{"id":2190,"date":"2016-02-18T00:08:16","date_gmt":"2016-02-17T22:08:16","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2190"},"modified":"2017-08-13T13:12:01","modified_gmt":"2017-08-13T10:12:01","slug":"02-18-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-18-08\/","title":{"rendered":"08 \u2013 Proc\u00e9dure de remplacement d\u2019une \u2018Amida que l\u2019on aurait oubli\u00e9e"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on a oubli\u00e9, ou encore si l\u2019on a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de r\u00e9citer l\u2019une des trois pri\u00e8res quotidiennes, on doit la remplacer, \u00e0 la suite de la prochaine pri\u00e8re. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de dire la pri\u00e8re de Cha\u2019harit, on remplacera la \u2018Amida omise, en r\u00e9citant une seconde \u2018Amida \u00e0 la suite de l\u2019office de Min\u2019ha. On fera d\u2019abord la pri\u00e8re de Min\u2019ha puis, apr\u00e8s le dernier Qaddich, on dira une seconde \u2018Amida \u00e0 titre de remplacement (Tachloumin<\/em>) pour celle de Cha\u2019harit. Si l\u2019on pr\u00e9f\u00e8re, on peut r\u00e9citer la seconde \u2018Amida en m\u00eame temps que la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019officiant, mais on devra alors avoir soin de marquer, entre la premi\u00e8re \u2018Amida et la seconde, une pause correspondant au moins au temps n\u00e9cessaire pour parcourir quatre amot <\/em>(environ deux m\u00e8tres).<\/p>\n Si l\u2019on a oubli\u00e9 de r\u00e9citer la pri\u00e8re de Min\u2019ha, on la remplacera \u00e0 la suite de l\u2019office d\u2019Arvit\u00a0: apr\u00e8s le dernier Qaddich, on r\u00e9p\u00e9tera la \u2018Amida, \u00e0 titre de remplacement pour celle de Min\u2019ha. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de dire la pri\u00e8re d\u2019Arvit, on remplacera la \u2018Amida \u00e0 la suite de la pri\u00e8re de Cha\u2019harit\u00a0: on pourra r\u00e9citer la \u2018Amida de remplacement, soit simultan\u00e9ment avec la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019officiant, soit apr\u00e8s le dernier Qaddich de l\u2019office[9]<\/a><\/sup>[h]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on a oubli\u00e9 de r\u00e9citer la \u2018Amida de Tachloumin<\/em> apr\u00e8s la \u2018Amida principale, on peut, a posteriori, la r\u00e9citer tant que le d\u00e9lai de r\u00e9citation de la \u2018Amida principale n\u2019est pas expir\u00e9. Ainsi, si l\u2019on a oubli\u00e9 ou \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de r\u00e9citer la pri\u00e8re de Min\u2019ha, et que l\u2019on n\u2019a pas r\u00e9par\u00e9 cette omission imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019office d\u2019Arvit, on peut a posteriori r\u00e9citer la \u2018Amida de Tachloumin<\/em> jusqu\u2019au milieu de la nuit (\u2018Hatsot<\/em>), qui est le terme a priori de la pri\u00e8re d\u2019Arvit. Certains permettent m\u00eame, a posteriori, de r\u00e9parer son omission jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aube (\u2018amoud hacha\u2019har<\/em>). Si l\u2019on a manqu\u00e9 de r\u00e9parer l\u2019omission de la \u2018Amida d\u2019Arvit imm\u00e9diatement apr\u00e8s avoir fait la pri\u00e8re de Cha\u2019harit, on peut, a posteriori, r\u00e9citer la \u2018Amida de remplacement jusqu\u2019\u00e0 la fin de la quatri\u00e8me heure solaire. Si l\u2019on a manqu\u00e9 de r\u00e9parer l\u2019omission de la \u2018Amida de Cha\u2019harit imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019office de Min\u2019ha, on peut, a posteriori, r\u00e9citer la \u2018Amida de remplacement jusqu\u2019au coucher du soleil (cf. Michna Beroura<\/em> 108, 15\u00a0; Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 11). On n\u2019attendra cependant pas le dernier moment avant le terme, mais on dira la \u2018Amida de remplacement d\u00e8s que l\u2019on se sera aper\u00e7u qu\u2019on ne l\u2019a pas encore r\u00e9cit\u00e9e, cela afin de ne pas prolonger davantage l\u2019interruption entre la \u2018Amida principale et la \u2018Amida de Tachloumin<\/em>. Et m\u00eame si l\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 manger, on interrompra son repas pour prier, d\u00e8s que l\u2019on s\u2019apercevra que l\u2019on doit r\u00e9citer la \u2018Amida de Tachloumin<\/em> (Michna Beroura<\/em> 108, 10).