{"id":2858,"date":"2000-03-24T00:05:54","date_gmt":"2000-03-23T22:05:54","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2858"},"modified":"2017-11-12T08:44:19","modified_gmt":"2017-11-12T06:44:19","slug":"03-24-05","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/03-24-05\/","title":{"rendered":"05. Dans quels cas il est permis de changer de rite"},"content":{"rendered":"
Comme nous l\u2019avons vu, on doit conserver les coutumes de ses anc\u00eatres, ce que nos ma\u00eetres illustrent par le verset\u00a0: \u00ab\u00a0N\u2019abandonne pas la loi de ta m\u00e8re\u00a0\u00bb (Pr 1, 8). Toutefois, la coutume n\u2019est pas plus importante que d\u2019autres principes, aussi arrive-t-il qu\u2019elle soit \u00e9cart\u00e9e. Par exemple, une personne qui sait avec certitude qu\u2019elle prierait avec moins de concentration dans telle synagogue, o\u00f9 l\u2019on suit le rite de ses anc\u00eatres, que dans telle autre, adepte d\u2019un autre rite, devrait choisir de prier dans la seconde synagogue, car l\u2019orientation de la pens\u00e9e (kavana<\/em>) constitue l\u2019essentiel de la pri\u00e8re (La Pri\u00e8re d\u2019Isra\u00ebl<\/em>, chap. 6, note 2). Toutefois, en cas de doute, il vaut mieux prier dans la synagogue correspondant \u00e0 l\u2019usage de ses anc\u00eatres car, \u00e0 long terme, il est vraisemblable que ce sera pr\u00e9cis\u00e9ment dans le cadre du rituel de ses anc\u00eatres que l\u2019on se concentrera le mieux. En effet, il arrive que, durant son jeune \u00e2ge, on n\u2019estime pas \u00e0 sa juste valeur sa relation au rituel de ses p\u00e8res\u00a0; cependant, avec le temps, on d\u00e9couvre \u00e0 quel point on est li\u00e9 \u00e0 ce rituel, et l\u2019on regrette d\u2019en avoir chang\u00e9 sans y r\u00e9fl\u00e9chir avec assez de profondeur.<\/p>\n Quand on a le choix entre deux synagogues\u00a0: l\u2019une o\u00f9 l\u2019on prie selon l\u2019usage de ses p\u00e8res mais o\u00f9 l\u2019on n\u2019a pas institu\u00e9 de cours de Torah, l\u2019autre o\u00f9 l\u2019on prie suivant un autre rite, mais o\u00f9 l\u2019on donne des cours de Torah\u00a0; si l\u2019on estime que, par le fait de prier \u00e0 la synagogue o\u00f9 sont organis\u00e9s des cours, on aura le m\u00e9rite d\u2019\u00e9tudier la Torah davantage, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019y prier, bien que la communaut\u00e9 prie selon un autre usage. Car malgr\u00e9 l\u2019importance de la conservation des coutumes, l\u2019\u00e9tude de la Torah importe plus que tout. De m\u00eame, pour le choix d\u2019une y\u00e9chiva<\/em>[e]<\/a><\/sup>ou de quelque autre institution \u00e9ducative, il ne faut pas d\u00e9cider de son lieu d\u2019\u00e9tude en fonction du rite de pri\u00e8re\u00a0; la question \u00e0 se poser est\u00a0: o\u00f9 pourra-t-on s\u2019\u00e9duquer le mieux \u00e0 la Torah, aux bons traits de caract\u00e8re (midot<\/em>)\u00a0 et \u00e0 la pratique des mitsvot\u00a0?<\/p>\n Il arrive aussi que l\u2019on doive choisir entre deux synagogues, l\u2019une appartenant au rite de ses p\u00e8res, mais o\u00f9 l\u2019on craint de ne pouvoir \u00e9tablir de liens avec l\u2019assembl\u00e9e des fid\u00e8les \u2013 du fait qu\u2019ils sont plus \u00e2g\u00e9s ou plus jeunes que soi, ou qu\u2019ils sont trop peu nombreux, ou pour quelque autre raison\u00a0\u2013, l\u2019autre appartenant \u00e0 un autre rite, mais avec une communaut\u00e9 bien constitu\u00e9e, avec laquelle on pourrait davantage se lier. Si l\u2019on pense qu\u2019en\u00a0 participant aux offices de la seconde synagogue, son lien avec la communaut\u00e9 religieuse ira en se resserrant, et que par cela son niveau spirituel s\u2019\u00e9l\u00e8vera, ou sera tout au moins conserv\u00e9, il sera pr\u00e9f\u00e9rable de prier avec cette communaut\u00e9, bien qu\u2019elle ne prie pas suivant l\u2019usage de ses a\u00efeux[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n