Torat Hamo\u2019adim<\/em> 1, 4.<\/p>\nDans son commentaire, le Gaon de Vilna \u00e9crit que, selon la Gu\u00e9mara, le motif essentiel de la position de Hillel et son \u00e9cole est que l\u2019on s\u2019\u00e9l\u00e8ve en saintet\u00e9<\/em>. Et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire qu\u2019il soit manifeste que l\u2019on se trouve tel ou tel jour, le principal \u00e9tant la progression quotidienne<\/em>. Par cons\u00e9quent, le Gaon de Vilna ne retient pas la crainte formul\u00e9e par Tossephot\u00a0<\/em>; si bien que, m\u00eame quand tout le monde allume \u00e0 la porte de la maison, l\u2019allumage doit tenir compte du nombre des membres de la maisonn\u00e9e et du nombre des jours.<\/p>\nCertains auteurs soutiennent qu\u2019une lecture pr\u00e9cise de Ma\u00efmonide indique que, pour celui-ci, un seul membre de la famille doit allumer pour tous, tandis que la coutume ashk\u00e9naze, conforme aux vues du Maharil, veut que chacun allume ses propres veilleuses et r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction. Dans son Meloumd\u00e9 Mil\u2019hama<\/em> (p. 232), le Rav Rabinowitz \u00e9crit que, si l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la version de Ma\u00efmonide \u00e9dit\u00e9e par le Rav Kapah, il appara\u00eet que la coutume ashk\u00e9naze est exactement conforme \u00e0 l\u2019opinion de Ma\u00efmonide.<\/p>\nLe Tour\u00e9 Zahav<\/em> 677, 1 et le Maguen Avraham<\/em> 677, 9 expliquent que, d\u00e8s lors que les membres de la maisonn\u00e9e n\u2019ont pas l\u2019intention de s\u2019acquitter de la b\u00e9n\u00e9diction par celle que prononce le chef de famille, ils peuvent r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction pour l\u2019allumage de leurs propres veilleuses. Ce qui laisse bien entendre que, n\u2019\u00e9tait-ce cela, ils ne pourraient point dire la b\u00e9n\u00e9diction, car il n\u2019est pas d\u2019usage de r\u00e9citer une b\u00e9n\u00e9diction pour un simple embellissement de la mitsva. Mais le Sfat Emet<\/em> sur Chabbat <\/em>21b cite une th\u00e8se selon laquelle, fondamentalement, les sages consid\u00e9raient que l\u2019usage de m\u00e9hadrin min ham\u00e9hadrin<\/em> impliquait que chacun r\u00e9cite la b\u00e9n\u00e9diction, bien que l\u2019on soit d\u00e9j\u00e0 essentiellement quitte de la mitsva.<\/p>\nLes avis sont \u00e9galement partag\u00e9s quant au cas suivant\u00a0: si l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 allum\u00e9 une veilleuse unique, en pronon\u00e7ant la b\u00e9n\u00e9diction, et que l\u2019on obtienne ensuite des veilleuses suppl\u00e9mentaires, permettant d\u2019atteindre le nombre requis selon l\u2019usage de m\u00e9hadrin min ham\u00e9hadrin<\/em>, devra-t-on r\u00e9p\u00e9ter la b\u00e9n\u00e9diction en allumant ces veilleuses nouvelles, destin\u00e9es \u00e0 l\u2019embellissement de la mitsva\u00a0? Selon le Elya Rabba<\/em>, on r\u00e9p\u00e8tera la b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; selon le Peri \u2018Hadach<\/em>, fin du chap. 672, on ne la r\u00e9p\u00e8tera pas. C\u2019est en ce dernier sens qu\u2019inclinent les responsa de Rabbi Aqiba Eiger, deuxi\u00e8me \u00e9dition, chap. 13, lequel se fonde sur la le\u00e7on que l\u2019on peut tirer du Tour\u00e9 Zahav<\/em> et du Maguen Avraham<\/em>.