{"id":2153,"date":"2016-02-15T00:12:45","date_gmt":"2016-02-14T22:12:45","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2153"},"modified":"2017-08-13T11:57:33","modified_gmt":"2017-08-13T08:57:33","slug":"02-15-12","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-15-12\/","title":{"rendered":"12 \u2013 Les deux cent quarante-huit mots"},"content":{"rendered":"
La Torah donne vie et gu\u00e9rison au monde et \u00e0 l\u2019homme\u00a0; et particuli\u00e8rement la r\u00e9citation du Ch\u00e9ma, o\u00f9 sont inclus les fondements de la foi et de l\u2019observance des mitsvot.\u00a0 Nos sages enseignent que le Ch\u00e9ma comprend deux cent quarante-huit mots\u00a0; de m\u00eame, le corps de l\u2019homme comprend deux cent quarante-huit membres\u00a0; et lorsqu\u2019un homme lit le Ch\u00e9ma correctement, chaque membre de son corps se relie au mot correspondant et gu\u00e9rit par son biais. Cependant, en pratique, les trois paragraphes du Ch\u00e9ma ne contiennent que deux cent quarante-cinq mots. Aussi, pour atteindre le nombre de deux cent quarante-huit, l\u2019officiant dit, \u00e0 la fin de la lecture du Ch\u00e9ma, les trois mots Ado-na\u00ef \u00c9lo-h\u00e9khem \u00c9met<\/em> (\u00ab\u00a0L\u2019Eternel votre Dieu est v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb). Par cela, on obtient le nombre de deux cent quarante-huit mots (Zohar \u2018Hadach<\/em> sur Ruth 95, 1).<\/p>\n Si l\u2019on prie seul, ces trois mots sont manquants. Plusieurs usages ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s pour en compl\u00e9ter le nombre. Selon la coutume ashk\u00e9naze, on dit, avant de r\u00e9citer le Ch\u00e9ma, les trois mots E-l M\u00e9lekh n\u00e9\u00e9man<\/em> (\u00ab\u00a0Dieu est le Roi fid\u00e8le\u00a0\u00bb). D\u2019apr\u00e8s le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, on se concentrera sur les quinze lettres vav <\/em>qui introduisent les premiers mots de la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9yatsiv<\/em>\u00a0(\u00ab\u00a0v\u00e9<\/em><\/strong>-yatsiv v\u00e9<\/strong>-nakhon v\u00e9<\/strong>-qayam v\u00e9<\/strong>-yachar<\/em> etc.\u00a0\u00bb\u00a0: ces paroles sont \u00ab\u00a0vraies et<\/strong> stables et<\/strong> justes et<\/strong> bien \u00e9tablies et<\/strong> droites etc.\u00a0\u00bb). Ces lettres font en effet allusion \u00e0 trois noms saints, et viennent donc remplacer les trois mots manquants (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> et Rama 61, 3).<\/p>\n Selon la coutume en usage chez la majorit\u00e9 des S\u00e9farades, celui qui prie seul ajoutera lui-m\u00eame les trois mots manquants, et r\u00e9p\u00e9tera donc \u00e0 la place de l\u2019officiant Ado-na\u00ef \u00c9lo-h\u00e9khem \u00c9met<\/em>[g]<\/a><\/sup>. Bien qu\u2019il soit certain que cette r\u00e9p\u00e9tition individuelle n\u2019a pas l\u2019importance de la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019officiant, il y a n\u00e9anmoins en cela une certaine valeur de remplacement. Et m\u00eame celui qui, au sein du minyan, termine la r\u00e9citation du Ch\u00e9ma apr\u00e8s que l\u2019officiant a r\u00e9cit\u00e9 Ado-na\u00ef \u00c9lo-h\u00e9khem \u00c9met<\/em>, r\u00e9p\u00e9tera \u00e9galement ces m\u00eames mots, Ado-na\u00ef \u00c9lo-h\u00e9khem \u00c9met<\/em>, afin de compl\u00e9ter par lui-m\u00eame le nombre de mots requis (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 