{"id":2353,"date":"2016-05-07T00:06:42","date_gmt":"2016-05-06T21:06:42","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2353"},"modified":"2018-03-18T10:56:35","modified_gmt":"2018-03-18T08:56:35","slug":"05-07-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-07-06\/","title":{"rendered":"06. Si l\u2019on a oubli\u00e9 que c\u2019\u00e9tait jour de je\u00fbne"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on a oubli\u00e9 que c\u2019\u00e9tait jour de je\u00fbne, et que l\u2019on ait mang\u00e9, on devra reprendre le je\u00fbne d\u00e8s qu\u2019on s\u2019en aper\u00e7oit. En effet, ces jours ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s par nos sages pour y je\u00fbner en souvenir des malheurs qui, \u00e0 ces dates, ont frapp\u00e9 notre peuple. M\u00eame si l\u2019on a mang\u00e9 ou bu une quantit\u00e9 suffisante pour qu\u2019il soit consid\u00e9r\u00e9 qu\u2019on a rompu le je\u00fbne, et que, en cons\u00e9quence, on ne puisse plus r\u00e9citer le passage propre aux je\u00fbnes \u2013 \u2018An\u00e9nou<\/em> \u2013 dans la \u2018Amida (comme nous le verrons au \u00a7 10), l\u2019interdit de manger et de boire ne continue pas moins de s\u2019appliquer\u00a0; et le fait d\u2019avoir commis une faute n\u2019autorise pas \u00e0 commettre des fautes suppl\u00e9mentaires (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 567, 1). Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire, en revanche, de je\u00fbner un autre jour en compensation du je\u00fbne rompu, car l\u2019obligation du je\u00fbne nous incombe pr\u00e9cis\u00e9ment les jours d\u00e9sign\u00e9s par nos sages pour y je\u00fbner. Certaines personnes, il est vrai, ont l\u2019usage, en un tel cas, de prendre sur elles d\u2019observer un je\u00fbne suppl\u00e9mentaire, afin d\u2019expier le fait d\u2019avoir mang\u00e9 pendant un jour de je\u00fbne\u00a0; mais ce n\u2019est pas une obligation (Michna Beroura<\/em> 568, 8). Il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019expier cette faute en ajoutant \u00e0 la mitsva de bienfaisance (ts\u00e9daqa<\/em>) et \u00e0 son \u00e9tude de Torah.<\/p>\n Si, oubliant que c\u2019\u00e9tait jour de je\u00fbne, on a prononc\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9hakol nihya bidvaro<\/em> sur un verre d\u2019eau, puis que l\u2019on se soit souvenu soudain du je\u00fbne, les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s sur la conduite \u00e0 tenir. Selon certains, l\u2019interdit de prononcer une b\u00e9n\u00e9diction vaine est de rang toranique, tandis que l\u2019interdit de boire, les jours de je\u00fbne (autres que Kipour), est de rang rabbinique. Aussi est-il pr\u00e9f\u00e9rable de boire un peu de cette eau\u00a0: de cette fa\u00e7on, on se pr\u00e9servera de l\u2019interdit d\u2019une b\u00e9n\u00e9diction vaine. D\u2019autres estiment que, puisque la majorit\u00e9 des Richonim consid\u00e8rent la b\u00e9n\u00e9diction vaine comme un interdit rabbinique, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas boire du tout. De plus, on ne saurait r\u00e9parer une faute par le biais d\u2019une autre faute. C\u2019est, \u00e0 ce qu\u2019il semble, la conduite \u00e0 tenir[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n