{"id":165,"date":"2016-01-17T04:00:56","date_gmt":"2016-01-17T02:00:56","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=165"},"modified":"2018-03-19T12:18:52","modified_gmt":"2018-03-19T10:18:52","slug":"05-17-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-17-04\/","title":{"rendered":"04. Habitants \u00ab\u00a0d\u2019un jour\u00a0\u00bb d\u2019une ville ouverte ou fortifi\u00e9e"},"content":{"rendered":"
Puisque Pourim a lieu le 14 dans les villes ouvertes, et le 15 \u00e0 J\u00e9rusalem (nous l\u2019avons vu, seule J\u00e9rusalem a, de nos jours, le statut de ville entour\u00e9e de murailles), de nombreuses questions se posent quant au cas de ceux qui se rendent, durant ces jours, d\u2019une ville ouverte \u00e0 J\u00e9rusalem ou de J\u00e9rusalem \u00e0 une ville ouverte\u00a0: quand doivent-ils f\u00eater Pourim\u00a0? Le principe est que l\u2019obligation d\u00e9pend du lieu o\u00f9 se trouve la personne pendant Pourim, et non du lieu o\u00f9 se trouve sa r\u00e9sidence fixe, tout au long de l\u2019ann\u00e9e. En effet, celui-l\u00e0 m\u00eame qui reste un seul jour dans une ville ouverte (parouz ben yomo<\/em>[b]<\/a><\/sup>) est appel\u00e9 \u00ab\u00a0habitant d\u2019une ville ouverte\u00a0\u00bb (parouz<\/em>). Le moment qui d\u00e9termine cela est le lever de l\u2019aube (\u2018alot hacha\u2019har<\/em>) du 14 dans les villes ouvertes, du 15 dans les villes entour\u00e9es de murailles, car c\u2019est \u00e0 ce moment que d\u00e9bute le temps de lecture de la M\u00e9guila du jour.<\/p>\n Un habitant de J\u00e9rusalem qui veut f\u00eater Pourim dans une ville ouverte, le 14, doit se rendre dans une ville ouverte le soir du 14 et y rester jusqu\u2019apr\u00e8s l\u2019aube\u00a0; par cela, de l\u2019avis de tous les d\u00e9cisionnaires, le statut d\u2019 \u00ab\u00a0habitant d\u2019une ville ouverte\u00a0\u00bb s\u2019appliquera \u00e0 lui. M\u00eame s\u2019il rentre \u00e0 J\u00e9rusalem avant d\u2019avoir eu le temps de lire la M\u00e9guila, l\u2019obligation ne lui en incombera pas moins\u00a0: il devra lire la M\u00e9guila le 14 \u00e0 J\u00e9rusalem, et nommer un mandataire, rest\u00e9 dans une ville ouverte, qui sera charg\u00e9 de faire des dons aux pauvres et d\u2019envoyer des cadeaux alimentaires de sa part. Mais s\u2019il se rend dans une ville ouverte le soir du 14, et qu\u2019il ait l\u2019intention de retourner \u00e0 J\u00e9rusalem avant l\u2019aube du 14, ou s\u2019il se rend dans cette ville ouverte dans la journ\u00e9e du 14, apr\u00e8s le lever de l\u2019aube, et qu\u2019il retourne ensuite \u00e0 J\u00e9rusalem, il garde le statut d\u2019habitant de J\u00e9rusalem. Car le moment qui d\u00e9termine le statut est l\u2019aube du 14.<\/p>\n Un habitant d\u2019une ville ouverte, qui a f\u00eat\u00e9 Pourim le 14, et qui voudrait f\u00eater \u00e9galement Pourim le 15 \u00e0 J\u00e9rusalem, devra se rendre \u00e0 J\u00e9rusalem dans la nuit du 15, et s\u2019y trouver jusqu\u2019apr\u00e8s l\u2019aube du 15\u00a0; par cela, il sera consid\u00e9r\u00e9 comme hi\u00e9rosolymitain, et devra accomplir toutes les mitsvot de Pourim, le 15 \u00e9galement. Il s\u2019efforcera d\u2019\u00e9couter les b\u00e9n\u00e9dictions de la M\u00e9guila prononc\u00e9es par une autre personne\u00a0; et s\u2019il fait la lecture pour lui-m\u00eame, il n\u2019en prononcera pas les b\u00e9n\u00e9dictions. En effet, certains auteurs estiment que, d\u00e8s lors que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 f\u00eat\u00e9 Pourim le 14, il n\u2019est plus besoin de marquer un jour suppl\u00e9mentaire de Pourim le lendemain (Roch). Et bien que la halakha, telle qu\u2019elle est finalement tranch\u00e9e, exige de f\u00eater \u00e9galement Pourim le 15, on tient compte, en mati\u00e8re de b\u00e9n\u00e9diction, de l\u2019opinion de ceux qui dispensent de ce second jour\u00a0; on ne r\u00e9cite donc pas la b\u00e9n\u00e9diction. On ne pourra pas non plus acquitter un hi\u00e9rosolymitain par sa lecture.<\/p>\n Dans le cas o\u00f9 l\u2019on se trouve \u00e0 J\u00e9rusalem du soir du 14 \u00e0 la journ\u00e9e du 15, on ne sera tenu de f\u00eater Pourim qu\u2019\u00e0 J\u00e9rusalem, et l\u2019on pourra, le 15, dire les b\u00e9n\u00e9dictions de la M\u00e9guila, d\u2019apr\u00e8s toutes les opinions.<\/p>\n Quand un habitant de J\u00e9rusalem s\u2019est rendu dans une ville ouverte le soir du 14, pr\u00e9voyant de rentrer \u00e0 J\u00e9rusalem avant l\u2019aube, mais qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9, et n\u2019a pas eu le temps de revenir avant l\u2019aube\u00a0: de nombreux d\u00e9cisionnaires estiment qu\u2019il ira selon son intention, et qu\u2019il sera dispens\u00e9 de f\u00eater le Pourim des villes ouvertes (Rif, Na\u2019hmanide)\u00a0; d\u2019autres pensent qu\u2019il ira selon la r\u00e9alit\u00e9 des faits, et qu\u2019il devra donc suivre les r\u00e8gles de Pourim des villes ouvertes (Maor, Ritva). De m\u00eame, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s quant au cas d\u2019un habitant d\u2019une ville ouverte, qui s\u2019est rendu \u00e0 J\u00e9rusalem dans la nuit du 15 dans l\u2019intention de revenir avant l\u2019aube, et qui, retard\u00e9, n\u2019a pu revenir \u00e0 temps. En pratique, dans les deux cas, on accomplira les mitsvot de Pourim sans r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions. Quand d\u2019autres facteurs de doute s\u2019ajouteront \u00e0 celui-l\u00e0, on demandera quelle conduite adopter \u00e0 un rabbin[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n