<\/p>\n Il faut avoir soin de r\u00e9citer la \u2018Amida de Tachloumin <\/em>seulement apr\u00e8s<\/em> la \u2018Amida principale du pr\u00e9sent office. Si l\u2019on a eu pour intention de dire la premi\u00e8re \u2018Amida \u00e0 titre de Tachloumin<\/em>, et la seconde \u00e0 titre de pri\u00e8re principale, on n\u2019est pas quitte, par la premi\u00e8re, de son obligation de Tachloumin<\/em>. Par cons\u00e9quent, on devra r\u00e9citer une troisi\u00e8me \u2018Amida, \u00e0 titre de Tachloumin<\/em>. Par exemple\u00a0: si l\u2019on a oubli\u00e9 de dire la pri\u00e8re de Min\u2019ha le jour de Chabbat, et qu\u2019\u00e0 l\u2019issue de Chabbat, durant l\u2019office d\u2019Arvit, on ait volontairement omis d\u2019inclure dans sa premi\u00e8re \u2018Amida le texte additionnel de s\u00e9paration entre le Chabbat et la semaine (Ata \u2018honantanou<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Tu nous as gratifi\u00e9s\u2026\u00a0\u00bb), en raison du fait que l\u2019on a pens\u00e9 que cette \u2018Amida \u00e9tait dite \u00e0 titre de Tachloumin pour Min\u2019ha<\/em>, incluant par ailleurs ce texte additionnel dans la seconde \u2018Amida, on devra r\u00e9p\u00e9ter la \u2018Amida de remplacement pour Min\u2019ha. En revanche, si l\u2019on a simplement oubli\u00e9 de dire Ata \u2018honantanou<\/em> dans la premi\u00e8re \u2018Amida, que l\u2019on s\u2019en est souvenu dans la seconde et que l\u2019on y a inclus ce texte, on est quitte, d\u00e8s lors que l\u2019on a eu l\u2019intention, dans la premi\u00e8re, de dire la \u2018Amida d\u2019Arvit<\/em>, et dans la seconde, de dire la \u2018Amida de Tachloumin<\/em>[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Lorsque le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 108, 2 \u00e9crit que la \u2018Amida de Tachloumin<\/em> venant remplacer celle d\u2019Arvit doit se dire \u00ab\u00a0apr\u00e8s la \u2018Amida de Cha\u2019harit\u00a0\u00bb, il semble que cette disposition concerne pr\u00e9cis\u00e9ment le particulier lorsqu\u2019il prie seul. En revanche, si l\u2019on prie au sein de l\u2019assembl\u00e9e, il est pr\u00e9f\u00e9rable de r\u00e9citer la seconde \u2018Amida simultan\u00e9ment avec la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019officiant, ou encore apr\u00e8s le dernier Qaddich. En effet, si l\u2019on disait la seconde \u2018Amida apr\u00e8s la fin de la r\u00e9p\u00e9tition, il s\u2019ensuivrait que l\u2019on ne pourrait r\u00e9pondre \u00e0 un certain nombre de Qaddich, ni \u00e0 la Q\u00e9doucha<\/em> qui se dit dans Ouva l\u00e9-Tsion<\/em> (cf. chap. 23 \u00a7 2). Toutefois, Ich\u00e9 Isra\u00ebl<\/em> 30, 6 comprend le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> litt\u00e9ralement, m\u00eame pour une pri\u00e8re publique. Voir Yalqout Yossef<\/em> I p. 222 s.<\/p>\n [h]<\/a>. La seconde \u2018Amida, dite \u00e0 titre de Tachloumin<\/em>, suit le mod\u00e8le de la premi\u00e8re, dite \u00e0 titre principal (voir \u00a7 10). Si l\u2019on a oubli\u00e9, ou encore si l\u2019on a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9 de r\u00e9citer l\u2019une des trois pri\u00e8res quotidiennes, on doit la remplacer, \u00e0 la suite de la prochaine pri\u00e8re. Si l\u2019on a oubli\u00e9 de dire la pri\u00e8re de Cha\u2019harit, on remplacera la \u2018Amida omise, en r\u00e9citant une seconde \u2018Amida \u00e0 la suite de l\u2019office de […]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[127],"tags":[],"class_list":["post-2190","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-18b"],"yoast_head":"\n
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\n[10]<\/a>. Selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, tout d\u00e9pend de la kavana <\/em>(l\u2019intention) (Michna Beroura<\/em> 108, 28, contrairement au Taz<\/em>). [Du point de vue factuel, les m\u00eames textes ont \u00e9t\u00e9 dits, dans les deux cas, dans le m\u00eame ordre. Seule l\u2019intention associ\u00e9e \u00e0 la r\u00e9citation a pour effet de rendre juridiquement valide ou non la pri\u00e8re prononc\u00e9e.] Le Maguen Avraham<\/em> et le Taz<\/em> h\u00e9sitent, dans le cas o\u00f9\u00a0: a) l\u2019intention aurait consist\u00e9 \u00e0 faire une premi\u00e8re \u2018Amida \u00e0 titre de Tachloumin<\/em> et une seconde \u00e0 titre principal\u00a0; b) mais o\u00f9 aucun texte tel qu\u2019Ata \u2018honantanou<\/em> ne marquerait de diff\u00e9rence visible entre les deux r\u00e9citations. Peut-\u00eatre, dans un tel cas, n\u2019y aurait-il pas besoin, selon ces auteurs, de refaire sa \u2018Amida de Tachloumin<\/em>. Toutefois, l\u2019opinion du Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> et de la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires est que l\u2019on doit en effet refaire la \u2018Amida de Tachloumin<\/em>, et telle est la r\u00e8gle. Il est bon, n\u00e9anmoins, d\u2019\u00e9mettre int\u00e9rieurement la condition selon laquelle, si jamais on n\u2019avait pas r\u00e9ellement besoin de refaire cette \u2018Amida de Tachloumin<\/em>, la \u2018Amida que l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 dire aurait valeur de pri\u00e8re additionnelle volontaire (n\u00e9dava<\/em>) (Michna Beroura<\/em> 108, 7\u00a0; Yalqout Yossef<\/em> I p. 214).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"