{"id":2567,"date":"2000-03-10T00:01:06","date_gmt":"2000-03-09T22:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2567"},"modified":"2017-11-08T10:09:58","modified_gmt":"2017-11-08T08:09:58","slug":"03-10-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-10-01\/","title":{"rendered":"01. Pr\u00e9paration spirituelle"},"content":{"rendered":"
Nos sages ont dit\u00a0: \u00ab\u00a0On ne se dispose pas \u00e0 prier lorsque l\u2019on est d\u2019humeur triste ou indolente\u00a0\u00bb (Berakhot <\/em>31a\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 93, 2). La pri\u00e8re est en effet de nature \u00e0 \u00e9lever l\u2019homme\u00a0; aussi est-ce dans la joie qu\u2019il faut aborder la pri\u00e8re, car on s\u2019appr\u00eate \u00e0 s\u2019\u00e9lever et \u00e0 se rapprocher de Dieu b\u00e9ni soit-Il.<\/p>\n Les sages ont dit encore (r\u00e9f. cit.<\/em>)\u00a0: \u00ab\u00a0On ne priera pas imm\u00e9diatement apr\u00e8s avoir ri\u00a0\u00bb, car le rire fait obstacle \u00e0 la crainte du Ciel\u00a0; or il faut prier avec crainte et soumission. \u00ab\u00a0On ne priera pas imm\u00e9diatement apr\u00e8s une conversation\u00a0\u00bb, car la conversation \u00e9carte l\u2019esprit de l\u2019homme de son monde int\u00e9rieur, tandis que la pri\u00e8re doit \u00e9merger des profondeurs de l\u2019\u00e2me. \u00ab\u00a0On ne priera pas avec une disposition d\u2019esprit frivole, ni apr\u00e8s des propos vains\u00a0\u00bb, car la pri\u00e8re est bas\u00e9e sur la connaissance de la valeur de l\u2019homme et de sa capacit\u00e9 \u00e0 produire de grands effets par sa parole\u00a0; or si l\u2019on se propose de prier alors que l\u2019on vient de tenir de vains propos, on manifeste par l\u00e0 m\u00eame que l\u2019on n\u2019estime gu\u00e8re le poids de sa parole (cf. \u2018Olat Re\u00efya<\/em> du Rav Avraham Yits\u2019haq Kook, tome 1 p. 29).<\/p>\n Pour l\u2019office des hommes, nos sages ont fix\u00e9 que soient dites, avant la \u2018Amida, des paroles r\u00e9jouissantes, qui rass\u00e9r\u00e8nent le c\u0153ur\u00a0: avant les offices de Cha\u2019harit et d\u2019Arvit, on dit la b\u00e9n\u00e9diction Gaal Isra\u00ebl<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu\u2026 qui d\u00e9livras Isra\u00ebl\u00a0\u00bb)\u00a0; avant l\u2019office de Min\u2019ha, on r\u00e9cite Achr\u00e9<\/em> (\u00ab\u00a0Heureux ceux qui s\u2019assoient en Ta demeure\u00a0\u00bb, suivi du psaume 145\u00a0(Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 93, 2). Les femmes ne sont certes pas oblig\u00e9es de r\u00e9citer ces passages, mais \u00e0 tout le moins, il revient \u00e0 chacune d\u2019attendre quelques secondes, correspondant au temps qui serait n\u00e9cessaire pour parcourir quatre coud\u00e9es (quatre amot<\/em>, environ deux m\u00e8tres) avant de prier, afin d\u2019asseoir son esprit.<\/p>\n \u00c0 l\u2019approche de la pri\u00e8re, les anciens d\u00e9vots apportaient une grande perfection \u00e0 leur pr\u00e9paration : ils attendaient une heure enti\u00e8re avant de prier, afin de diriger convenablement leur c\u0153ur vers leur P\u00e8re qui est au ciel (Berakhot<\/em> 30b\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 93, 1\u00a0; Michna Beroura<\/em> 1).<\/p>\n Si l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 pratiquer la mitsva de ts\u00e9daqa<\/em>[a]<\/a><\/sup> en mettant de l\u2019argent dans une bo\u00eete que l\u2019on a chez soi \u00e0 cet effet, il est bon de le faire avant la pri\u00e8re (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 92, 10)[1]<\/a><\/sup>. De m\u00eame, si l\u2019on a l\u2019intention d\u2019\u00e9crire un ordre de virement ou un ch\u00e8que au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une \u0153uvre de bienfaisance, il est bon de l\u2019\u00e9crire ou de le placer dans l\u2019enveloppe avant la pri\u00e8re. Gr\u00e2ce \u00e0 cela, on abordera la pri\u00e8re empreint de la joie qu\u2019entra\u00eene l\u2019accomplissement de la mitsva. De plus, il convient que celui qui vient demander \u00e0 Dieu gr\u00e2ce et mis\u00e9ricorde accorde lui-m\u00eame de ses biens aux n\u00e9cessiteux. Rabbi Isaac Louria disait qu\u2019il est bon de m\u00e9diter, avant la pri\u00e8re, sur le commandement \u00ab\u00a0Tu aimeras ton prochain comme toi-m\u00eame\u00a0\u00bb (Lv 19, 18), qui constitue un principe\u00a0fondamental de la Torah. Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, toute la pri\u00e8re est formul\u00e9e au pluriel, car elle est dite pour le bien de l\u2019ensemble de la communaut\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl.<\/p>\n