61, 15-16)[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Les usages divergent encore quant \u00e0 la mani\u00e8re dont l\u2019officiant (ainsi que, selon le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em>, le fid\u00e8le) doit ajouter ces trois mots. En effet, si l\u2019on fait suivre imm\u00e9diatement le dernier verset du Ch\u00e9ma \u2013 qui s\u2019ach\u00e8ve par les mots Ani Hachem Eloq\u00e9khem<\/em> \u2013 du mot Emet<\/em>, il s\u2019ensuit que nous obtenons la s\u00e9quence de mots suivante : Ani Hachem Eloq\u00e9khem, Emet, Hachem Eloq\u00e9khem Emet<\/em>, si bien que ce ne sont plus deux-cent quarante-huit mots, mais deux-cent quarante-neuf qui sont dits au total. Pour le Assara Maamarot<\/em> et le Gaon de Vilna, l\u2019officiant ne devra dire, comme fin du Ch\u00e9ma, que les mots Ani Hachem Eloq\u00e9khem<\/em>, puis prononcer Hachem Eloq\u00e9khem Emet<\/em>. Pour le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> et le Peri M\u00e9gadim<\/em>, en revanche, d\u00e8s la fin de la r\u00e9citation du Ch\u00e9ma, l\u2019officiant ajoute Emet<\/em>, afin qu\u2019il n\u2019y ait pas de s\u00e9paration entre les mots Eloq\u00e9khem<\/em> et Emet<\/em>. Quant \u00e0 l\u2019autre mention d\u2019Emet<\/em>, elle n\u2019entre pas dans le compte des mots ajout\u00e9s au Ch\u00e9ma, car elle appartient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction qui suit imm\u00e9diatement le Ch\u00e9ma : Emet v\u00e9yatsiv<\/em>. Tel est l\u2019usage ashk\u00e9naze. L\u2019usage s\u00e9farade veut que l\u2019officiant dise \u00e0 voix haute la fin du Ch\u00e9ma lui-m\u00eame, Ani Hachem Eloq\u00e9khem<\/em>, et que les fid\u00e8les ajoutent \u00e0 sa suite le mot Emet <\/em>\u00e0 haute voix, tandis que l\u2019officiant dit lui-m\u00eame Emet<\/em> \u00e0 voix basse. Alors, l\u2019officiant dit les mots Hachem Eloq\u00e9khem Emet<\/em> \u00e0 haute voix (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 61, 12).<\/p>\n Selon le \u2018Hessed Laalafim<\/em>, l\u2019usage s\u00e9farade, selon lequel les fid\u00e8les disent \u00c9met<\/em> \u00e0 voix haute \u00e0 la suite de l\u2019officiant, n\u2019a cours que lorsque les fid\u00e8les ach\u00e8vent la lecture du Ch\u00e9ma avec l\u2019officiant. En revanche, si l\u2019on ach\u00e8ve sa lecture avant l\u2019officiant, on doit dire \u00c9met<\/em> \u00e0 part soi, afin de ne pas marquer d\u2019interruption entre Eloq\u00e9khem<\/em> et \u00c9met.<\/em> D\u00e8s lors, on ne r\u00e9p\u00e9tera pas \u00c9met<\/em> \u00e0 la suite de l\u2019officiant. Selon le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 61, 12, lorsque les fid\u00e8les auront achev\u00e9 leur lecture du Ch\u00e9ma avant l\u2019officiant, ils ne diront pas \u00c9met<\/em>, mais attendront que l’officiant termine sa lecture, et r\u00e9pondront \u00c9met<\/em> \u00e0 sa suite.<\/p>\n Pour l\u2019office du soir (Arvit)<\/strong> : dans le cas o\u00f9 l\u2019on n\u2019a pas entendu l\u2019officiant [par exemple, si l\u2019on arrive en retard au minyan, apr\u00e8s que le \u2018hazan a dit \u00c9met<\/em>], le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> est d\u2019avis que l\u2019on doit ajouter soi-m\u00eame les mots Hachem Eloq\u00e9khem \u00c9met<\/em> \u00e0 la fin de sa lecture du Ch\u00e9ma. Selon l’usage ashk\u00e9naze, ou bien on dira avant la lecture du Ch\u00e9ma les mots El M\u00e9lekh