{"id":1744,"date":"2016-01-27T00:05:14","date_gmt":"2016-01-26T22:05:14","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1744"},"modified":"2017-07-26T08:57:08","modified_gmt":"2017-07-26T05:57:08","slug":"01-27-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-27-05\/","title":{"rendered":"05. S\u2019il faut s\u2019efforcer de changer le mode d\u2019ex\u00e9cution afin de minimiser la transgression"},"content":{"rendered":"
Quand on se livre \u00e0 la protection de la vie, le Chabbat, on se trouve face \u00e0 un grand dilemme\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, il est pr\u00e9f\u00e9rable, de prime abord, d\u2019ex\u00e9cuter les m\u00e9lakhot <\/em>n\u00e9cessaires en y a apportant un changement (chinou\u00ef<\/em>)\u00a0; en effet, toute m\u00e9lakha <\/em>accomplie de mani\u00e8re normale est interdite par la Torah, tandis que, s\u2019il y est apport\u00e9 un changement, l\u2019interdit n\u2019est que rabbinique (cf. ci-dessus, chap. 9 \u00a7 3). D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, nos sages ont dit\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui est empress\u00e9 est digne d\u2019\u00e9loge\u00a0\u00bb (Yoma<\/em> 84b, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 328, 2), de sorte qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable, \u00e0 cette fin, que celui qui porte secours \u00e0 son prochain ne soit contraint par aucune limitation, mais qu\u2019il agisse comme on en a l\u2019usage les jours de semaine. En effet, dans le cas contraire, la r\u00e9flexion sur les moyens de minimiser l\u2019accomplissement d\u2019interdits sabbatiques, et la tentative d\u2019accomplir la m\u00e9lakha<\/em> en y apportant un changement, seraient susceptibles d\u2019en retarder l\u2019ex\u00e9cution, en particulier si celui qui s\u2019occupe de porter secours avait l\u2019id\u00e9e d\u2019aller demander \u00e0 un rabbin comment limiter la transgression d\u2019interdits.<\/p>\n En pratique, le principe fondamental est le suivant\u00a0: le sauvetage doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 de la mani\u00e8re la meilleure et la plus rapide. Si la tentative d\u2019accomplir les m\u00e9lakhot<\/em> en les assortissant d\u2019un changement risque de retarder l\u2019aide \u00e0 apporter \u00e0 la personne en danger, il est pr\u00e9f\u00e9rable de r\u00e9aliser le travail n\u00e9cessaire au sauvetage de la mani\u00e8re normale, sans rechercher de changement. En effet, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte obligation, il est permis au sauveteur d\u2019accomplir les m\u00e9lakhot<\/em> de la mani\u00e8re normale, puisque la sauvegarde de la vie a priorit\u00e9 sur le Chabbat. Toutefois, quand il est certain que le changement\u00a0 n\u2019affectera en rien le secours port\u00e9 \u00e0 la personne en danger, il vaut mieux a priori op\u00e9rer ce changement. Aussi est-il bon que les m\u00e9decins et les infirmi\u00e8res qui sont amen\u00e9s \u00e0 soigner des personnes en danger apprennent les moyens de minimiser l\u2019accomplissement d\u2019interdits sabbatiques.<\/p>\n Une h\u00e9sitation comparable existe, s\u2019agissant des soins qu\u2019il est d\u2019usage de dispenser \u00e0 des malades en danger durant les jours de semaine, soins qui ne sont pas tous indispensables \u00e0 sauver le malade d\u2019une issue fatale. Dans la mesure o\u00f9 les personnels soignants ne savent pas ce qui est indispensable et ce qui ne l\u2019est pas, la directive qui leur est donn\u00e9e est de soigner le malade, le Chabbat, comme on le fait les jours de semaine. Toutefois, celui qui ma\u00eetrise bien l\u2019art m\u00e9dical et sait avec certitude que telle m\u00e9lakha<\/em> n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour sauver le malade, ou qu\u2019on peut la repousser \u00e0 l\u2019issue de Chabbat, s\u2019abstiendra d\u2019accomplir cette m\u00e9lakha<\/em> pendant Chabbat (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 328, 4). On donne, le Chabbat, les soins destin\u00e9s \u00e0 soulager la douleur, m\u00eame si l\u2019on sait que ces soins ne sont pas utiles au traitement de la maladie elle-m\u00eame, car, gr\u00e2ce \u00e0 la diminution de sa douleur, le malade aura davantage de force pour surmonter sa maladie[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n