{"id":2452,"date":"2000-03-02T00:09:16","date_gmt":"2000-03-01T22:09:16","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2452"},"modified":"2017-11-07T11:02:52","modified_gmt":"2017-11-07T09:02:52","slug":"03-02-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-02-09\/","title":{"rendered":"09. L\u2019office de Moussaf et le Hallel"},"content":{"rendered":"
C\u2019est une mitsva de rang toranique que d\u2019apporter, certains jours particuliers, des sacrifices suppl\u00e9mentaires au nom de la collectivit\u00e9, en l\u2019honneur de la saintet\u00e9 du jour. Ces sacrifices se nomment moussafim<\/em> (singulier\u00a0: moussaf<\/em>). En regard de ces sacrifices additionnels, les sages ont institu\u00e9, ces jours-l\u00e0, la r\u00e9citation d\u2019une pri\u00e8re suppl\u00e9mentaire, pri\u00e8re dite de Moussaf. Les jours o\u00f9 cette pri\u00e8re se dit sont\u00a0: le Chabbat, la n\u00e9om\u00e9nie (Roch \u2018hodech), les jours de f\u00eate (Yom tov) et les jours interm\u00e9diaires de Pessa\u2019h et de Soukot (\u2018Hol hamo\u2019ed).<\/p>\n Les d\u00e9cisionnaires sont partag\u00e9s sur la question de savoir si les femmes sont tenues de r\u00e9citer la pri\u00e8re de Moussaf. Certains disent que, puisque nous demandons mis\u00e9ricorde \u00e9galement dans la pri\u00e8re de Moussaf, celle-ci est comparable aux autres pri\u00e8res obligatoires, auxquelles, de l\u2019avis de Na\u2019hmanide, les femmes sont tenues. De plus, puisque la pri\u00e8re de Moussaf a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e en l\u2019honneur de la saintet\u00e9 du jour, les femmes doivent r\u00e9citer cette pri\u00e8re, de m\u00eame qu\u2019elles doivent r\u00e9citer le Qidouch du Chabbat (Maguen Guiborim<\/em>). D\u2019autres disent que, puisque la pri\u00e8re de Moussaf est conditionn\u00e9e par le temps, les femmes en sont dispens\u00e9es (Tsla\u2019h<\/em>). En pratique, puisque cette mitsva est d\u2019institution rabbinique, la halakha est conforme \u00e0 l\u2019opinion indulgente, et ce n\u2019est pas une obligation pour les femmes que de r\u00e9citer la pri\u00e8re de Moussaf\u00a0; mais celle qui voudrait la r\u00e9citer y est autoris\u00e9e, et cela lui est imput\u00e9 \u00e0 m\u00e9rite. \u00c0 Roch Hachana et \u00e0 Yom Kippour, cependant, il convient que toute femme r\u00e9cite la \u2018Amida de Moussaf, car la demande essentielle de mis\u00e9ricorde propre aux jours redoutables se trouve incluse dans cette pri\u00e8re[11]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Nos sages ont d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que les hommes disent le Hallel les jours de f\u00eate et \u00e0 \u2018Hanouka. De m\u00eame, on a coutume de r\u00e9citer le Hallel les jours de Roch \u2018hodech. Or, puisque la r\u00e9citation du Hallel est conditionn\u00e9e par le temps, les femmes en sont dispens\u00e9es\u00a0; toutefois, celle qui, par sa propre volont\u00e9, r\u00e9cite le Hallel accomplit en cela une mitsva. Suivant l\u2019usage ashk\u00e9naze et d\u2019une partie des communaut\u00e9s s\u00e9farades, elles seront m\u00eame fond\u00e9es \u00e0 en r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; suivant l\u2019avis de nombreux d\u00e9cisionnaires s\u00e9farades, elles ne diront point la b\u00e9n\u00e9diction[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n