n\u00e9\u00e9man<\/em> (\u00ab\u00a0Dieu est le Roi fid\u00e8le\u00a0\u00bb), ou bien on pensera, en r\u00e9citant le passage \u00c9met v\u00e9\u00e9mouna <\/em>qui suit le Ch\u00e9ma, aux lettres du T\u00e9tragramme [de la fa\u00e7on d\u00e9crite par le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 61, 3 et expliqu\u00e9e par le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 18]\u00a0 (Michna Beroura<\/em> 12). Selon le Maamar Mordekha\u00ef<\/em>, il n\u2019est pas tellement n\u00e9cessaire d\u2019atteindre le nombre de deux cent quarante-huit mots le soir car, selon la Gu\u00e9mara, il n\u2019est pas formellement obligatoire de r\u00e9citer le troisi\u00e8me paragraphe du Ch\u00e9ma le soir.<\/p>\n Les femmes<\/strong> sont traditionnellement consid\u00e9r\u00e9es comme poss\u00e9dant deux cent cinquante-deux membres, mais sont par ailleurs dispens\u00e9es de la lecture du Ch\u00e9ma. Toutefois, selon le Min\u2019hat El\u00e9azar<\/em>, celle qui veut lire le Ch\u00e9ma dira, avant sa lecture, les mots El M\u00e9lekh n\u00e9\u00e9man<\/em> afin d\u2019atteindre le nombre de deux cent quarante-huit mots. Pour le Ch\u00e9\u00e9rit Yossef<\/em>, celle qui prie seule dira, en plus des mots El M\u00e9lekh N\u00e9\u00e9man<\/em>, les mots Hachem Eloq\u00e9khem \u00c9met<\/em> en suivant l\u2019usage s\u00e9farade (c\u2019est-\u00e0-dire une premi\u00e8re fois le mot \u00c9met<\/em> imm\u00e9diatement apr\u00e8s le dernier verset du Ch\u00e9ma, puis les mots Hachem Eloq\u00e9khem \u00c9met<\/em>). De cette fa\u00e7on, si l\u2019on ajoute la seconde mention du mot \u00c9met<\/em>, on obtient au total le nombre de deux cent cinquante-deux mots.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" La Torah donne vie et gu\u00e9rison au monde et \u00e0 l\u2019homme\u00a0; et particuli\u00e8rement la r\u00e9citation du Ch\u00e9ma, o\u00f9 sont inclus les fondements de la foi et de l\u2019observance des mitsvot.\u00a0 Nos sages enseignent que le Ch\u00e9ma comprend deux cent quarante-huit mots\u00a0; de m\u00eame, le corps de l\u2019homme comprend deux cent quarante-huit membres\u00a0; et lorsqu\u2019un homme […]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[122],"tags":[],"class_list":["post-2153","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-15"],"yoast_head":"\n
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\n[10]<\/a>. Il est vrai que les A\u2019haronim divergent \u00e0 ce sujet : d\u2019apr\u00e8s le Mahari Ayach, le Chaar\u00e9 T\u00e9chouva<\/em> et de nombreux autres auteurs, d\u00e8s lors que l\u2019on a entendu l\u2019officiant dire Hachem Eloq\u00e9khem Emet<\/em>, et m\u00eame si l\u2019on n\u2019a pas encore achev\u00e9 la lecture du Ch\u00e9ma, ces trois mots s\u2019ajoutent \u00e0 ceux du Ch\u00e9ma pour former le compte de deux cent quarante-huit mots. Tel est l\u2019usage ashk\u00e9naze, \u00e9galement observ\u00e9 par une partie des S\u00e9farades (comme l\u2019explique le Chaar\u00e9 T\u00e9phila<\/em>). Cependant, selon le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 16, suivant les kavanot<\/em> de Rabbi Isaac Louria, la r\u00e9citation de ces trois mots doit se faire dans l\u2019ordre. Par cons\u00e9quent, si l\u2019on a entendu l\u2019officiant r\u00e9citer ces mots avant d\u2019avoir soi-m\u00eame achev\u00e9 la lecture du Ch\u00e9ma, on devra r\u00e9p\u00e9ter soi-m\u00eame Hachem Eloq\u00e9khem Emet<\/em>.<\/p>\n