. En effet, rien n\u2019emp\u00eache de les sentir alors qu\u2019elles sont encore attach\u00e9es au sol. Toutefois, si l\u2019odeur \u00e9mane des branches<\/em> d\u2019un arbre ou d\u2019un arbuste, il est interdit de les tenir en main, car leur statut est semblable \u00e0 celui de l\u2019arbre, qu\u2019il est interdit de faire bouger. Mais si ces branches sont tendres, comme celles du myrte, il est permis de les prendre en main, et m\u00eame de les approcher de son visage afin de les bien sentir\u00a0; on fera attention, bien entendu, de ne pas les d\u00e9tacher[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il est permis de marcher sur l\u2019herbe, bien qu\u2019il soit possible que l\u2019on d\u00e9tache des brins d\u2019herbe, chemin faisant. En effet, le marcheur n\u2019a pas cette intention, et il n\u2019est pas non plus certain qu\u2019il d\u00e9tache des brins d\u2019herbe. Mais quand les herbes sont hautes, et qu\u2019il est certain que l\u2019on en d\u00e9tacherait en marchant, il est interdit de marcher dessus (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 336, 3, B\u00e9our Halakha<\/em> ad loc.).<\/p>\n De m\u00eame que nos sages ont interdit de faire usage d\u2019un arbre, de m\u00eame ont-ils interdit de monter sur une b\u00eate, de crainte que l\u2019on en vienne \u00e0 d\u00e9tacher une branche d\u2019arbre afin de s\u2019en servir pour conduire l\u2019animal. Ils interdisent aussi d\u2019extraire du miel d\u2019une ruche, car cela ressemble au fait de d\u00e9tacher une chose qui \u00e9tait attach\u00e9e (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 321, 13).<\/p>\n Il est permis d\u2019installer sa b\u00eate \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019herbages attach\u00e9s au sol afin qu\u2019elle en mange, et cela n\u2019est point contraire \u00e0 l\u2019interdit de \u00ab\u00a0moissonner\u00a0\u00bb. En effet, la b\u00eate mange pour son propre b\u00e9n\u00e9fice, et nous n\u2019avons pas l\u2019obligation de veiller \u00e0 ce qu\u2019elle respecte le Chabbat par elle-m\u00eame\u00a0; notre obligation r\u00e9side seulement dans le fait que l\u2019animal n\u2019effectue pas de travaux pour nous<\/em> (Chabbat <\/em>122a, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 324, 13).<\/p>\n