{"id":2556,"date":"2000-03-09T00:03:29","date_gmt":"2000-03-08T22:03:29","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2556"},"modified":"2017-11-08T08:59:19","modified_gmt":"2017-11-08T06:59:19","slug":"03-09-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-09-03\/","title":{"rendered":"03. Si l\u2019on a besoin d\u2019aller aux toilettes"},"content":{"rendered":"
On distingue deux degr\u00e9s de besoin\u00a0: 1) le cas o\u00f9 l\u2019on estime que l\u2019on ne pourrait se retenir durant le temps n\u00e9cessaire pour parcourir une parsa<\/em> (parasange), c\u2019est-\u00e0-dire environ soixante-douze minutes\u00a0; 2) le cas o\u00f9 l\u2019on pourrait se retenir plus de soixante-douze minutes. Examinons les r\u00e8gles applicables \u00e0 chacun de ces deux cas.<\/p>\n Si l\u2019on a commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer la \u2018Amida alors que l\u2019on avait \u00e0 se soulager des \u00ab grands \u00bb besoins, mais de telle fa\u00e7on que l\u2019on n\u2019e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 en mesure de se retenir soixante-douze minutes, la pri\u00e8re est qualifi\u00e9e de to\u2019\u00e9va<\/em>, abomination\u00a0: on ne s\u2019est pas acquitt\u00e9 de son obligation. Aussi, faudra-t-il recommencer sa pri\u00e8re apr\u00e8s avoir fait ses besoins. Si l\u2019on a pri\u00e9 alors que l\u2019on avait seulement envie d\u2019uriner, et que l\u2019on n\u2019e\u00fbt pas \u00e9t\u00e9 en mesure de se retenir pendant soixante-douze minutes, l\u2019appellation de to\u2019\u00e9va<\/em> est sujette \u00e0 controverse entre les A\u2019haronim, bien qu\u2019il soit clair pour tous que la pri\u00e8re n\u2019a pas a \u00e9t\u00e9 faite conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e8gle. Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de doute, on ne sera pas tenu de r\u00e9p\u00e9ter sa pri\u00e8re. Si l\u2019on veut sortir du doute, on pourra la r\u00e9p\u00e9ter \u00e0 titre de pri\u00e8re suppl\u00e9mentaire volontaire (n\u00e9dava<\/em>\u00a0; La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl<\/em> 5, 8, note 7).<\/p>\n Mais dans le cas o\u00f9 l\u2019on pouvait<\/em> se retenir soixante-douze minutes et o\u00f9 l\u2019on a dit la \u2018Amida, la pri\u00e8re ainsi r\u00e9cit\u00e9e m\u00e9rite d\u2019\u00eatre appel\u00e9e pri\u00e8re, puisque l\u2019on ne ressentait pas si fortement ce besoin. Quoi qu\u2019il en soit, a priori, on doit s\u2019abstenir de prier, m\u00eame dans le cas o\u00f9 l\u2019on pourrait se retenir soixante-douze minutes. Mais dans le cas o\u00f9 l\u2019heure limite de la pri\u00e8re expirerait durant le temps de faire ses besoins, on devrait prier tout de suite afin de ne pas manquer enti\u00e8rement la pri\u00e8re[c]<\/a><\/sup> (Choul\u2019han \u2018Aroukh <\/em>92, 1\u00a0; Michna Beroura<\/em> 92, 5).<\/p>\n L\u2019\u00e9valuation de la possibilit\u00e9 de se retenir d\u00e9pend de chacun. Dans le cas o\u00f9,\u00a0 avant la pri\u00e8re, on pensait pouvoir se retenir soixante-douze minutes, mais o\u00f9 il appara\u00eet apr\u00e8s la pri\u00e8re que l\u2019on s\u2019est tromp\u00e9, et que l\u2019on ne pouvait en r\u00e9alit\u00e9 se retenir si longtemps, la pri\u00e8re faite m\u00e9rite n\u00e9anmoins d\u2019\u00eatre appel\u00e9e pri\u00e8re car, au moment o\u00f9 l\u2019on avait commenc\u00e9, on pensait pouvoir se retenir (B\u00e9our Halakha<\/em> 92, 1 \u05d3\u00a0\u00bb\u05d4 \u05e9\u05d9\u05e2\u05d5\u05e8 \u05e4\u05e8\u05e1\u05d4)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n