{"id":2571,"date":"2000-03-10T00:02:48","date_gmt":"2000-03-09T22:02:48","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2571"},"modified":"2017-11-08T10:11:42","modified_gmt":"2017-11-08T08:11:42","slug":"03-10-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-10-02\/","title":{"rendered":"02. Pr\u00e9venir ce qui concourt \u00e0 perturber la pri\u00e8re"},"content":{"rendered":"
On ne tient pas en main, durant la \u2018Amida, une chose que l\u2019on craint ordinairement de voir tomber, comme un livre, un saladier, un couteau, car la crainte que cela ne tombe perturberait la kavana<\/em>. En revanche, il est permis de tenir un livre de pri\u00e8res (sidour<\/em>), car celui-ci est utilis\u00e9 pour les besoins m\u00eames de la pri\u00e8re (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 96, 1-2). Il est bon de tenir compte de cela dans les autres parties de la pri\u00e8re \u00e9galement. M\u00eame quand il s\u2019agit d\u2019une chose sans valeur et que l\u2019on ne craint pas de voir tomber, par exemple la tige d\u2019une plante, il ne faut pas, a priori, la tenir pendant la \u2018Amida, car ce n\u2019est pas une attitude respectueuse que de prier avec un objet inutile en main (cf. Michna Beroura<\/em> 96, 1 et 5).<\/p>\n Avant la pri\u00e8re, on doit \u00e9teindre son t\u00e9l\u00e9phone portable. \u00c0 la synagogue, et dans les endroits o\u00f9 se trouvent des livres de pri\u00e8re, il ne faut pas se servir d\u2019un t\u00e9l\u00e9phone portable ou d\u2019une tablette num\u00e9rique comme d\u2019un sidour, afin de ne pas disperser son esprit, et de ne pas sembler regarder ses messages au moment de la pri\u00e8re. Si la fid\u00e8le n\u2019a pas de sidour, et qu\u2019elle ait besoin de prier en suivant le texte sur un tel appareil, elle coupera d\u2019abord la possibilit\u00e9 de recevoir des appels t\u00e9l\u00e9phoniques ou des messages. S\u2019il se peut que des personnes aient besoin de l\u2019allerter pour une n\u00e9cessit\u00e9 tr\u00e8s urgente, elle laissera l\u2019appareil en \u00e9tat d\u2019\u00eatre joignable, mais elle le mettra en position vibreur<\/em>, afin que la sonnerie du t\u00e9l\u00e9phone ne trouble pas la pri\u00e8re.<\/p>\n A priori, on ne dit pas la \u2018Amida en portant un sac sur le dos\u00a0; en effet, cela ne serait pas une mise respectueuse devant des personnages importants\u00a0; \u00e0 plus forte raison durant la pri\u00e8re. Si l\u2019on se trouve en chemin, avec un sac \u00e0 dos sur les \u00e9paules, et qu\u2019il soit plus commode de le garder sur soi, il sera permis de garder ce sac sur les \u00e9paules \u00e0 condition qu\u2019il p\u00e8se moins de quatre qav<\/em> (environ 5,5 kg). Si ce sac p\u00e8se plus de quatre qav<\/em>, en revanche, on ne peut prier en le portant sur les \u00e9paules, car son poids est susceptible de diminuer la concentration (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 97, 4).<\/p>\n Si l\u2019on a en main un porte-monnaie ou quelque autre objet pr\u00e9cieux, objet que l\u2019on craint de poser de peur qu\u2019il ne soit vol\u00e9, que par ailleurs on n\u2019ait pas de poches pour l\u2019y garder, et qu\u2019aucune camarade ne se trouve l\u00e0, qui pourrait en assurer la garde, il vaut mieux a posteriori conserver l\u2019objet en main\u00a0pendant la pri\u00e8re car, de cette fa\u00e7on, on sera moins pr\u00e9occup\u00e9 (Michna Beroura<\/em> 96, 6\u00a0; Kaf Ha\u2019ha\u00efm <\/em>7). La r\u00e8gle est la m\u00eame pour celle qui porte un sac lourd sur son dos et craint qu\u2019il ne soit vol\u00e9 si elle le d\u00e9posait\u00a0: faute de choix, il vaut mieux qu\u2019elle prie en portant son sac sur le dos[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Il est interdit de prier avec un b\u00e9b\u00e9 dans les bras, car on devrait le surveiller afin qu\u2019il ne tombe pas\u00a0; de plus, le b\u00e9b\u00e9 risque de d\u00e9concentrer celle qui le porte. M\u00eame quand l\u2019enfant est port\u00e9 dans un porte-b\u00e9b\u00e9 (kangourou, \u00e9charpe de portage etc.), ce n\u2019est pas respectueux de r\u00e9citer ainsi la \u2018Amida. Quand il n\u2019y a pas d\u2019autre choix, si la femme sait qu\u2019elle pourra prier avec kavana<\/em> en portant son b\u00e9b\u00e9, elle sera autoris\u00e9e \u00e0 le faire. Quand, en revanche, il est \u00e0 craindre qu\u2019elle ne puisse se concentrer correctement, elle ne priera pas ainsi, et elle s\u2019acquittera de son obligation en r\u00e9citant les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah et les b\u00e9n\u00e9dictions matinales, qu\u2019il est permis de r\u00e9citer m\u00eame quand on porte son b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n