{"id":1970,"date":"2016-05-02T00:07:08","date_gmt":"2016-05-01T21:07:08","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=1970"},"modified":"2018-03-15T12:46:51","modified_gmt":"2018-03-15T10:46:51","slug":"05-02-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-02-07\/","title":{"rendered":"07. Si l\u2019on oublie de compter l\u2019un des jours"},"content":{"rendered":"
Les Richonim sont partag\u00e9s quant au fait de savoir si le compte de l\u2019omer<\/em> constitue une seule et longue mitsva, qui s\u2019\u00e9tend de la f\u00eate de Pessa\u2019h \u00e0 celle de Chavou\u2019ot, ou bien si, chaque jour, il existe une mitsva autonome de compter. Selon le Halakhot Guedolot<\/em>, le compte de l\u2019omer<\/em> est une seule et longue mitsva, comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Sept semaines, qui seront enti\u00e8res\u00a0\u00bb (Lv 23, 15). Par cons\u00e9quent, celui qui oublie de compter un jour, a manqu\u00e9 d\u2019accomplir la mitsva, et ne comptera plus les jours suivants. Mais selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, le compte de chaque jour constitue une mitsva en soi\u00a0; aussi, celui qui oublie de compter un jour n\u2019a manqu\u00e9 d\u2019accomplir que la mitsva de ce jour, et il devra, le lendemain, continuer de compter en r\u00e9citant la b\u00e9n\u00e9diction (Tossephot<\/em>, Roch, Ritva et d\u2019autres).<\/p>\n En pratique, la halakha est la suivante\u00a0: si l\u2019on a oubli\u00e9 de compter un jour, on doit continuer de compter les jours suivants, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019opinion de la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, qui estiment que chaque jour est autonome \u00e0 cet \u00e9gard. Simplement, on comptera sans b\u00e9n\u00e9diction, car nous prenons en consid\u00e9ration l\u2019opinion selon laquelle tout le compte de l\u2019omer<\/em> constitue une seule mitsva, de sorte que, d\u00e8s lors que l\u2019on a oubli\u00e9 un jour, on a perdu la mitsva\u00a0; pour ne pas entrer dans un cas douteux en pronon\u00e7ant une b\u00e9n\u00e9diction peut-\u00eatre vaine, on comptera donc, les jours suivants, sans r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 489, 8).<\/p>\n Toutefois, pour ne pas perdre enti\u00e8rement le m\u00e9rite de la b\u00e9n\u00e9diction, tous ceux qui ont oubli\u00e9 de compter l\u2019un des jours de l\u2019omer<\/em> devront former l\u2019intention de s\u2019acquitter de l\u2019obligation de la b\u00e9n\u00e9diction par le biais de l\u2019\u00e9coute de celle-ci, r\u00e9cit\u00e9e par l\u2019officiant[6]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Cette r\u00e8gle illustre la tension accompagnant le compte de l\u2019omer<\/em>, car quiconque oublie un jour disjoint, dans une certaine mesure, la cha\u00eene reliant Pessa\u2019h \u00e0 Chavou\u2019ot, et perd le b\u00e9n\u00e9fice de la b\u00e9n\u00e9diction. Il est en effet grandement n\u00e9cessaire de relier Pessa\u2019h, qui exprime l\u2019identit\u00e9 nationale du peuple juif, identit\u00e9 sainte, \u00e0 Chavou\u2019ot o\u00f9 nous avons re\u00e7u la Torah\u00a0: il ne saurait y avoir de Torah sans Isra\u00ebl, ni d\u2019Isra\u00ebl sans Torah.<\/p>\n