{"id":2593,"date":"2000-03-11T00:05:42","date_gmt":"2000-03-10T22:05:42","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2593"},"modified":"2017-11-08T10:37:18","modified_gmt":"2017-11-08T08:37:18","slug":"03-11-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-11-05\/","title":{"rendered":"05. Ne pas prier \u00e0 proximit\u00e9 de son ma\u00eetre attitr\u00e9"},"content":{"rendered":"
On ne r\u00e9citera pas la \u2018Amida \u00e0 proximit\u00e9 de son rabbin[b]<\/a><\/sup> attitr\u00e9 (rav mouvhaq<\/em>) car, si l\u2019on priait \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, on para\u00eetrait se hausser \u00e0 l\u2019\u00e9gal de son ma\u00eetre. \u00c0 plus forte raison, si l\u2019on priait devant<\/em> son rabbin, on semblerait s\u2019enorgueillir \u00e0 ses d\u00e9pens. Mais m\u00eame imm\u00e9diatement derri\u00e8re<\/em> son rabbin, on ne priera point\u00a0; en effet, s\u2019il terminait sa \u2018Amida avant son disciple, le rabbin ne pourrait imm\u00e9diatement reculer de trois pas (comme c\u2019est l\u2019usage \u00e0 la fin de la \u2018Amida)\u00a0et en subirait une g\u00eane ; or il faut prendre grand soin de ne pas causer de d\u00e9plaisir \u00e0 son ma\u00eetre. De plus, le disciple risquerait de para\u00eetre se prosterner devant son ma\u00eetre (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 90, 24\u00a0; Michna Beroura<\/em> 74).<\/p>\n En revanche, si l\u2019on s\u2019est \u00e9loign\u00e9 de quatre amot <\/em>(environ deux m\u00e8tres, comme nous l\u2019avons vu), il devient permis de prier \u00e0 proximit\u00e9 de son ma\u00eetre. Mais si l\u2019on prie derri\u00e8re<\/em> son ma\u00eetre, il faut s\u2019\u00e9loigner de deux m\u00e8tres augment\u00e9s de trois pas (environ 60 cm) afin que, m\u00eame si le disciple prolonge sa \u2018Amida, le rabbin puisse reculer de trois pas[c]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Qui est consid\u00e9r\u00e9 comme le rabbin attitr\u00e9 du disciple\u00a0? Celui qui lui a enseign\u00e9 la majorit\u00e9 de ses connaissances (rov \u2018hokhmato<\/em>, litt\u00e9ralement la majorit\u00e9 de sa sagesse<\/em>) dans l\u2019un des domaines de la Torah. La r\u00e8gle s\u2019applique aussi quand il s\u2019agit de l\u2019un des plus grands sages de la g\u00e9n\u00e9ration (consid\u00e9r\u00e9 donc comme le ma\u00eetre attitr\u00e9 de toute sa g\u00e9n\u00e9ration).<\/p>\n De m\u00eame, le rabbin local est consid\u00e9r\u00e9 comme ma\u00eetre attitr\u00e9 de ceux qui sont pr\u00e9sents (\u2018Aroukh Hachoul\u2019han<\/em>, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> 242, 29\u00a0; cf. aussi La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl<\/em> 3, note 8). Selon certains d\u00e9cisionnaires, quand on apprend de nombreuses notions de Torah aupr\u00e8s d\u2019un ma\u00eetre d\u00e9termin\u00e9 durant une certaine p\u00e9riode, ce ma\u00eetre est consid\u00e9r\u00e9 comme son ma\u00eetre attitr\u00e9 durant cette p\u00e9riode, bien que ce ne soit pas de lui que l\u2019on tienne la majorit\u00e9 de ses connaissances toraniques (Divr\u00e9 Malkiel<\/em> 2, 74).<\/p>\n