{"id":2791,"date":"2000-03-22T00:01:37","date_gmt":"2000-03-21T22:01:37","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2791"},"modified":"2017-11-09T11:23:09","modified_gmt":"2017-11-09T09:23:09","slug":"03-22-01","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-22-01\/","title":{"rendered":"01. La pri\u00e8re de Chabbat"},"content":{"rendered":"
La \u2018Amida de Chabbat comprend sept b\u00e9n\u00e9dictions. Le texte des trois premi\u00e8res et des trois derni\u00e8res est identique \u00e0 celui des jours de semaine\u00a0; en revanche, au lieu de treize b\u00e9n\u00e9dictions, la partie centrale ne comprend, le Chabbat, qu\u2019une b\u00e9n\u00e9diction particuli\u00e8re, sur le th\u00e8me de la saintet\u00e9 du jour.<\/p>\n
Certes, il y aurait eu lieu de r\u00e9citer, le Chabbat, toutes les b\u00e9n\u00e9dictions que l\u2019on dit les jours de semaine, et d\u2019en ajouter une, particuli\u00e8re, en l\u2019honneur du Chabbat. Mais nos sages n\u2019ont pas voulu peser sur le public en prolongeant davantage la pri\u00e8re\u00a0; ils ont donc abr\u00e9g\u00e9 le texte de la \u2018Amida et, au lieu de treize, ont institu\u00e9 une b\u00e9n\u00e9diction centrale unique. Toutefois, si, par erreur, on a commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions des jours ouvrables, et que l\u2019on s\u2019aper\u00e7oive de son erreur au milieu de l\u2019une d\u2019elles, on conclura la b\u00e9n\u00e9diction que l\u2019on \u00e9tait en train de r\u00e9citer, puis, seulement apr\u00e8s, on reviendra au texte sp\u00e9cifique au Chabbat. La raison en est que, dans le fond, il aurait convenu de r\u00e9citer l\u2019ensemble des b\u00e9n\u00e9dictions de semaine\u00a0; d\u00e8s lors, si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9citer l\u2019une d\u2019elles, il convient de la mener jusqu\u2019\u00e0 son terme (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 268, 2)[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n En ce qui concerne la b\u00e9n\u00e9diction centrale, propre au Chabbat, nos sages ont institu\u00e9 un texte particulier \u00e0 chaque \u2018Amida du saint jour\u00a0: Ata qidachta<\/em> (\u00ab\u00a0Tu as sanctifi\u00e9\u00a0\u00bb) pour la \u2018Amida de l\u2019office du soir (Arvit), Yisma\u2019h Moch\u00e9<\/em> (\u00ab\u00a0Que Mo\u00efse se r\u00e9jouisse\u00a0\u00bb) pour l\u2019office du matin (Cha\u2019harit), et Ata \u00e9\u2019had<\/em> (\u00ab\u00a0Tu es Un\u00a0\u00bb) pour l\u2019office de l\u2019apr\u00e8s-midi (Min\u2019ha). Si l\u2019on s\u2019est tromp\u00e9 et que l\u2019on ait r\u00e9cit\u00e9 l\u2019un de ces textes \u00e0 la place de l\u2019autre, en disant par exemple \u00e0 Arvit le texte de Min\u2019ha, on est quitte, puisque chacun de ces textes traite de la saintet\u00e9 du Chabbat. Mais si l\u2019erreur a consist\u00e9 \u00e0 dire, au lieu de la \u2018Amida de Chabbat, la \u2018Amida des jours de semaine, on n\u2019est pas quitte, puisque l\u2019on n\u2019a pas mentionn\u00e9 le Chabbat, et il faut donc recommencer la \u2018Amida, cette fois comme il convient. Si l\u2019on s\u2019aper\u00e7oit de son erreur avant d\u2019avoir conclu la \u2018Amida, on reviendra au d\u00e9but de la b\u00e9n\u00e9diction sp\u00e9cifique \u00e0 Chabbat, et de l\u00e0, on poursuivra sa \u2018Amida jusqu\u2019\u00e0 la fin (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 268, 5-6).<\/p>\n