{"id":2473,"date":"2000-03-03T00:09:45","date_gmt":"2000-03-02T22:09:45","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2473"},"modified":"2017-11-07T11:30:12","modified_gmt":"2017-11-07T09:30:12","slug":"03-03-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-03-09\/","title":{"rendered":"09. La pri\u00e8re des femmes"},"content":{"rendered":"
Face \u00e0 cela, au sein de la pri\u00e8re f\u00e9minine, le principe individuel ressort davantage. Puisque la femme est exempt\u00e9e de toutes les mitsvot d\u00e9pendantes du temps, elle n\u2019a besoin de dire ni les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, ni le Ch\u00e9ma et ses b\u00e9n\u00e9dictions, ni le reste des textes r\u00e9cit\u00e9s par les hommes au cours des offices. Certes, les femmes, elles aussi, doivent r\u00e9citer la \u2018Amida dans sa formulation traditionnelle, telle que l\u2019ont fix\u00e9e les membres de la Grande Assembl\u00e9e\u00a0; simplement, puisque la s\u00e9rie de pri\u00e8res r\u00e9cit\u00e9es par elles est plus courte, il est moins \u00e0 craindre que la routine n\u2019\u00e9rode leur kavana<\/em>. En pratique, m\u00eame en ce qui concerne la \u2018Amida, toute femme est autoris\u00e9e \u00e0 d\u00e9cider de r\u00e9citer deux pri\u00e8res par jour, conform\u00e9ment \u00e0 l\u2019opinion rigoureuse, ou une seule pri\u00e8re, selon l\u2019opinion indulgente (cf. ci-dessus, chap. 2 \u00a7 5).<\/p>\n De plus, la femme n\u2019est pas tenue de prier \u00e0 la synagogue ni au sein d\u2019un minyan\u00a0; par l\u00e0 m\u00eame, elle peut fixer sa pri\u00e8re au moment o\u00f9, \u00e0 ce qu\u2019il lui para\u00eet, elle pourra mieux se concentrer. De m\u00eame, le rythme de sa pri\u00e8re n\u2019est pas d\u00e9termin\u00e9 par celui de l\u2019office public. De tout cela, il ressort que, dans la pri\u00e8re f\u00e9minine, l\u2019aspect supplication personnelle<\/em> est davantage mis en relief. En plus de cela, pour les hommes, les sages ont d\u00e9cid\u00e9 que ceux-l\u00e0 m\u00eame qui ne savaient pas prier devraient venir \u00e0 la synagogue, et qu\u2019ils se rendraient quittes par l\u2019\u00e9coute de la r\u00e9p\u00e9tition de la \u2018Amida faite par l\u2019officiant. Pour les femmes qui ne sauraient pas prier, en revanche, il n\u2019y a pas d\u2019obligation d\u2019\u00e9couter la r\u00e9p\u00e9tition de l\u2019officiant. La raison la plus \u00e9vidente de cette dispense est qu\u2019il est impossible d\u2019imposer aux femmes un tel d\u00e9rangement. Mais on peut aussi avancer l\u2019explication suivante\u00a0: dans la pri\u00e8re f\u00e9minine, l\u2019orientation du c\u0153ur, la kavana<\/em> est davantage pr\u00e9gnante, et l\u2019obligation pointilleuse l\u2019est moins. Celle qui ne sait pas prier suivant le rituel traditionnel priera donc selon ses propres mots, suivant ses possibilit\u00e9s. Car le principal, en mati\u00e8re de pri\u00e8re f\u00e9minine, r\u00e9side dans la demande de mis\u00e9ricorde que l\u2019on adresse \u00e0 Dieu[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n