{"id":2257,"date":"2016-02-21T00:08:12","date_gmt":"2016-02-20T22:08:12","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2257"},"modified":"2017-08-14T11:37:00","modified_gmt":"2017-08-14T08:37:00","slug":"02-21-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-21-08\/","title":{"rendered":"08 \u2013 Cas du jeune mari\u00e9, de ceux qui c\u00e9l\u00e8brent une circoncision, et autres cas de r\u00e9jouissance"},"content":{"rendered":"
On ne dit par les Ta\u2019hanounim<\/em> quand, au sein du minyan, prient des personnes qui c\u00e9l\u00e8brent une r\u00e9jouissance (sim\u2019ha<\/em>). On ne r\u00e9cite donc pas les Ta\u2019hanounim<\/em> quand, au sein du minyan, se trouve un jeune mari\u00e9<\/strong> (\u2018hatan<\/em>) dans les sept premiers jours de son mariage (les sept jours de festin). En revanche, aux offices de Cha\u2019harit ou de Min\u2019ha qui pr\u00e9c\u00e8dent le mariage, on r\u00e9cite les Ta\u2019hanounim<\/em>. Mais si l\u2019office de Min\u2019ha pr\u00e9c\u00e8de imm\u00e9diatement la c\u00e9r\u00e9monie de mariage, et se tient dans la salle m\u00eame o\u00f9 est pr\u00e9vue celle-ci, on ne dit pas les Ta\u2019hanounim<\/em>[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n De m\u00eame, on ne dit pas les Ta\u2019hanounim<\/em> quand, au sein du minyan, prie l\u2019une des personnes qui c\u00e9l\u00e8brent une circoncision <\/strong>(baal\u00e9 habrit<\/em>). Les baal\u00e9 habrit<\/em> sont\u00a0: le p\u00e8re du b\u00e9b\u00e9, le circonciseur (mohel<\/em>) et le sandaq<\/em> (celui qui tient le b\u00e9b\u00e9 pendant la circoncision). La dispense s\u2019\u00e9tend du matin au repas (s\u00e9ouda<\/em>) offert \u00e0 cette occasion\u00a0: si l\u2019on organise la circoncision le matin, on ne dit pas les Ta\u2019hanounim<\/em> \u00e0 l\u2019office de Cha\u2019harit. Et si la circoncision a lieu apr\u00e8s l\u2019office de Min\u2019ha, on a l\u2019usage de ne r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em> ni \u00e0 Cha\u2019harit, ni \u00e0 Min\u2019ha (Michna Beroura<\/em> 131, 22\u00a0; voir Pisq\u00e9 Techouva<\/em> 19).<\/p>\n On s\u2019abstient de dire les Ta\u2019hanounim<\/em> non seulement quand, au sein du minyan, se trouve l\u2019un des baal\u00e9 habrit<\/em>, mais encore dans la synagogue<\/strong> o\u00f9 est organis\u00e9e la circoncision. Mais si, dans le m\u00eame \u00e9difice, se trouvent plusieurs salles de pri\u00e8re, ce n\u2019est que dans la salle o\u00f9 est organis\u00e9e la circoncision que l\u2019on s\u2019abstient de dire les Ta\u2019hanounim<\/em>[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Bar mitsva<\/strong>\u00a0: de nombreuses communaut\u00e9s ont pris l\u2019usage de ne pas r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim <\/em>quand, au sein du minyan, prie un jeune homme qui, ce m\u00eame jour, est arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge des mitsvot\u00a0; d\u2019autres ont l\u2019usage de r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em>.<\/p>\n Pidion haben<\/em><\/strong> (rachat du premier-n\u00e9)\u00a0: nombreux sont ceux qui ont l\u2019usage de ne pas r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em> lors d\u2019un office au sein duquel prie le p\u00e8re de l\u2019enfant. D\u2019autres ont l\u2019usage de les r\u00e9citer.<\/p>\n De m\u00eame, lors d\u2019un office qui pr\u00e9c\u00e8de ou suit imm\u00e9diatement la c\u00e9r\u00e9monie de cl\u00f4ture de l\u2019\u00e9tude d\u2019un trait\u00e9 talmudique<\/strong> (siyoum<\/em>), ou la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019intronisation d\u2019un rouleau de la Torah <\/strong>(hakhnassat s\u00e9fer-Torah<\/em>), nombreux sont ceux qui ont coutume de ne pas dire les supplications, mais d\u2019autres ont coutume de les dire[10]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Comme nous l\u2019avons vu, si l\u2019on doute de devoir ou non r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em>, il est souhaitable de ne pas les dire (voir note 1).