{"id":2263,"date":"2016-02-22T00:02:40","date_gmt":"2016-02-21T22:02:40","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2263"},"modified":"2017-08-15T09:22:52","modified_gmt":"2017-08-15T06:22:52","slug":"02-22-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-22-02\/","title":{"rendered":"02 \u2013 Le rouleau de la Torah"},"content":{"rendered":"
La lecture de la Torah doit se faire dans un rouleau (s\u00e9fer-Torah<\/em>) valide\u00a0; c\u2019est-\u00e0-dire un rouleau \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre, sur parchemin, avec l\u2019intention de servir Dieu, comme l\u2019a \u00e9t\u00e9 le premier s\u00e9fer-Torah, \u00e9crit par Mo\u00efse notre ma\u00eetre sous la dict\u00e9e divine. M\u00eame une communaut\u00e9 qui consacre des temps fixes \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la Torah doit retrouver au moins tous les trois jours le s\u00e9fer-Torah original, tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 Mo\u00efse sur le mont Sina\u00ef. S\u2019il n\u2019y a pas de minyan, on ne peut accomplir la mitsva de lecture de la Torah, car celle-ci fait partie de la cat\u00e9gorie des Devarim ch\u00e9biqdoucha<\/em>\u00a0 (paroles de saintet\u00e9, requ\u00e9rant un quorum de dix hommes). Pour pouvoir accomplir cette mitsva, il faut que dix hommes juifs soient r\u00e9unis, car alors, la Pr\u00e9sence divine r\u00e9side sur l\u2019assembl\u00e9e.<\/p>\n S\u2019il manque ne serait-ce qu\u2019une lettre au rouleau de la Torah, celui-ci est enti\u00e8rement d\u00e9fectueux, et l\u2019on ne peut accomplir par lui la mitsva de lecture de la Torah. Cette r\u00e8gle met en \u00e9vidence le caract\u00e8re particulier de la Torah\u00a0: celle-ci consiste en une doctrine divine, unifi\u00e9e et compl\u00e8te, laquelle se refl\u00e8te dans l\u2019ensemble de ses parties, dans tous ses commandements, directives et lettres. S\u2019il manquait une seule lettre \u00e0 la Torah, cela constituerait \u00e0 soi seul une atteinte \u00e0 l\u2019enti\u00e8re perfection de la Torah divine.<\/p>\n Certes, de l\u2019avis de certains Richonim, on peut, a posteriori, proc\u00e9der \u00e0 la lecture avec un rouleau d\u00e9fectueux (responsum de Ma\u00efmonide aux sages de Narbonne\u00a0; Mordekha\u00ef). Mais en pratique, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires pensent que l\u2019on n\u2019accomplit la mitsva de lecture de la Torah qu\u2019avec un rouleau valide\u00a0; et telle est la halakha (Rachba, Roch, Michn\u00e9 Torah<\/em>, Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 143, 3).<\/p>\n Si, au milieu de la lecture publique, il s\u2019av\u00e8re qu\u2019une lettre est d\u00e9fectueuse, rendant invalide le rouleau de la Torah, on sort de l\u2019arche sainte un autre rouleau, et l\u2019on y continue la lecture, en reprenant celle-ci \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 de lire dans le premier rouleau. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on ne poursuit pas la lecture dans le premier rouleau car, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, il est interdit de lire dans un rouleau d\u00e9fectueux. De l\u2019autre, on n\u2019oblige pas l\u2019assembl\u00e9e \u00e0 reprendre la lecture depuis le d\u00e9but de la p\u00e9ricope (paracha<\/em>)\u00a0; en effet, a posteriori, on s\u2019appuie sur les d\u00e9cisionnaires selon lesquels on s\u2019acquitte de son obligation, m\u00eame quand on lit dans un rouleau d\u00e9fectueux[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Si l\u2019on trouve un d\u00e9faut dans une lettre, et qu\u2019il n\u2019est pas certain, juridiquement, que ce d\u00e9faut invalide le rouleau de la Torah, on continuera \u00e0 lire dans ce m\u00eame rouleau. Il y a en effet deux raisons d\u2019\u00eatre indulgent\u00a0: premi\u00e8rement, il se peut que le rouleau soit valide\u00a0; deuxi\u00e8mement, m\u00eame si le d\u00e9faut a un effet invalidant, nous avons d\u00e9j\u00e0 vu que, selon certains avis, on peut a posteriori proc\u00e9der \u00e0 la lecture dans un rouleau invalide. Apr\u00e8s la lecture, on se h\u00e2tera de corriger le rouleau.<\/p>\n