{"id":2054,"date":"2016-02-17T06:00:50","date_gmt":"2016-02-17T04:00:50","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2054"},"modified":"2017-08-10T15:18:54","modified_gmt":"2017-08-10T12:18:54","slug":"02-17-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-17-06\/","title":{"rendered":"06 \u2013 Les prosternations durant la \u2018Amida"},"content":{"rendered":"
En cinq endroits de la \u2018Amida, les sages prescrivent de se prosterner\u00a0: au d\u00e9but et \u00e0 la fin de la b\u00e9n\u00e9diction des patriarches (Birkat avot<\/em>, premi\u00e8re des dix-neuf b\u00e9n\u00e9dictions),\u00a0 au d\u00e9but et \u00e0 la fin de la b\u00e9n\u00e9diction de la reconnaissance (Modim<\/em>, dix-huiti\u00e8me b\u00e9n\u00e9diction), ainsi qu\u2019\u00e0 la fin de la \u2018Amida, lorsque l\u2019on recule de trois pas. Les sages ont prescrit de se prosterner lors de ces deux b\u00e9n\u00e9dictions, car ce sont les deux plus importantes, et il faut s\u2019efforcer de se concentrer davantage quand on les r\u00e9cite (cf. Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 101, 1\u00a0; Michna Beroura<\/em> 3). Si un fid\u00e8le se prosterne au d\u00e9but ou \u00e0 la fin de quelque autre b\u00e9n\u00e9diction, on lui enseigne qu\u2019il ne faut pas le faire, afin qu\u2019il ne se d\u00e9tourne pas du d\u00e9cret des sages, et afin qu\u2019il ne paraisse pas s\u2019enorgueillir en se prenant pour plus juste que les autres. En revanche, au milieu des b\u00e9n\u00e9dictions, il est permis de se prosterner (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 113, 1\u00a0; Michna Beroura<\/em> 2)[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Dans la premi\u00e8re b\u00e9n\u00e9diction, on se prosterne sur les mots Baroukh Ata<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu\u00a0\u00bb), et l\u2019on se redresse en disant Ado-na\u00ef<\/em> (\u00ab\u00a0Eternel\u00a0\u00bb). Dans Modim<\/em>, on se prosterne sur les mots Modim ana\u2019hnou lakh<\/em> (\u00ab\u00a0Nous reconnaissons devant Toi\u00a0\u00bb), et l\u2019on se redresse en disant Ado-na\u00ef<\/em> (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 113, 7\u00a0; Michna Beroura<\/em> 12. Sur la prosternation \u00e0 la fin de la \u2018Amida, voir\u00a0\u00a7 13).<\/p>\n On se prosterne \u00ab\u00a0jusqu\u2019\u00e0 ce que toutes les vert\u00e8bres de la colonne soient saillantes\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire que les vert\u00e8bres fassent saillie sur le dos. On incline la t\u00eate et le dos, jusqu\u2019\u00e0 ce que la face arrive \u00e0 une hauteur interm\u00e9diaire entre le c\u0153ur et les hanches\u00a0; mais on n\u2019incline pas la t\u00eate jusqu\u2019au niveau de la ceinture, car cela para\u00eetrait pr\u00e9somptueux. Une personne \u00e2g\u00e9e, un malade, \u00e0 qui il est difficile de se pencher, incline la t\u00eate selon ses possibilit\u00e9s (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 113, 5). On doit se pencher rapidement, afin de montrer son d\u00e9sir de se prosterner devant l\u2019Eternel b\u00e9ni soit-Il\u00a0; quand on se redresse, on doit le faire lentement, comme une personne qui souhaiterait prolonger sa prosternation devant Dieu (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 113, 6).<\/p>\n Il y a deux coutumes quant \u00e0 la fa\u00e7on de se prosterner\u00a0: selon la coutume ashk\u00e9naze, au moment o\u00f9 l\u2019on dit Baroukh<\/em>, on plie les genoux\u00a0; lorsqu\u2019on dit Ata<\/em>, on se courbe jusqu\u2019\u00e0 ce que les vert\u00e8bres fassent saillie[a]<\/a><\/sup>. Dans la formule initiale de Modim<\/em>, o\u00f9 l\u2019on ne dit pas Baroukh<\/em>, on se courbe imm\u00e9diatement, sans plier pr\u00e9alablement les genoux (Michna Beroura<\/em> 113, 12\u00a0; cf. Qitsour Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 18, 1).<\/p>\n Les S\u00e9farades, se fondant sur Rabbi Isaac Louria, ont l\u2019usage de se prosterner en deux temps\u00a0: on courbe d\u2019abord le corps (sans plier les genoux), puis la t\u00eate\u00a0; de m\u00eame, quand on se redresse\u00a0: on redresse d\u2019abord le corps, puis la t\u00eate (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 113, 21).<\/p>\n