{"id":2359,"date":"2016-05-07T00:09:55","date_gmt":"2016-05-06T21:09:55","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2359"},"modified":"2018-03-18T10:57:53","modified_gmt":"2018-03-18T08:57:53","slug":"05-07-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-07-09\/","title":{"rendered":"09. Mineurs, nouveaux mari\u00e9s et soldats"},"content":{"rendered":"
Les mineurs, qui ne sont pas encore parvenus \u00e0 l\u2019\u00e2ge des mitsvot, sont dispens\u00e9s des je\u00fbnes institu\u00e9s par nos sages. Ceux-ci n\u2019ont d\u2019ailleurs pas \u00e9dict\u00e9 d\u2019obligation pour les parents d\u2019\u00e9duquer leurs petits enfants aux je\u00fbnes, en les faisant je\u00fbner quelques heures durant ces jours. C\u2019est seulement \u00e0 l\u2019\u00e9gard du jour de Kipour, lequel est une mitsva toranique, que les sages font obligation d\u2019\u00e9duquer les enfants au je\u00fbne avant qu\u2019ils ne parviennent \u00e0 l\u2019\u00e2ge des mitsvot. En revanche, pour les je\u00fbnes d\u2019institution rabbinique, les sages n\u2019obligent pas \u00e0 y \u00e9duquer les enfants. Malgr\u00e9 cela, nombreux sont ceux qui ont l\u2019usage de les \u00e9duquer au je\u00fbne, pendant quelques heures, suivant leur force\u00a0; mais ils ne je\u00fbneront pas toute la journ\u00e9e (Rabbi Mena\u2019hem Azaria da Fano 111, cf. Kaf Ha\u2019ha\u00efm <\/em>554, 23). Quand on fait manger les enfants, on ne leur donne que des aliments simples, afin de les \u00e9duquer \u00e0 prendre le deuil avec la communaut\u00e9 (Michna Beroura<\/em> 550, 5).<\/p>\n Les nouveaux mari\u00e9s, eux aussi, doivent observer ces je\u00fbnes. Bien que se r\u00e9jouir pendant les sept jours de festin cons\u00e9cutifs aux noces soit pour eux une mitsva \u2013 de sorte qu\u2019il leur est interdit de se fixer un je\u00fbne individuel, durant ces jours \u2013, il leur faut observer les je\u00fbnes publics, car le deuil collectif a priorit\u00e9 sur la joie individuelle. De plus, les nouveaux mari\u00e9s ont une obligation particuli\u00e8re de se souvenir de la destruction du Temple, comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Si je ne place J\u00e9rusalem \u00e0 la t\u00eate de ma joie\u00a0\u00bb (Ps 137, 6\u00a0; Ritva, B\u00e9our Halakha<\/em> 549, 1\u00a0; pour le je\u00fbne d\u2019Esther, en revanche, de nombreux d\u00e9cisionnaires sont indulgents\u00a0: cf. ci-apr\u00e8s chap. 14 \u00a7 12).<\/p>\n La r\u00e8gle est la m\u00eame s\u2019agissant des personnes qui sont parties prenantes \u00e0 une circoncision\u00a0: le p\u00e8re de l\u2019enfant, le sandaq<\/em> (celui qui porte l\u2019enfant sur ses genoux) et le mohel <\/em>(circonciseur)\u00a0: ils doivent, eux aussi, respecter les jours de je\u00fbne. M\u00eame r\u00e8gle pour le rachat du premier-n\u00e9\u00a0: il est interdit \u00e0 celui qui rach\u00e8te son fils un jour de je\u00fbne de manger. Toutefois, en ce cas, on a coutume de proc\u00e9der \u00e0 la circoncision ou au rachat peu de temps avant la fin du je\u00fbne, et d\u2019offrir le repas festif qui s\u2019ensuit apr\u00e8s la tomb\u00e9e de la nuit[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Les soldats qui se livrent \u00e0 une action s\u00e9curitaire, qui risquerait d\u2019\u00eatre perturb\u00e9e en raison du je\u00fbne, mangeront et boiront comme \u00e0 l\u2019habitude, afin de pouvoir remplir leur mission convenablement. Mais les soldats qui sont \u00e0 l\u2019entra\u00eenement ont l\u2019obligation de je\u00fbner.<\/p>\n