{"id":2690,"date":"2000-03-16T00:03:56","date_gmt":"2000-03-15T22:03:56","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2690"},"modified":"2017-11-08T12:38:32","modified_gmt":"2017-11-08T10:38:32","slug":"03-16-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-16-03\/","title":{"rendered":"03. Le souvenir de la sortie d\u2019Egypte"},"content":{"rendered":"
C\u2019est une mitsva de la Torah que de se souvenir de la sortie d\u2019Egypte chaque jour, comme il est dit (Dt 16, 3)\u00a0: \u00ab\u00a0Afin que tu te souviennes du jour de ta sortie de la terre d\u2019Egypte tous les jours de ta vie\u00a0\u00bb. De l\u2019insistance de la Torah sur le mot kol<\/em> (\u00ab\u00a0tous<\/em> les jours de ta vie\u00a0\u00bb), nous apprenons que la mitsva de se souvenir de la sortie d\u2019Egypte s\u2019applique le jour et la nuit (Berakhot<\/em> 12b)[b]<\/a><\/sup>. On peut accomplir la mitsva en disant l\u2019un quelconque des versets de la Torah qui mentionnent la sortie d\u2019Egypte\u00a0; de m\u00eame, on peut accomplir la mitsva en mentionnant la sortie d\u2019Egypte dans sa langue maternelle. Mais les sages ont institu\u00e9 la lecture du paragraphe Vayomer<\/em> dans le cours de la r\u00e9citation du Ch\u00e9ma, cela pour deux raisons\u00a0: d\u2019une part, ce paragraphe mentionne la mitsva des tsitsit, qui rappelle l\u2019ensemble des mitsvot\u00a0; d\u2019autre part, la sortie d\u2019Egypte y est mentionn\u00e9e. Aussi a-t-on l\u2019usage de lire le paragraphe Vayomer<\/em> \u00e9galement la nuit. Il est vrai que, du point de vue des tsitsit, il n\u2019y aurait pas lieu de r\u00e9citer ce paragraphe la nuit (puisque le port des tsitsit n\u2019est une mitsva que de jour)\u00a0; mais du point de vue de la sortie d\u2019Egypte, il y a de toute fa\u00e7on lieu d\u2019en faire la lecture la nuit (cf. Berakhot<\/em> 14b\u00a0; Kessef Michn\u00e9<\/em>, lois du Ch\u00e9ma 1, 2-3).<\/p>\n Il existe une diff\u00e9rence entre la mitsva de lecture du Ch\u00e9ma et la mitsva du souvenir de la sortie d\u2019Egypte. En effet, on ne peut accomplir la mitsva de lecture du Ch\u00e9ma du matin que durant les trois premi\u00e8res heures du jour, car c\u2019est durant ce laps de temps que les gens se l\u00e8vent\u00a0; tandis que la mitsva de se souvenir de la sortie d\u2019Egypte durant le jour peut s\u2019accomplir tout le temps qu\u2019il fait jour. Simplement, conform\u00e9ment au d\u00e9cret des sages consistant \u00e0 lire les trois paragraphes du Ch\u00e9ma, nous accomplissons la mitsva du souvenir de la sortie d\u2019Egypte simultan\u00e9ment avec celle de lire le Ch\u00e9ma. Dans la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9yatsiv<\/em>, qui suit le Ch\u00e9ma du matin, et dans la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9\u00e9mouna<\/em> qui suit le Ch\u00e9ma du soir, on rappelle \u00e9galement la sortie d\u2019Egypte. Celui qui les r\u00e9cite s\u2019acquitte donc de la mitsva de se souvenir de la sortie d\u2019Egypte, m\u00eame s\u2019il ne lit pas le Ch\u00e9ma.<\/p>\n En ce qui concerne les femmes\u00a0: selon certains avis, puisque la mitsva de mentionner la sortie d\u2019Egypte se prolonge, de fa\u00e7on continue, le jour et la nuit, elle ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une mitsva conditionn\u00e9e par le temps\u00a0; aussi les femmes y sont-elles tenues. Par cons\u00e9quent, celles-ci doivent r\u00e9citer chaque jour, lors de la pri\u00e8re du matin, la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9yatsiv<\/em> et, lors de la pri\u00e8re du soir, la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9\u00e9mouna<\/em> (Maguen Avraham<\/em>). Toutefois, selon la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, puisqu\u2019il existe une mitsva particuli\u00e8re de rappeler la sortie d\u2019Egypte le jour, et une mitsva particuli\u00e8re de la rappeler la nuit, il s\u2019agit bien d\u2019un commandement conditionn\u00e9 par le temps\u00a0; aussi les femmes en sont-elles exempt\u00e9es (Chaagat Ary\u00e9<\/em> 13, Michna Beroura<\/em> 70, 2).<\/p>\n Quoi qu\u2019il en soit, celle qui voudra accomplir cette mitsva sera b\u00e9nie pour cela. En ce cas, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019accomplir la mitsva en r\u00e9citant la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9yatsiv<\/em>. En effet, le troisi\u00e8me paragraphe du Ch\u00e9ma (Vayomer<\/em>) est li\u00e9 \u00e0 la mitsva des tsitsit dont les femmes sont exempt\u00e9es, tandis que le th\u00e8me de la b\u00e9n\u00e9diction Emet v\u00e9yatsiv<\/em>, la D\u00e9livrance d\u2019Isra\u00ebl, appartient aux hommes comme aux femmes. De plus, si l\u2019on r\u00e9cite la \u2018Amida imm\u00e9diatement apr\u00e8s, on aura le grand avantage de juxtaposer la mention de la D\u00e9livrance \u00e0 la pri\u00e8re (cf. ci-apr\u00e8s, \u00a7 13).<\/p>\n