{"id":2532,"date":"2000-03-08T00:03:50","date_gmt":"2000-03-07T22:03:50","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2532"},"modified":"2017-11-07T13:04:31","modified_gmt":"2017-11-07T11:04:31","slug":"03-08-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-08-03\/","title":{"rendered":"03. Ordre de priorit\u00e9 lors de la pri\u00e8re du matin"},"content":{"rendered":"
Une femme occup\u00e9e \u00e0 \u00e9lever ses enfants peut s\u2019acquitter de son obligation de prier par le biais des b\u00e9n\u00e9dictions matinales (Birkot hacha\u2019har<\/em>) et des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah (Birkot ha-Torah<\/em>)\u00a0; \u00e0 la limite, on peut soutenir qu\u2019une femme qui n\u2019a pas de telles occupations peut, elle aussi, s\u2019acquitter de cette fa\u00e7on (cf. chap. 2 \u00a7 4-6). Toutefois, si l\u2019on veut accomplir la mitsva de la pri\u00e8re conform\u00e9ment \u00e0 la position essentielle de la halakha, on r\u00e9citera les b\u00e9n\u00e9dictions matinales et celles de la Torah, les deux premi\u00e8res phrases du Ch\u00e9ma, puis la \u2018Amida (cf. chap. 2 \u00a7 5).<\/p>\n
Si elle souhaite \u00eatre plus stricte, la femme mentionnera la sortie d\u2019Egypte, afin d\u2019\u00eatre quitte y compris d\u2019apr\u00e8s ceux des d\u00e9cisionnaires qui pensent que les femmes sont tenues de mentionner la sortie d\u2019Egypte chaque jour. Si l\u2019on veut mentionner la sortie d\u2019Egypte de la fa\u00e7on la plus parfaite, on r\u00e9citera la b\u00e9n\u00e9diction qui suit le Ch\u00e9ma, Emet v\u00e9yatsiv<\/em>, et l\u2019on juxtaposera la formule finale de cette b\u00e9n\u00e9diction (Gaal Isra\u00ebl <\/em>= \u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu\u2026 qui d\u00e9livras Isra\u00ebl\u00a0\u00bb) au d\u00e9but de la \u2018Amida (cf. chap. 16 \u00a7 3).<\/p>\n
Si l\u2019on a davantage de temps et que l\u2019on veuille ajouter un suppl\u00e9ment de perfection \u00e0 sa pri\u00e8re, on dira la partie essentielle des Pessouq\u00e9 dezimra\u00a0<\/em>: Baroukh ch\u00e9amar<\/em>, puis Achr\u00e9<\/em>\/Ps 145 suivi des psaumes 146 \u00e0 150 (derniers All\u00e9luias<\/em>), soit six psaumes, ponctu\u00e9s par Yichtaba\u2019h<\/em>, b\u00e9n\u00e9diction finale des Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> (cf. chap. 15 \u00a7 4). Si l\u2019on veut ajouter \u00e0 cela, on dira l\u2019ensemble du Ch\u00e9ma et de ses b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0; si l\u2019on veut faire encore davantage, on r\u00e9citera, avant les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, le paragraphe du sacrifice quotidien et les versets de l\u2019encens (cf. chap. 15 \u00a7 1-2)\u00a0; et si l\u2019on veut encore y ajouter, on compl\u00e8tera la s\u00e9rie des Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>.<\/p>\n
Toutefois, insistons sur le fait que, selon la halakha, la mitsva de prier, \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes, s\u2019accomplit parfaitement d\u00e8s lors que l\u2019on r\u00e9cite les b\u00e9n\u00e9dictions matinales, celles de la Torah, les deux premi\u00e8res phrases du Ch\u00e9ma et la \u2018Amida. Au-del\u00e0 de cela, il n\u2019y a nulle obligation. Il faut aussi prendre garde que, en voulant \u00eatre minutieuse et en ajoutant d\u2019autres paragraphes et b\u00e9n\u00e9dictions, on n\u2019en vienne \u00e0 ce que la concentration de l\u2019esprit (kavana<\/em>) durant la partie principale de la pri\u00e8re soit amoindrie. Aussi, d\u00e8s lors que l\u2019on craint un fl\u00e9chissement de la kavana<\/em> dans le cas o\u00f9 l\u2019on \u00e9tendrait sa pri\u00e8re, il est pr\u00e9f\u00e9rable de s\u2019en tenir \u00e0 la pri\u00e8re obligatoire, sans rien y ajouter.<\/p>\n
Il est vrai que, dans le cadre des institutions \u00e9ducatives, il y a lieu d\u2019apprendre aux jeunes filles \u00e0 r\u00e9citer l\u2019ensemble de l\u2019office\u00a0: b\u00e9n\u00e9dictions matinales et de la Torah, paragraphe du sacrifice journalier, Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, Ch\u00e9ma et ses b\u00e9n\u00e9dictions, puis \u2018Amida. En effet, puisque les jeunes filles sont alors disponibles et int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 un cadre scolaire, il est bon que leur pri\u00e8re elle-m\u00eame soit encadr\u00e9e de la mani\u00e8re la plus parfaite\u00a0; de cette fa\u00e7on, les filles apprennent \u00e0 conna\u00eetre toute la pri\u00e8re. Toutefois, apr\u00e8s que les filles ont appris et se sont habitu\u00e9es \u00e0 l\u2019ordonnancement de la pri\u00e8re, il faut pr\u00eater attention au fait que l\u2019essentiel r\u00e9side dans la kavana<\/em> et dans la demande de mis\u00e9ricorde. Et s\u2019il appara\u00eet aux \u00e9ducatrices que la longueur de l\u2019office amoindrit la concentration, il convient de permettre aux filles qui le veulent de raccourcir leur pri\u00e8re, et de ne dire que ce \u00e0 quoi elles sont oblig\u00e9es, sans y rien ajouter[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n