{"id":2269,"date":"2016-02-22T00:05:13","date_gmt":"2016-02-21T22:05:13","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2269"},"modified":"2017-08-15T09:49:56","modified_gmt":"2017-08-15T06:49:56","slug":"02-22-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-22-05\/","title":{"rendered":"05 \u2013 Le lecteur"},"content":{"rendered":"
On fait la lecture de la Torah en respectant ses t\u00e9amim<\/em>[d]<\/a><\/sup>, c\u2019est-\u00e0-dire en chantant la m\u00e9lodie qui souligne la signification de ce qu\u2019on lit. Or puisque ces signes musicaux ne sont pas not\u00e9s sur le manuscrit du rouleau de la Torah, le lecteur doit les apprendre par c\u0153ur. Si, parmi l\u2019assistance, personne n\u2019a appris \u00e0 lire le texte avec ses t\u00e9amim<\/em>, l\u2019un des fid\u00e8les pourra regarder dans un Pentateuque, dans lequel les t\u00e9amim<\/em> sont imprim\u00e9s, et souffler la m\u00e9lodie au lecteur, de fa\u00e7on que ce dernier puisse lire la Torah avec sa m\u00e9lodie (Michna Beroura<\/em> 142, 8). Et si personne ne peut proc\u00e9der \u00e0 la lecture en respectant les t\u00e9amim<\/em>, on peut, a posteriori, s\u2019acquitter de l\u2019obligation de lire la Torah sans chanter sa m\u00e9lodie (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 142, 2).<\/p>\n Il faut \u00eatre pr\u00e9cis dans la lecture de la Torah. Si le lecteur se trompe dans la lecture d\u2019un mot, de fa\u00e7on telle que le sens du mot en est modifi\u00e9, il doit relire ce mot comme il convient. Pour une erreur qui ne modifie pas le sens du mot, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de se reprendre[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Jadis, il \u00e9tait d\u2019usage que chaque appel\u00e9 l\u00fbt lui-m\u00eame sa mont\u00e9e\u00a0; pour cela, chacun pr\u00e9parait la lecture de la Torah, ou bien encore l\u2019administrateur programmait \u00e0 l\u2019avance l\u2019ordre des mont\u00e9es, et faisait savoir \u00e0 chaque appel\u00e9 quelle mont\u00e9e leur \u00e9choyait, afin qu\u2019ils pussent pr\u00e9parer celle-ci. Cela reste l\u2019usage des Juifs originaires du Y\u00e9men.<\/p>\n Cependant, d\u00e8s l\u2019\u00e9poque des Richonim, dans la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s, on a pris l\u2019usage de nommer un lecteur (baal-qria<\/em>), qui lit la Torah pour tous. L\u2019appel\u00e9 prononce la b\u00e9n\u00e9diction sur la lecture, avant et apr\u00e8s celle-ci, et le lecteur lit la Torah pour le compte de l\u2019appel\u00e9. Cela, afin de ne pas vexer ceux qui ne savent pas lire la Torah (comme le dit le Ran), et \u00e9galement afin de ne pas vexer ceux qui croient savoir, mais qui en r\u00e9alit\u00e9 ne lisent pas convenablement\u00a0: si l\u2019administrateur s\u2019abstenait pour cette raison de les appeler \u00e0 la Torah, ils en seraient affect\u00e9s (comme le dit le Roch). (cf. Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 139, 1-2\u00a0; Pnin\u00e9 Halakha<\/em>, Liqoutim<\/em>, Qriat Hatorah<\/em>).<\/p>\n Si l\u2019on s\u2019est tromp\u00e9 dans un mot, et que l\u2019on ait continu\u00e9 quelque peu sa lecture, on doit revenir au d\u00e9but du verset, afin de r\u00e9parer l\u2019erreur, de fa\u00e7on telle que la lecture soit compr\u00e9hensible. De l\u00e0, on poursuivra la lecture dans l\u2019ordre. Si l\u2019erreur a eu lieu lors de la mont\u00e9e du premier appel\u00e9,\u00a0 et que l\u2019on ne s\u2019en aper\u00e7oive qu\u2019au moment de la mont\u00e9e du troisi\u00e8me, on doit, selon la d\u00e9cision du Michna<\/em> Beroura <\/em>(B\u00e9our Halakha<\/em> 142 \u05de\u05d7\u05d6\u05d9\u05e8\u05d9\u05df), reprendre au d\u00e9but du verset o\u00f9 l\u2019erreur s\u2019est produite, dans l\u2019ordre, jusqu\u2019\u00e0 la fin de la troisi\u00e8me mont\u00e9e. Si c\u2019est apr\u00e8s avoir termin\u00e9 toute la lecture de la sidra<\/em> que l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit de l\u2019erreur, on revient au verset o\u00f9 l\u2019erreur s\u2019est produite, et l\u2019on r\u00e9cite, avec lui, trois versets. On ne dira pas la b\u00e9n\u00e9diction sur cette lecture additionnelle, car, selon certains avis, on est quitte, a posteriori, m\u00eame quand des erreurs se sont ins\u00e9r\u00e9es dans la lecture. Cf. \u00e9dition h\u00e9bra\u00efque de Pnin\u00e9 Halakha<\/em>, Liqoutim<\/em>, Qriat Hatorah<\/em> \u00a7 13-14.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" On fait la lecture de la Torah en respectant ses t\u00e9amim[d], c\u2019est-\u00e0-dire en chantant la m\u00e9lodie qui souligne la signification de ce qu\u2019on lit. Or puisque ces signes musicaux ne sont pas not\u00e9s sur le manuscrit du rouleau de la Torah, le lecteur doit les apprendre par c\u0153ur. Si, parmi l\u2019assistance, personne n\u2019a appris \u00e0 […]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[131],"tags":[],"class_list":["post-2269","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-22"],"yoast_head":"\n
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\n[2]<\/a>. Si l\u2019on a omis un mot, on doit se reprendre, m\u00eame si le sens du passage n\u2019en est pas chang\u00e9. Si l\u2019on a omis une lettre d\u2019un mot, sans que le sens en ait \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 \u2013 par exemple si l\u2019on a dit Haron<\/em> au lieu d\u2019Aharon <\/em>\u2013, les avis sont partag\u00e9s\u00a0: selon le Michna Beroura<\/em> 142, 4, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de se reprendre, mais pour le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 142, 2, il faut se reprendre.<\/p>\n