<\/p>\nIl faut se demander quelle r\u00e8gle s\u2019applique dans le cas o\u00f9 les membres de la famille, pensant d\u2019abord qu\u2019ils feraient eux-m\u00eames l\u2019allumage, n\u2019allument finalement pas\u00a0: l\u2019allumage effectu\u00e9 par le chef de famille\u00a0les acquitte-t-il ? \u00c0 notre humble avis, il semble qu\u2019ils sont quittes a posteriori, car la mitsva consiste dans le fait qu\u2019une veilleuse soit allum\u00e9e \u00e0 la maison, or en pratique celle-ci est effectivement allum\u00e9e\u00a0: m\u00eame \u00e0 leur corps d\u00e9fendant, ils se sont rendu quittes de la mitsva, strictement entendue, sans enjolivement (hidour<\/em>) suppl\u00e9mentaire. Quant \u00e0 leur intention de ne pas se rendre quittes, comme le notent le Tour\u00e9 Zahav<\/em> et le Maguen Avraham<\/em>, elle ne porte que sur le hidour<\/em>, consistant \u00e0 allumer soi-m\u00eame et \u00e0 r\u00e9citer soi-m\u00eame la b\u00e9n\u00e9diction\u00a0; il n\u2019en reste pas moins qu\u2019ils sont quittes de la mitsva prise en elle-m\u00eame. Ce point m\u00e9rite approfondissement. Il est \u00e9vident que telle est la r\u00e8gle selon les vues du Sfat Emet<\/em>. De plus, en mati\u00e8re de r\u00e8gle rabbinique, nous avons pour principe qu\u2019un fait pr\u00e9sent peut voir son statut juridique suspendu \u00e0 la survenance d\u2019un fait \u00e0 venir (yech breira be-derabbanan<\/em>).<\/p>\n[2]<\/a>. Le motif selon lequel la femme est comme une autre partie de l\u2019homme (ichto kegoufo<\/em>) est cit\u00e9 par de nombreux A\u2019haronim, parmi lesquels le Michna Beroura <\/em>671, 9 et 675, 9, et le Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 671, 16. Plusieurs raisons sont invoqu\u00e9es pour expliquer l\u2019usage selon lequel, dans nombre de familles, les filles n\u2019allument pas de veilleuses. Selon le \u2018Hatam Sofer, Chabbat<\/em> 21b, puisqu\u2019on a coutume d\u2019allumer \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, il ne serait pas pudique que les filles sortent et s\u2019exposent ainsi. Pour le Michm\u00e9ret Chalom<\/em> 48, 2, puisque la m\u00e8re n\u2019allume pas, il ne serait pas poli que ses propres filles allument. D\u2019autres disent que l\u2019allumage fait par les enfants a simplement un but \u00e9ducatif\u00a0; or les filles n\u2019allumeront pas quand elles grandiront, puisqu\u2019elles seront acquitt\u00e9es par leur mari\u00a0; elles n\u2019ont donc pas lieu, non plus, d\u2019allumer quand elles sont petites (cf. Miqra\u00e9 Qodech<\/em> du Rav Frank, chap. 14, Yem\u00e9 Ha\u2019hanouka<\/em> 8, 3, Torat Hamo\u2019adim<\/em> 2, 1-3).<\/p>\nSi elles le veulent, elles peuvent cependant allumer et dire la b\u00e9n\u00e9diction, comme le rapporte le Michna Beroura<\/em> 675, 9. En effet, selon la coutume ashk\u00e9naze, les femmes sont autoris\u00e9es \u00e0 accomplir, en les assortissant de leur b\u00e9n\u00e9diction, les mitsvot dont elles sont dispens\u00e9es. Cela est vrai \u00e0 plus forte raison pour l\u2019allumage de \u2018Hanouka, mitsva \u00e0 laquelle les femmes sont tenues. Comme il y a des femmes c\u00e9libataires et des veuves habitant seules, les filles ont lieu de s\u2019habituer \u00e0 allumer les veilleuses, quand elles habitent chez leurs parents, et \u00e0 dire la b\u00e9n\u00e9diction. Selon la coutume s\u00e9farade majoritaire, une seule personne proc\u00e8de \u00e0 l\u2019allumage dans chaque maison\u00a0; et si la femme souhaite allumer elle aussi, elle peut le faire sans dire la b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Selon la coutume ashk\u00e9naze, pour accomplir la mitsva de la fa\u00e7on la plus accomplie (m\u00e9hadrin min ham\u00e9hadrin), il faut que chacun des membres de la maisonn\u00e9e proc\u00e8de \u00e0 l\u2019allumage, sur sa propre \u2018hanoukia, en assortissant cet allumage de sa b\u00e9n\u00e9diction. 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04. Coutume ashk\u00e9naze\u00a0: hommes, femmes et enfants - Pnin\u00e9 Halakha<\/title>\n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n \n\t \n\t \n\t \n