{"id":2082,"date":"2016-02-17T20:00:22","date_gmt":"2016-02-17T18:00:22","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2082"},"modified":"2017-08-13T12:35:05","modified_gmt":"2017-08-13T09:35:05","slug":"02-17-20","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-17-20\/","title":{"rendered":"20 \u2013 Lorsqu\u2019on termine sa \u2018Amida"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on termine la lecture de la \u2018Amida, et que derri\u00e8re soi se tienne un autre fid\u00e8le qui, lui, n\u2019a pas achev\u00e9 sa \u2018Amida\u00a0; si cet autre fid\u00e8le se trouve \u00e0 une distance de quatre amot <\/em>additionn\u00e9es de trois pas \u2013 de telle fa\u00e7on que, si l\u2019on reculait de trois pas, on n\u2019entrerait pas \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ses quatre amot<\/em> \u2013, on recule de trois pas. Mais si l\u2019autre fid\u00e8le est plus proche, on ne recule pas avant qu\u2019il ait achev\u00e9 sa \u2018Amida. M\u00eame si le fid\u00e8le qui se trouve derri\u00e8re soi a commenc\u00e9 \u00e0 prier plus tard, et qu\u2019il prie lentement, il reste interdit de marcher dans ses quatre amot<\/em>. Simplement, comme nous l\u2019avons vu, les A\u2019haronim divergent quant \u00e0 l\u2019\u00e9tendue de l\u2019interdit.<\/p>\n En effet, selon le Maguen Avraham<\/em>, m\u00eame si l\u2019autre fid\u00e8le ne se tient pas juste derri\u00e8re soi, il faut attendre que celui-ci ach\u00e8ve sa pri\u00e8re, d\u00e8s lors que les pas que l\u2019on serait amen\u00e9 \u00e0 faire s\u2019inscrivent dans un rayon de quatre amot<\/em> en avant de ce fid\u00e8le. Selon le Elya Rabba<\/em>, ce n\u2019est que si l\u2019on se tient v\u00e9ritablement devant<\/em> l\u2019autre fid\u00e8le qu\u2019il est interdit de reculer de trois pas devant lui. En revanche, si le fid\u00e8le qui se trouve derri\u00e8re soi n\u2019est pas v\u00e9ritablement plac\u00e9 sur la m\u00eame ligne, il est permis de reculer de trois pas. A priori, il est bon d\u2019adopter la conduite du Maguen Avraham<\/em>, mais en cas de n\u00e9cessit\u00e9, on peut \u00eatre indulgent et suivre l\u2019avis du Elya Rabba <\/em>(Michna Beroura <\/em>102, 18-19). En cas de n\u00e9cessit\u00e9 imp\u00e9rieuse, m\u00eame si un fid\u00e8le se trouve v\u00e9ritablement derri\u00e8re soi, on peut reculer en diagonale. En effet, certains d\u00e9cisionnaires expliquent que, selon le Elya Rabba<\/em>, reculer est chose permise tant que, ce faisant, on ne se rapproche pas du fid\u00e8le en pri\u00e8re (propos rapport\u00e9s au nom du \u2018Hazon Ich<\/em> par l\u2019ouvrage Arba Amot chel tephila<\/em>, p. 50, 363\u00a0; cf. Ich\u00e9 Isra\u00ebl<\/em> 29, 7 et 32, note 73).<\/p>\n En cas de n\u00e9cessit\u00e9, on peut \u00e9galement \u00eatre indulgent lorsque, entre le fid\u00e8le en pri\u00e8re et soi-m\u00eame, se trouve une cloison haute d\u2019au-moins dix tefa\u2019him<\/em> (80 cm), et large d\u2019au moins quatre tefa\u2019him <\/em>(32 cm). Ceux qui veulent \u00eatre indulgents peuvent consid\u00e9rer les grands si\u00e8ges fixes que l\u2019on trouve dans les synagogues comme constituant une cloison, dans la mesure o\u00f9 leur hauteur est d\u2019au moins dix tefa\u2019him<\/em>[19]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on ne peut reculer, en raison de la pr\u00e9sence d\u2019un fid\u00e8le en pri\u00e8re derri\u00e8re soi, on est autoris\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre amen, Baroukh Hou ouvaroukh Ch\u00e9mo <\/em>(\u00ab\u00a0b\u00e9ni soit-Il et b\u00e9ni soit Son nom\u00a0\u00bb), et \u00e0 r\u00e9citer toutes les autres parties de la pri\u00e8re, bien que l\u2019on n\u2019ait pas encore pris enti\u00e8rement cong\u00e9 de sa \u2018Amida. Si l\u2019assembl\u00e9e en est arriv\u00e9e aux supplications (Ta\u2019hanounim<\/em>, cf. chap. 21), on est autoris\u00e9 \u00e0 s\u2019asseoir pour prononcer la partie qui se dit assis, \u00e0 condition de ne pas s\u2019asseoir v\u00e9ritablement devant l\u2019autre fid\u00e8le (voir note 15)\u00a0; ensuite, on se rel\u00e8vera, et lorsque le fid\u00e8le plac\u00e9 derri\u00e8re soi aura termin\u00e9 sa \u2018Amida, on reculera de trois pas et l\u2019on dira Oss\u00e9 Chalom<\/em>\u2026\u00a0 (\u00ab\u00a0Celui qui fait r\u00e9gner la paix dans ses cieux\u2026\u00a0\u00bb) (Michna Beroura<\/em> 122, 4\u00a0; voir aussi 104, 9. Voir ci-dessus \u00a7 13).<\/p>\n
\nSi, entre le fid\u00e8le en pri\u00e8re et soi-m\u00eame, se tient un tiers qui a, lui, achev\u00e9 sa \u2018Amida, on est autoris\u00e9 \u00e0 reculer, car celui qui a achev\u00e9 sa \u2018Amida constitue une s\u00e9paration entre le fid\u00e8le en pri\u00e8re et soi-m\u00eame, bien que celui qui fait ainsi \u00e9cran n\u2019a pas encore recul\u00e9 lui-m\u00eame de trois pas.<\/p>\n