{"id":2512,"date":"2000-03-06T00:07:49","date_gmt":"2000-03-05T22:07:49","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2512"},"modified":"2017-11-07T12:19:16","modified_gmt":"2017-11-07T10:19:16","slug":"03-06-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-06-07\/","title":{"rendered":"07. Si l\u2019on est rest\u00e9 \u00e9veill\u00e9 toute la nuit"},"content":{"rendered":"
En principe, m\u00eame si l\u2019on n\u2019a pas dormi de la nuit, on r\u00e9cite les Birkot hacha\u2019har<\/em>. En effet, nous avons d\u00e9j\u00e0 vu (\u00a7 4) que ces b\u00e9n\u00e9dictions ont \u00e9t\u00e9 institu\u00e9es pour r\u00e9pondre \u00e0 la jouissance de la collectivit\u00e9<\/em>\u00a0; si bien que celui qui ne jouit pas personnellement de telle ou telle chose prononce n\u00e9anmoins la b\u00e9n\u00e9diction qui s\u2019y rapporte. Toutefois, en ce qui concerne certaines b\u00e9n\u00e9dictions, il existe des coutumes distinctes.<\/p>\n En mati\u00e8re de n\u00e9tilat yada\u00efm<\/em>, on s\u2019accorde \u00e0 dire qu\u2019il faut se laver les mains avant la pri\u00e8re\u00a0; mais les d\u00e9cisionnaires discutent quant au fait de savoir s\u2019il faut r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction relative \u00e0 cette ablution. Selon la coutume ashk\u00e9naze, le mieux est d\u2019aller aux toilettes, de faire ses besoins avant la pri\u00e8re et de toucher, \u00e0 cette occasion, l\u2019un des endroits du corps habituellement couverts car, depuis la pr\u00e9c\u00e9dente ablution, on aura quelque peu transpir\u00e9 \u00e0 cet endroit, ce qui obligera \u00e0 se laver les mains et \u00e0 dire la b\u00e9n\u00e9diction. Mais suivant la coutume s\u00e9farade, en tout \u00e9tat de cause, on ne prononcera pas la b\u00e9n\u00e9diction sur cette ablution (cf. chap. 5 \u00a7 1, note 1).<\/p>\n S\u2019agissant des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah\u00a0: il est convenu que, si l\u2019on a dormi au moins une demi-heure au cours de la journ\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, on devra r\u00e9citer, le matin venu, les Birkot ha-Torah<\/em>. Si l\u2019on n\u2019a pas dormi de toute la journ\u00e9e, une grande majorit\u00e9 de d\u00e9cisionnaires estiment que l\u2019on devra r\u00e9citer les Birkot ha-Torah<\/em>\u00a0; mais puisque certains d\u00e9cisionnaires pensent qu\u2019il ne faut pas les r\u00e9citer en pareil cas, il sera bon, a priori, de les \u00e9couter r\u00e9citer par une camarade qui a dormi, et de former l\u2019intention de s\u2019en acquitter par cette \u00e9coute (cf. La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl<\/em> chap. 10 \u00a7 7).<\/p>\n Concernant les b\u00e9n\u00e9dictions Elo-ha\u00ef n\u00e9chama<\/em> et Hama\u2019avir cheina <\/em>(dans la version s\u00e9farade\u00a0: Hama\u2019avir \u2018hevl\u00e9 cheina<\/em>), certains disent que l\u2019on ne peut les r\u00e9citer que dans le cas o\u00f9 l\u2019on a soi-m\u00eame dormi. Il est donc juste de les \u00e9couter de la bouche d\u2019une camarade qui a dormi, et de former l\u2019intention de s\u2019en acquitter par cette \u00e9coute. Mais si personne n\u2019est pr\u00e9sent qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 les r\u00e9citer, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment qu\u2019on les r\u00e9citera soi-m\u00eame\u00a0; tel est l\u2019usage de tous les S\u00e9farades et d\u2019une partie des Ashk\u00e9nazes. Mais certains Ashk\u00e9nazes ont l\u2019usage d\u2019\u00eatre rigoureux, dans le doute, et de les r\u00e9citer sans mention du nom divin ni de Sa royaut\u00e9[e]<\/a><\/sup>.<\/p>\n En r\u00e9sum\u00e9\u00a0:<\/strong> suivant la coutume de la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s juives, celles qui restent \u00e9veill\u00e9es toute la nuit r\u00e9citent toutes les b\u00e9n\u00e9dictions matinales ainsi que les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah, et doivent aussi se laver les mains avant la pri\u00e8re. Simplement, selon la coutume s\u00e9farade, on ne dira pas la b\u00e9n\u00e9diction sur cette ablution, tandis que, selon la coutume ashk\u00e9naze, on ira d\u2019abord aux toilettes et l\u2019on touchera un endroit du corps habituellement d\u00e9couvert, puis on dira la b\u00e9n\u00e9diction sur l\u2019ablution.<\/p>\n Quant \u00e0 celles qui ajoutent un suppl\u00e9ment de perfection \u00e0 leur pratique, elles se rendront quittes des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah, d\u2019Eloha\u00ef n\u00e9chama <\/em>et de Hama\u2019avir cheina<\/em> en les \u00e9coutant r\u00e9citer par quelqu\u2019un qui a dormi durant la nuit. Quand il n\u2019y a personne dont on puisse entendre ces b\u00e9n\u00e9dictions, certains Ashk\u00e9nazes ont coutume de r\u00e9citer Elo-ha\u00ef n\u00e9chama<\/em> et Hama\u2019avir cheina<\/em> sans mentionner le nom divin ni la royaut\u00e9 divine dans les formules de b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n D\u2019apr\u00e8s la Kabbale, on a coutume de dire les b\u00e9n\u00e9dictions matinales apr\u00e8s \u2018hatsot<\/em>, le milieu de la nuit (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 46, 49). Selon la halakha, on ne peut r\u00e9citer l\u2019ensemble des birkot hacha\u2019har<\/em> qu\u2019\u00e0 partir de l\u2019aube (\u2018amoud hacha\u2019har<\/em>)[f]<\/a><\/sup>. Quant aux b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah, tout le monde s\u2019accorde \u00e0 dire qu\u2019il faut avoir soin de ne les r\u00e9citer qu\u2019\u00e0 partir de l\u2019aube[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n
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