{"id":1817,"date":"2016-01-30T00:01:15","date_gmt":"2016-01-29T22:01:15","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1817"},"modified":"2017-07-26T10:36:24","modified_gmt":"2017-07-26T07:36:24","slug":"01-30-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-30-01\/","title":{"rendered":"01. G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s sur les zones d\u2019habitation"},"content":{"rendered":"
Le besoin de vagabonder sur les routes et de voyager d\u2019endroit en endroit provient du manque qu\u2019\u00e9prouve l\u2019homme, qui ne trouve satisfaction ni subsistance l\u00e0 o\u00f9 il r\u00e9side, au point de se voir oblig\u00e9 d\u2019errer, et de sortir de son p\u00e9rim\u00e8tre. Cependant, le propos du Chabbat est que tout le peuple d\u2019Isra\u00ebl se repose de la fatigue et de l\u2019inqui\u00e9tude, qu\u2019il m\u00e9dite \u00e0 la perfection int\u00e9rieure de la cr\u00e9ation, qu\u2019il exprime sa reconnaissance envers Dieu, qui nous a choisis d\u2019entre tous les peuples et nous a donn\u00e9 sa Torah, et qu\u2019il se d\u00e9lecte en l\u2019Eternel et en sa bont\u00e9.<\/p>\n
C\u2019est \u00e0 cette fin que nos sages ont institu\u00e9 la notion de te\u2019houm <\/em>(secteur<\/em>, p\u00e9rim\u00e8tre<\/em>), zone d\u2019habitation dans laquelle il est permis de se promener durant Chabbat, et au-del\u00e0 de laquelle il est interdit d\u2019aller. Le te\u2019houm<\/em> de Chabbat est constitu\u00e9 de l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019homme a \u00e9lu domicile pendant Chabbat, auquel s\u2019ajoutent deux mille ama<\/em> dans chaque direction. Deux mille ama<\/em>, ce sont deux mille pas d\u2019un homme moyen, ce qui fait environ 912 m\u00e8tres[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si un homme passe Chabbat dans les champs, on consid\u00e8re que l\u2019endroit o\u00f9 il est install\u00e9 pendant Chabbat est de quatre amot <\/em>sur quatre, mesure \u00e9quivalente \u00e0 l\u2019espace que l\u2019on occupe lorsqu\u2019on s\u2019\u00e9tend sur le sol en d\u00e9ployant les bras et les jambes\u00a0; au-del\u00e0 de cette mesure, il lui sera permis de marcher deux mille ama<\/em> dans chaque direction[2]<\/a><\/sup>. Si l\u2019on passe Chabbat en ville, ou dans un village, tout le p\u00e9rim\u00e8tre de la ville ou du village est consid\u00e9r\u00e9 comme un seul et m\u00eame lieu, et l\u2019on y ajoute deux mille ama<\/em> au-del\u00e0 dudit lieu (cf. \u00a7 8).<\/p>\n Pour Ma\u00efmonide et le S\u00e9fer Mitsvot Gadol<\/em>, le fondement de l\u2019interdit de d\u00e9passer le p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique[a]<\/a><\/sup> est toranique<\/em>\u00a0; simplement, l\u2019interdit de la Torah porte sur le fait de d\u00e9passer de plus de douze milles (24\u00a0000 ama) le lieu o\u00f9 l\u2019on est \u00e9tabli pendant Chabbat, ce qui fait pr\u00e8s de onze km (10\u00a0944 m\u00e8tres), mesure correspondant \u00e0 la taille du camp d\u2019Isra\u00ebl dans le d\u00e9sert, ainsi qu\u2019il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Que chacun demeure o\u00f9 il est, que personne ne sorte de son endroit le septi\u00e8me jour\u00a0\u00bb (Ex 16, 29). Mais selon Na\u2019hmanide, le Roch, le Rachba et la majorit\u00e9 des Richonim, ce verset concerne l\u2019interdit de porter<\/em> un objet dans le domaine public, tandis que, s\u2019agissant de d\u00e9passer le p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique, l\u2019interdit n\u2019est que rabbinique, m\u00eame au-del\u00e0 de douze milles[3]<\/a><\/sup><\/p>\n Dans le cas o\u00f9 l\u2019on doit sortir, pendant Chabbat, au-del\u00e0 du te\u2019houm<\/em>, afin de se joindre \u00e0 un repas en l\u2019honneur d\u2019un mariage, ou pour \u00e9couter un cours, nos sages ont fix\u00e9 la proc\u00e9dure suivante\u00a0: on d\u00e9posera un \u2018\u00e9rouv te\u2019houmin<\/em> (\u00ab\u00a0jonction des zones\u00a0\u00bb)[b]<\/a><\/sup>, gr\u00e2ce \u00e0 quoi on prolongera son p\u00e9rim\u00e8tre dans la direction voulue (comme nous le verrons ci-apr\u00e8s, \u00a7 12-14).<\/p>\n Si l\u2019on sort du p\u00e9rim\u00e8tre sabbatique, on perd le b\u00e9n\u00e9fice dudit p\u00e9rim\u00e8tre\u00a0: il ne reste plus, pour marcher, que quatre amot <\/em>sur quatre (comme nous le verrons, \u00a7 11).<\/p>\n <\/p>\n [2]<\/a>. Selon le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 396, 1, la place occup\u00e9e par un homme est de 4 x 4 amot<\/em>, concept que nous rencontrons \u00e9galement dans les r\u00e8gles relatives au port d\u2019objets dans le domaine public ou dans le domaine de karmelit<\/em>. Selon le Rama, en mati\u00e8re de te\u2019houm<\/em>, certains d\u00e9cisionnaires estiment qu\u2019il faut en r\u00e9alit\u00e9 compter 4 amot<\/em> dans chaque direction, ce qui fait ensemble 8 x 8 amot<\/em>.<\/p>\n [a]<\/a>. Ce que l\u2019on appelle \u00ab\u00a0interdit de te\u2019houmin\u00a0<\/em>\u00bb (issour te\u2019houmin<\/em>, litt. \u00ab\u00a0interdit des zones\u00a0\u00bb), c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019interdit de d\u00e9passer son te\u2019houm<\/em>.<\/p>\n <\/p>\n
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