{"id":2577,"date":"2000-03-10T00:05:07","date_gmt":"2000-03-09T22:05:07","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2577"},"modified":"2017-11-08T10:16:46","modified_gmt":"2017-11-08T08:16:46","slug":"03-10-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-10-05\/","title":{"rendered":"05. Couvre-chef pour les hommes"},"content":{"rendered":"
Afin d\u2019examiner la question de savoir si les femmes doivent se couvrir la t\u00eate quand elles r\u00e9citent la pri\u00e8re ou des b\u00e9n\u00e9dictions, il faut d\u2019abord exposer la r\u00e8gle applicable aux hommes. Jadis, une partie des grands sages d\u2019Isra\u00ebl adopt\u00e8rent le pieux usage de ne point parcourir une distance de quatre amot<\/em> (environ deux m\u00e8tres) t\u00eate nue. Ainsi, Rav Houna, fils de Rabbi Yehochoua, se f\u00e9licitait de ne pas marcher quatre amot<\/em> sans couvre-chef (Chabbat <\/em>118b) et disait\u00a0: \u00ab\u00a0La Pr\u00e9sence divine (Chekhina<\/em>) n\u2019est-elle pas au-dessus de ma t\u00eate\u00a0? Comment marcherais-je t\u00eate nue\u00a0?\u00a0\u00bb (Qidouchin<\/em> 31a). On raconte de m\u00eame, dans le Talmud (cf. Chabbat <\/em>156b), que la m\u00e8re de Rav Na\u2019hman fils de Yits\u2019haq, apr\u00e8s avoir appris que, selon sa destin\u00e9e astrale, son fils risquait de devenir voleur, veilla grandement \u00e0 ce qu\u2019il se couvr\u00eet constamment la t\u00eate\u00a0; de cette fa\u00e7on, il grandit dans la Torah et les mitsvot. Un jour, alors que son couvre-chef tomba de sa t\u00eate, son mauvais penchant l\u2019attaqua, et il d\u00e9sira vivement grimper au sommet d\u2019un palmier pour voler des dattes. Il comprit alors l\u2019exigence de sa m\u00e8re. Au fil du temps, cet usage de pi\u00e9t\u00e9 fut adopt\u00e9 parmi tout le peuple juif, au point qu\u2019il devint une coutume obligatoire (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 2, 6).<\/p>\n Certains d\u00e9cisionnaires estiment que, quand on mentionne le nom divin, ou quand on r\u00e9cite des b\u00e9n\u00e9dictions, il est obligatoire de se couvrir la t\u00eate. D\u2019autres pensent qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019obligation sp\u00e9cifique pour les hommes de se couvrir la t\u00eate quand ils mentionnent le nom divin ou r\u00e9citent des b\u00e9n\u00e9dictions, mais que, en raison de la coutume mentionn\u00e9e ci-dessus, il faut se couvrir la t\u00eate toute la journ\u00e9e, y compris<\/em> lorsque l\u2019on mentionne le nom divin. Le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> tranche selon l\u2019opinion rigoureuse, selon laquelle se couvrir la t\u00eate quand on mentionne le nom divin et quand on r\u00e9cite des b\u00e9n\u00e9dictions est une obligation en tant que telle (Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 91, 3\u00a0; 206, 3)[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n