{"id":2440,"date":"2000-03-02T00:03:36","date_gmt":"2000-03-01T22:03:36","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2440"},"modified":"2017-11-07T10:57:14","modified_gmt":"2017-11-07T08:57:14","slug":"03-02-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-02-03\/","title":{"rendered":"03. Opinion selon laquelle les femmes ne sont tenues de r\u00e9citer qu\u2019une pri\u00e8re quotidienne"},"content":{"rendered":"
Certains pensent que, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 l\u2019opinion de Ma\u00efmonide, les femmes ne sont tenues de prier qu\u2019une fois par jour. Cela, parce que, selon Ma\u00efmonide, la mitsva de la pri\u00e8re a pour origine la Torah m\u00eame, qui veut que, chaque jour, tout Juif adresse sa pri\u00e8re \u00e0 Dieu. Or, cette mitsva, la Torah ne la conditionne pas au temps\u00a0; par cons\u00e9quent, les femmes y sont tenues. En effet, les femmes sont seulement exemptes des mitsvot \u2018ass\u00e9<\/em> (obligations de faire) qui sont conditionn\u00e9es par le temps, tandis qu\u2019elles sont sujettes aux mitsvot \u2018ass\u00e9<\/em> non-conditionn\u00e9es par le temps. Certes, chaque jour, il existe une nouvelle obligation de prier, mais celle-ci n\u2019est pas pour autant consid\u00e9r\u00e9e comme conditionn\u00e9e par le temps\u00a0: puisque tous les jours sont \u00e9gaux, \u00e0 cet \u00e9gard, sans qu\u2019il y ait de diff\u00e9rence entre les jours de f\u00eate, de Chabbat et les jours ouvrables, et puisque, de plus, au sein m\u00eame de la journ\u00e9e, la Torah n\u2019a pas fix\u00e9 de temps d\u00e9termin\u00e9 qui soit affect\u00e9 \u00e0 la pri\u00e8re, il se trouve bien que la pri\u00e8re, du point de vue toranique, constitue une mitsva quotidienne qui n\u2019est pas conditionn\u00e9e par le temps.<\/p>\n Par cons\u00e9quent, le d\u00e9cret rabbinique ordonnant aux hommes de r\u00e9citer chaque jour trois pri\u00e8res ne concerne pas les femmes, tandis que la mitsva toranique de prier une fois par jour oblige, elle, les femmes. Simplement, puisque les sages ont institu\u00e9 un rituel fixe de pri\u00e8re, il revient aux femmes d\u2019accomplir la mitsva toranique de la pri\u00e8re en r\u00e9citant pr\u00e9cis\u00e9ment les dix-huit b\u00e9n\u00e9dictions de la \u2018Amida, telles que les ont institu\u00e9es les sages. Et puisque les sages ont institu\u00e9 des temps fixes affect\u00e9s \u00e0 la pri\u00e8re, il revient aux femmes de r\u00e9citer leur unique pri\u00e8re \u00e0 l\u2019une des heures d\u00e9termin\u00e9es par les sages\u00a0: \u00e0 l\u2019heure de la pri\u00e8re de Cha\u2019harit, ou \u00e0 l\u2019heure de la pri\u00e8re de Min\u2019ha, ou encore \u00e0 l\u2019heure de la pri\u00e8re d\u2019Arvit[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n