<\/p>\n Les jours de hiloula<\/em> (anniversaires du d\u00e9c\u00e8s) de grands ma\u00eetres et de tsaddiqim<\/em>[j]<\/a><\/sup>, l\u2019opinion d\u2019une nette majorit\u00e9 de d\u00e9cisionnaires est que l\u2019on doit r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em>, et tel est bien l\u2019usage. Les d\u00e9cisionnaires \u2018hassidiques pensent que les adeptes de la voie d\u2019un tsaddiq<\/em> d\u00e9fini, qui pendant toute l\u2019ann\u00e9e \u00e9tudient son enseignement, ne disent pas les Ta\u2019hanounim<\/em> le jour de sa hiloula<\/em>, quand un repas est organis\u00e9 ce m\u00eame jour \u00e0 sa m\u00e9moire. Mais les jours de hiloula<\/em> d\u2019autres tsaddiqim<\/em>, ils doivent dire les supplications[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Le huiti\u00e8me jour<\/strong>, et tant que sept jours de vingt-quatre heures ne sont pas r\u00e9volus depuis l\u2019heure du mariage, on ne dit pas les Ta\u2019hanounim<\/em>. C\u2019est ce qu\u2019\u00e9crivent le Michna Beroura<\/em> 131, 26, Ch\u00e9\u00e9rit Yossef<\/em> III p. 132, Pisq\u00e9 Techouva<\/em> 22. Certes, pour ce qui concerne les sept b\u00e9n\u00e9dictions (Cheva berakhot<\/em>), on va d\u2019apr\u00e8s les jours (et non les heures), et si l\u2019on s\u2019est mari\u00e9 avant le coucher du soleil, le premier des sept jours jour se termine au coucher du soleil. En effet, pour les sept b\u00e9n\u00e9dictions, nous appliquons le principe selon lequel \u00ab\u00a0en mati\u00e8re de b\u00e9n\u00e9diction, en cas de doute, on est indulgent\u00a0\u00bb [si bien que l\u2019on s\u2019abstient de dire une b\u00e9n\u00e9diction en cas de doute]\u00a0; tandis qu\u2019en mati\u00e8re de Ta\u2019hanounim<\/em>, on fixe sept jours entiers \u00e0 l\u2019heure pr\u00e8s.<\/p>\n [9]<\/a>. M\u00eame si la circoncision a lieu l\u2019apr\u00e8s-midi, on s\u2019abstient de r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim<\/em> \u00e0 Cha\u2019harit. Et m\u00eame quand, dans la m\u00eame salle, se succ\u00e8dent plusieurs offices de Cha\u2019harit, on s\u2019abstient de dire les Ta\u2019hanounim<\/em> \u00e0 chacun de ces offices. (Certains avaient l\u2019usage, les jours o\u00f9 l\u2019on c\u00e9l\u00e9brait une circoncision, de s\u2019abstenir de r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim <\/em>dans toute la localit\u00e9 o\u00f9 la circoncision avait lieu). Si la circoncision a lieu le matin, certains ont l\u2019usage de dire les Ta\u2019hanounim<\/em> \u00e0 Min\u2019ha (Pisq\u00e9 Techouva <\/em>17, 103), et d\u2019autres ont l\u2019usage de ne pas les dire (Ch\u00e9\u00e9rit Yossef<\/em> III 131, 30). On ne dit par les Ta\u2019hanounim quand, au sein du minyan, prient des personnes qui c\u00e9l\u00e8brent une r\u00e9jouissance (sim\u2019ha). On ne r\u00e9cite donc pas les Ta\u2019hanounim quand, au sein du minyan, se trouve un jeune mari\u00e9 (\u2018hatan) dans les sept premiers jours de son mariage (les sept jours de festin). En revanche, aux offices de […]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[130],"tags":[],"class_list":["post-2257","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-21"],"yoast_head":"\n
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\n[10]<\/a>. Voir les sources pr\u00e9sent\u00e9es dans Pisq\u00e9 Techouva<\/em> 131, 24. On peut poser pour principe que, dans tous les cas de doute mentionn\u00e9s ici, les personnes qui prient suivant le rituel s\u00e9farade ou sfard<\/em>-\u2018hassidique ont tendance \u00e0 ne pas dire les Ta\u2019hanounim<\/em>, tandis que ceux qui suivent le rituel ashk\u00e9naze ont davantage tendance \u00e0 les dire, comme l\u2019\u00e9crit par exemple le Ich\u00e9 Isra\u00ebl<\/em> 25, 26 en mati\u00e8re de Pidion haben<\/em>.
\n[j]<\/a>. Tsaddiq<\/em>, pl. tsaddiqim<\/em>: juste. Ma\u00eetre r\u00e9put\u00e9 pour sa pi\u00e9t\u00e9, sa saintet\u00e9, son \u00e9rudition, sa b\u00e9n\u00e9diction, parfois ses miracles. Sp\u00e9cialement\u00a0: ma\u00eetre de la tradition \u2018hassidique (= Rabbi ou Admor<\/em>).
\n[11]<\/a>. De nombreux d\u00e9cisionnaires ont fait grand bruit de l\u2019usage des \u2018Hassidim consistant \u00e0 ne pas r\u00e9citer les Ta\u2019hanounim <\/em>les jours anniversaires du d\u00e9c\u00e8s de grands d\u2019Isra\u00ebl. Le Rav Moch\u00e9 Feinstein et le Yabia\u2019 Omer<\/em> 3, 11 ont donn\u00e9 pour directive, dans le cas o\u00f9 l\u2019on prierait au sein d\u2019un minyan suivant cette voie, de dire malgr\u00e9 cela les Ta\u2019hanounim<\/em>, sans craindre de sembler pr\u00e9somptueux aux yeux des fid\u00e8les, ni de transgresser l\u2019interdit de lo titgodedou<\/em> (\u00ab\u00a0Ne vous s\u00e9parez pas en petits clans\u00a0\u00bb). Selon le Beit Baroukh<\/em> 32, 191, il vaut mieux ne pas se s\u00e9parer de l\u2019usage de la communaut\u00e9 au sein de laquelle on prie. Pour ce qui concerne les instructions des d\u00e9cisionnaires \u2018hassidiques, voir Pisq\u00e9 Techouva<\/em> 131, 24.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"