{"id":2479,"date":"2000-03-04T00:03:19","date_gmt":"2000-03-03T22:03:19","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2479"},"modified":"2017-11-07T11:40:55","modified_gmt":"2017-11-07T09:40:55","slug":"03-04-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-04-03\/","title":{"rendered":"03. Pieux usages en mati\u00e8re d\u2019habillage et de chaussage"},"content":{"rendered":"
Un pieux usage consiste \u00e0 faire pr\u00e9c\u00e9der, dans tous les domaines, la droite sur la gauche, car la Torah donne plus d\u2019importance au c\u00f4t\u00e9 droit (ce que l\u2019on apprend du cas de l\u2019aspersion faite sur le pouce et l\u2019orteil droits des pr\u00eatres\u00a0; cf. Ex 29, 20). D\u2019apr\u00e8s la Kabbale, la droite fait allusion \u00e0 la mesure de \u2018hessed<\/em> (cl\u00e9mence, amour ou bont\u00e9) et la gauche \u00e0 la mesure de din<\/em> (rigueur, stricte justice). Or il y a lieu de faire pr\u00e9valoir l\u2019amour sur la rigueur. Aussi est-ce un pieux usage que de manger avec la main droite. De m\u00eame, au moment de se laver ou de s\u2019oindre, on fait pr\u00e9c\u00e9der la droite. Si l\u2019on se lave tout le corps, il est bon de commencer par la t\u00eate, puis de donner priorit\u00e9 au bras droit sur le gauche, et \u00e0 la jambe droite sur la gauche. Au moment de s\u2019habiller \u00e9galement, la coutume pieuse consiste \u00e0 faire pr\u00e9c\u00e9der la manche droite, et ainsi de la jambe droite du pantalon, de la chaussette droite. Quand on enl\u00e8ve ses v\u00eatements, il convient de commencer par \u00f4ter le c\u00f4t\u00e9 gauche[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n En ce qui concerne les chaussures, la r\u00e8gle est composite\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y a lieu de faire pr\u00e9c\u00e9der la droite, mais d\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, on apprend du cas des t\u00e9philines, qui sont attach\u00e9es pr\u00e9cis\u00e9ment sur le bras gauche, que lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019attacher<\/em>, il y a lieu de donner la priorit\u00e9 \u00e0 la gauche. Aussi, il convient de chausser d\u2019abord son pied droit, sans attacher le lacet de la chaussure, ce par quoi l\u2019on donnera priorit\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 droit ; puis, apr\u00e8s avoir chauss\u00e9 son pied gauche, on nouera le lacet de la chaussure gauche, avant de lasser la chaussure droite (Chabbat<\/em> 61a\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 2, 4)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Une gauch\u00e8re donnera la priorit\u00e9 \u00e0 la droite, aussi bien pour mettre ses chaussures que pour les nouer\u00a0; en effet, nous apprenons, en mati\u00e8re de t\u00e9philines, qu\u2019un gaucher attache ses t\u00e9philines sur son bras droit, si bien que, chez les gauchers, la droite a priorit\u00e9, m\u00eame pour ce qui est d\u2019attacher[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n La tendance de la halakha est, pour toute action que nous faisons, m\u00eame pour une action routini\u00e8re telle que le chaussage, de nous amener \u00e0 agir avec autant de pr\u00e9cision que possible. En effet, chaque femme met ses chaussures tous les jours. Or pourquoi n\u2019apprendrait-on pas \u00e0 le faire de la fa\u00e7on la plus parfaite\u00a0? Cependant, il est clair que le fait de ne pas avoir suivi l\u2019ordre prescrit n\u2019a pas d\u2019effet disqualifiant\u00a0; si l\u2019on a invers\u00e9 l\u2019ordre, on n\u2019a donc pas besoin de se d\u00e9chausser pour se rechausser selon l\u2019ordre consacr\u00e9. Par ces r\u00e8gles, nos sages, de m\u00e9moire b\u00e9nie, nous enseignent \u00e0 accorder de la valeur \u00e0 toute action que nous accomplissons. Ce faisant, nous apprenons \u00e0 comprendre plus profond\u00e9ment tous les aspects des actes qui composent notre vie.<\/p>\n
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