{"id":2740,"date":"2000-03-20T00:01:20","date_gmt":"2000-03-19T22:01:20","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2740"},"modified":"2017-11-09T10:24:55","modified_gmt":"2017-11-09T08:24:55","slug":"03-20-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-20-01\/","title":{"rendered":"01. Obligation des hommes de prier en communaut\u00e9 et \u00e0 la synagogue"},"content":{"rendered":"
Nos sages ont d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que les hommes doivent prier en minyan et \u00e0 la synagogue. Ils ont enseign\u00e9, de plus, que la Pr\u00e9sence divine r\u00e9side en tout lieu o\u00f9 dix Juifs sont assembl\u00e9s, quand ils se livrent \u00e0 une occupation sainte, comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Dieu se tient dans l\u2019assembl\u00e9e divine\u00a0\u00bb (Ps 82, 1), or un groupe de dix Juifs constitue ce que nous appelons assembl\u00e9e (\u2018eda<\/em>). Il est vrai que, m\u00eame lorsqu\u2019un seul Juif prie ou \u00e9tudie, la Pr\u00e9sence divine r\u00e9side aupr\u00e8s de lui\u00a0; mais il y a en cela diff\u00e9rents degr\u00e9s, et le degr\u00e9 sup\u00e9rieur est atteint lorsque dix Juifs se livrent ensemble \u00e0 une occupation sainte, car alors la saintet\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le davantage dans le monde (cf. Berakhot<\/em> 6a). D\u2019apr\u00e8s ce principe, nos sages ont d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019un quorum de dix personnes (minyan) serait requis pour toutes les pri\u00e8res et b\u00e9n\u00e9dictions ayant pour objet de sanctifier le nom de Dieu (devarim ch\u00e9biqdoucha<\/em>[a]<\/a><\/sup>). Parmi ces paroles consacr\u00e9es, on trouve la r\u00e9p\u00e9tition de la \u2018Amida par l\u2019officiant, la b\u00e9n\u00e9diction des pr\u00eatres (Birkat cohanim<\/em>)[b]<\/a><\/sup>, Barekhou<\/em>[c]<\/a><\/sup>, le Qaddich et la Qriat Ha-Torah<\/em>, lecture du rouleau de la Torah (M\u00e9guila<\/em> 23b)[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Nos ma\u00eetres enseignent encore que la pri\u00e8re de celui qui prie au sein d\u2019un minyan est entendue. Quand bien m\u00eame le fid\u00e8le ne se concentrerait pas tellement dans sa pri\u00e8re, celle-ci serait \u00e9cout\u00e9e d\u00e8s lors qu\u2019elle serait dite en communaut\u00e9 (Berakhot<\/em> 8a).<\/p>\n Il se trouve donc que le minyan pr\u00e9sente deux avantages\u00a0: le premier est que la Pr\u00e9sence divine repose sur l\u2019assembl\u00e9e, gr\u00e2ce \u00e0 quoi la pri\u00e8re est agr\u00e9\u00e9e\u00a0; le second est que, en son sein, on peut dire toutes les paroles consacr\u00e9es que nos sages ont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la pri\u00e8re communautaire\u00a0(La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl <\/em>2, 1-3).<\/p>\n Du fait que, par l\u2019interm\u00e9diaire du minyan, la Pr\u00e9sence divine r\u00e9side sur l\u2019assembl\u00e9e, il convient que chaque homme s\u2019efforce de figurer parmi les dix premiers arriv\u00e9s, car c\u2019est par leur biais que r\u00e9side la Pr\u00e9sence divine.<\/p>\n Quand c\u2019est \u00e0 la synagogue que le minyan est constitu\u00e9, son avantage est double, car il se trouve en un lieu qui a pour vocation d\u2019\u00eatre le cadre des paroles consacr\u00e9es (cf. Berakhot <\/em>6a\u00a0; 8a). La synagogue est appel\u00e9e \u00ab\u00a0petit temple\u00a0\u00bb (miqdach me\u2019at<\/em>), car sa saintet\u00e9 s\u2019apparente \u00e0 celle du Temple (Beit hamiqdach<\/em>), comme il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Je leur ai \u00e9t\u00e9 un petit sanctuaire\u00a0\u00bb (Ez 11, 16). Rabbi Yits\u2019haq commente\u00a0: \u00ab\u00a0Il s\u2019agit des synagogues et des maisons d\u2019\u00e9tude\u00a0\u00bb (M\u00e9guila<\/em> 29a).<\/p>\n Nous voyons donc que la pri\u00e8re collective \u00e0 la synagogue remplace, dans une certaine mesure, le service du Temple. En effet\u00a0: en un lieu o\u00f9 dix Juifs sont pr\u00e9sents, la Pr\u00e9sence divine demeure\u00a0; la saintet\u00e9 de la synagogue s\u2019apparente \u00e0 celle du Temple\u00a0; et les pri\u00e8res publiques ont \u00e9t\u00e9 institu\u00e9es en r\u00e9f\u00e9rence aux sacrifices publics.<\/p>\n Rabbi Chimon ben Laqich a dit\u00a0: \u00ab\u00a0Celui qui a une synagogue dans sa ville et ne va pas y prier est appel\u00e9 mauvais voisin. Non seulement cela, mais il provoque l\u2019exil, pour lui et ses enfants. Tandis que ceux qui viennent en avance \u00e0 la synagogue pour l\u2019office de Cha\u2019harit et qui tardent \u00e0 sortir apr\u00e8s l\u2019office d\u2019Arvit m\u00e9ritent la long\u00e9vit\u00e9\u00a0\u00bb (Berakhot<\/em> 8a\u00a0; Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 90, 11).<\/p>\n [b]<\/a>. Nb 6, 22-26.<\/li>\n [c]<\/a>. Bref passage dialogu\u00e9 entre l\u2019officiant et les fid\u00e8les.<\/li>\n
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