{"id":2046,"date":"2016-02-17T02:00:17","date_gmt":"2016-02-17T00:00:17","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2046"},"modified":"2017-08-10T13:21:21","modified_gmt":"2017-08-10T10:21:21","slug":"02-17-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-17-02\/","title":{"rendered":"02 \u2013 Avancer de trois pas avant de prier"},"content":{"rendered":"
Nous avons coutume d\u2019avancer de trois pas avant de r\u00e9citer la \u2018Amida, afin d\u2019exprimer notre volont\u00e9 de nous rapprocher de Dieu et de nous tenir devant Lui (Rama 95, 1). Celui qui se tient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019endroit pr\u00e9vu pour dire la \u2018Amida n\u2019a pas besoin, \u00e0 l\u2019approche de celle-ci, de faire trois pas en arri\u00e8re pour revenir en avant. Du reste, par le fait m\u00eame de venir \u00e0 la synagogue, on se rapproche d\u00e9j\u00e0 de la pri\u00e8re, et l\u2019on parcourt \u00e0 cette fin plus de trois pas (Elya Rabba<\/em>). D\u2019autres disent que, m\u00eame si l\u2019on s\u2019est d\u00e9j\u00e0 rendu \u00e0 son lieu de pri\u00e8re, il est souhaitable, \u00e0 l\u2019approche de la \u2018Amida, de revenir en arri\u00e8re et de parcourir de nouveau trois pas en avant, pour gagner l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on prononce la \u2018Amida (Ben Ich \u2018Ha\u00ef<\/em>, Bechala\u2019h <\/em>3\u00a0; Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 95, 7). Le mieux \u00e0 faire est de marquer une petite interruption entre les pas en arri\u00e8re et les pas en avant, afin de ne pas para\u00eetre aller et venir. Aussi, lorsqu\u2019on arrive au passage Tehilot la-E.l E-lion<\/em> (\u00ab\u00a0Louanges au Dieu supr\u00eame \u00bb), on fait trois pas en arri\u00e8re, puis, quand on s\u2019appr\u00eate \u00e0 conclure la b\u00e9n\u00e9diction Gaal Isra\u00ebl<\/em> (\u00ab\u00a0qui d\u00e9livras Isra\u00ebl\u00a0\u00bb), on fait trois pas en avant. De m\u00eame, aux offices de Min\u2019ha et d\u2019Arvit, d\u00e8s le d\u00e9but du Qaddich qui pr\u00e9c\u00e8de la \u2018Amida, on fera trois pas en arri\u00e8re, puis, juste avant de commencer la \u2018Amida, on avancera de trois pas (coutume du Maharil, Michna Beroura<\/em> 95, 3).<\/p>\n Afin de ne pas marquer d\u2019interruption entre la mention de la D\u00e9livrance et la \u2018Amida, on a soin de faire ses trois pas en avant alors que l\u2019on n\u2019a pas encore termin\u00e9 de dire la b\u00e9n\u00e9diction Gaal Isra\u00ebl<\/em>, afin qu\u2019imm\u00e9diatement apr\u00e8s la conclusion de celle-ci, on se tienne d\u00e9j\u00e0 au lieu de sa pri\u00e8re et que l\u2019on commence \u00e0 dire Ado-na\u00ef, sefata\u00ef tifta\u2019h<\/em> (\u00ab\u00a0Eternel, ouvre mes l\u00e8vres\u00a0\u00bb), verset par lequel d\u00e9bute la \u2018Amida[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Avant la \u2018Amida, le fid\u00e8le doit \u00e9loigner de son esprit toutes les choses susceptibles de perturber sa concentration. Si l\u2019on est enrhum\u00e9, on se mouchera avant la \u2018Amida, afin de ne pas avoir \u00e0 se moucher au cours de celle-ci. Si l\u2019on a une mucosit\u00e9 dans la gorge, susceptible d\u2019\u00eatre g\u00eanante, on l\u2019expulsera avant de prier, afin qu\u2019elle ne nous perturbe pas (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 92, 3\u00a0; cf. chap. 6). Si l\u2019on a besoin de se moucher au cours de la \u2018Amida, on le fera de la fa\u00e7on la plus discr\u00e8te. Celui qui est contraint de b\u00e2iller durant la \u2018Amida posera la main sur sa bouche. Car celui qui se tient en pri\u00e8re doit \u00eatre tr\u00e8s attentif \u00e0 l\u2019honneur du Ciel, et tout ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme impoli en pr\u00e9sence de son prochain est interdit au moment de la \u2018Amida (cf. Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 97, 1-2).<\/p>\n