{"id":2924,"date":"2016-05-12T00:15:51","date_gmt":"2016-05-11T21:15:51","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2924"},"modified":"2018-03-19T10:14:40","modified_gmt":"2018-03-19T08:14:40","slug":"05-12-15","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-12-15\/","title":{"rendered":"15. Allumage des veilleuses dans des lieux publics"},"content":{"rendered":"
Nombreux sont ceux qui ont coutume de donner un suppl\u00e9ment de perfection \u00e0 la mitsva de publier le miracle, en allumant une \u2018hanoukia<\/em> en tout lieu o\u00f9 se rassemblent des gens\u00a0: \u00e0 un mariage, une bar-mitsva, une bat-mitsva (c\u00e9l\u00e9bration de la majorit\u00e9 religieuse d\u2019une fille), ou encore lorsqu\u2019on se rassemble lors d\u2019une f\u00eate donn\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de \u2018Hanouka, ou lors d\u2019une conf\u00e9rence. La question qui se pose est de savoir s\u2019il est permis de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions, pour un allumage fait en de telles occasions.<\/p>\n Selon de nombreux ma\u00eetres de notre g\u00e9n\u00e9ration, on ne r\u00e9cite pas les b\u00e9n\u00e9dictions pour un allumage fait en de telles c\u00e9l\u00e9brations, car ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 la synagogue qu\u2019il est de coutume de faire un allumage public assorti de ses b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0; il ne nous revient pas, en revanche, de cr\u00e9er de nouvelles coutumes, pour d\u2019autres lieux\u00a0; et celui qui dirait ces b\u00e9n\u00e9dictions en un autre lieu les prononcerait en vain. Il se peut que, si l\u2019on a coutume de proc\u00e9der \u00e0 un allumage \u00e0 la synagogue pr\u00e9cis\u00e9ment, ce soit en souvenir du chandelier que l\u2019on allumait au Temple, la m\u00e9nora<\/em>. En effet, la synagogue est consid\u00e9r\u00e9e comme un petit temple<\/em> (miqdach m\u00e9\u2019at<\/em>). Il n\u2019y a donc pas lieu de proc\u00e9der, en d\u2019autres endroits, \u00e0 un allumage assorti de ses b\u00e9n\u00e9dictions.<\/p>\n Cependant, selon certains d\u00e9cisionnaires, il est permis, en tout lieu de r\u00e9union publique, de faire un allumage et d\u2019en r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions, car la coutume consistant \u00e0 allumer des veilleuses \u00e0 la synagogue a pour motif la publication du miracle<\/em>. Aussi y a-t-il lieu de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions de l\u2019allumage en tout lieu de r\u00e9union publique. Il est toutefois pr\u00e9f\u00e9rable de faire, en un tel lieu, les offices de Min\u2019ha et d\u2019Arvit, voire d\u2019Arvit seulement\u00a0: alors, ce lieu sera consid\u00e9r\u00e9, dans une certaine mesure, comme une synagogue, et l\u2019on pourra d\u00e8s lors proc\u00e9der \u00e0 l\u2019allumage et r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions, comme il est d\u2019usage.<\/p>\n En pratique, ceux qui veulent s\u2019appuyer sur l\u2019opinion selon laquelle on peut r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions y sont autoris\u00e9s. S\u2019il se trouve aussi, dans cette r\u00e9union, des personnes non pratiquantes, qui n\u2019ont peut-\u00eatre pas allum\u00e9 leurs veilleuses chez elles, il importe grandement d\u2019allumer les veilleuses \u00e0 cette occasion, en r\u00e9citant les b\u00e9n\u00e9dictions. En effet, c\u2019est seulement dans le cas o\u00f9 l\u2019allumage se fait avec ses b\u00e9n\u00e9dictions que tous les participants y pr\u00eateront attention, \u00e9coutant les b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0; ce n\u2019est qu\u2019alors que le miracle sera manifeste \u00e0 leurs yeux, et qu\u2019ils apprendront \u00e0 accomplir la mitsva. Si c\u2019est possible, il est pr\u00e9f\u00e9rable de confier l\u2019honneur d\u2019allumer et de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions \u00e0 un Juif qui n\u2019a pas l\u2019habitude de pratiquer les mitsvot. De cette fa\u00e7on, il sera manifeste que les mitsvot sont l\u2019h\u00e9ritage de tout le peuple juif\u00a0: pratiquants et non pratiquants tous ensemble[18]<\/a><\/sup>.<\/p>\n