{"id":2678,"date":"2000-03-15T00:04:20","date_gmt":"2000-03-14T22:04:20","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2678"},"modified":"2017-11-08T12:12:55","modified_gmt":"2017-11-08T10:12:55","slug":"03-15-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-15-04\/","title":{"rendered":"04. Leur r\u00e9citation est-elle obligatoire\u00a0?"},"content":{"rendered":"
Jadis, durant la p\u00e9riode des Tanna\u00efm, la r\u00e9citation des Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme un pieux usage, que les sages louaient\u00a0; pour introduire leur r\u00e9citation, ils institu\u00e8rent la b\u00e9n\u00e9diction Baroukh ch\u00e9amar<\/em> et, pour la conclure, la b\u00e9n\u00e9diction Yichtaba\u2019h<\/em>. Au fil du temps, l\u2019usage s\u2019est r\u00e9pandu au point de devenir obligatoire, si bien que tous les hommes commencent leur pri\u00e8re par les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> (La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl<\/em> 14, note 1).<\/p>\n Toutefois, les femmes sont dispens\u00e9es de les r\u00e9citer, car la lecture des Pessouq\u00e9 dezimra<\/em> est d\u00e9pendante du temps. En effet, il est prescrit de les r\u00e9citer avant la pri\u00e8re de Cha\u2019harit<\/em>, or les femmes sont dispens\u00e9es des mitsvot \u00ab\u00a0positives\u00a0\u00bb dont l\u2019accomplissement est soumis \u00e0 un temps d\u00e9termin\u00e9. Certains auteurs, il est vrai, estiment que, puisque les femmes sont tenues de r\u00e9citer la \u2018Amida, elles sont \u00e9galement tenues de dire les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>, afin de se pr\u00e9parer \u00e0 celle-ci. Toutefois, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, et quoique les femmes soient tenues de r\u00e9citer la \u2018Amida, elles ne sont pas oblig\u00e9es aux pr\u00e9parations<\/em> et aux introductions<\/em> dont la lecture ne conditionne pas la validit\u00e9 de la \u2018Amida, puisque s\u2019applique \u00e0 elles la dispense des mitsvot dont la pratique est conditionn\u00e9e par le temps. Et c\u2019est en ce sens que la r\u00e8gle est tranch\u00e9e\u00a0: les femmes ne sont pas tenues de dire les Pessouq\u00e9 dezimra<\/em>\u00a0; mais si l\u2019on veut donner \u00e0 sa pri\u00e8re une forme plus accomplie, on est autoris\u00e9 \u00e0 les dire avec leurs b\u00e9n\u00e9dictions, afin de se pr\u00e9parer avec perfection \u00e0 la \u2018Amida (comme nous l\u2019avons vu au chap. 2, note 10)[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n