{"id":2928,"date":"0216-05-13T00:02:20","date_gmt":"0216-05-12T21:41:40","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2928"},"modified":"2018-03-19T10:33:12","modified_gmt":"2018-03-19T08:33:12","slug":"05-13-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-13-02\/","title":{"rendered":"02. Lieu de l\u2019allumage pour ceux qui habitent une maison particuli\u00e8re"},"content":{"rendered":"
Du d\u00e9cret des sages, il ressort qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 craindre, autrefois, que le vent n\u2019\u00e9teigne les veilleuses de \u2018Hanouka allum\u00e9es \u00e0 la porte de chez soi. En effet, les maisons \u00e9taient construites serr\u00e9es les unes contre les autres, et nombre de villes et de cours \u00e9taient entour\u00e9es de murailles, si bien qu\u2019aucun vent fort ne soufflait entre les b\u00e2tisses. Aussi pouvait-on allumer les veilleuses de \u2018Hanouka sur le seuil des maisons ou des cours, sans crainte d\u2019extinction. De nos jours, par contre, si l\u2019on allumait les veilleuses sur le seuil de sa demeure, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, le vent les \u00e9teindrait. Le seul moyen de prot\u00e9ger les veilleuses est de les allumer dans une \u2018hanoukia<\/em> entour\u00e9e de vitres de verre.<\/p>\n Toutefois, nous ne voyons pas que les sages nous aient oblig\u00e9s \u00e0 faire l\u2019acquisition d\u2019une structure de verre pour accomplir la mitsva d\u2019allumage de \u2018Hanouka. Par cons\u00e9quent, si l\u2019on ne souhaite pas acheter une \u2018hanoukia<\/em> entour\u00e9e de verre, on sera fond\u00e9 \u00e0 faire l\u2019allumage \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la maison. Et si l\u2019on allume ses veilleuses devant la fen\u00eatre donnant sur le domaine public, on aura accompli la publication du miracle au m\u00eame titre que ceux qui font l\u2019allumage \u00e0 la porte de leur maison. Simplement, on n\u2019aura pas accompli le suppl\u00e9ment de perfection (hidour<\/em>) indiqu\u00e9 par nos sages, consistant \u00e0 allumer la \u2018hanoukia<\/em> du c\u00f4t\u00e9 gauche de la porte (en entrant), afin que ceux qui entrent dans la maison soient entour\u00e9s de mitsvot\u00a0: la m\u00e9zouza<\/em> \u00e0 droite et les veilleuses \u00e0 gauche. Ceux qui souhaitent accomplir la mitsva en tenant compte de toutes ses perfections se procureront donc une \u2018hanoukia<\/em> entour\u00e9e de vitres\u00a0; ils pourront ainsi allumer leurs veilleuses \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de la maison, du c\u00f4t\u00e9 gauche de la porte. Quand plusieurs membres de la famille proc\u00e8dent \u00e0 l\u2019allumage \u2013 conform\u00e9ment \u00e0 la coutume ashk\u00e9naze (cf. ci-dessus, chap. 12 \u00a7 3-4), on fera en sorte que chaque \u2018hanoukia<\/em> soit visible en elle-m\u00eame, afin que le nombre de veilleuses correspondant au jour soit discernable. Une autre possibilit\u00e9 consiste, pour les membres de la famille autres que le p\u00e8re de famille, \u00e0 allumer leurs veilleuses aux fen\u00eatres de la maison[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Autrefois, comme nous l\u2019avons vu ci-dessus (\u00a71), de nombreuses personnes habitaient dans des maisons dot\u00e9es de cours entour\u00e9es d\u2019une muraille, dans laquelle \u00e9tait perc\u00e9 un portail par lequel on sortait dans la rue. Dans ces conditions, la cour \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme la continuation de la maison, et le lieu indiqu\u00e9 pour l\u2019allumage \u00e9tait le portail de la cour, du c\u00f4t\u00e9 ext\u00e9rieur. Mais de nos jours, les cours ne sont plus entour\u00e9es de murailles\u00a0; aussi, la porte o\u00f9 il faut allumer les veilleuses est celle de l\u2019entr\u00e9e de la maison[2]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Quand la porte de la maison se trouve plac\u00e9e de telle fa\u00e7on qu\u2019on ne la voit pas tellement depuis la rue, et que, en revanche, on verrait davantage les veilleuses depuis la rue si elles \u00e9taient allum\u00e9es \u00e0 la fen\u00eatre, certains estiment n\u00e9anmoins pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer \u00e0 la porte de la maison, car c\u2019est ce qu\u2019ont d\u2019abord d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 les sages, afin que ceux qui entrent dans la maison soient entour\u00e9s de mitsvot. D\u2019autres estiment qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer \u00e0 la fen\u00eatre, car le d\u00e9cret des sages a pour propos essentiel de publier le miracle, or davantage de gens verront les veilleuses si elles sont plac\u00e9es devant la fen\u00eatre. Il semble, en pratique, qu\u2019allumer \u00e0 la fen\u00eatre apporte davantage de perfection \u00e0 l\u2019accomplissement de la mitsva\u00a0; mais allumer \u00e0 la porte pr\u00e9sente aussi un avantage[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n La Gu\u00e9mara (Chabbat <\/em>21b) nous enseigne qu\u2019en cas de danger on a coutume d\u2019allumer les veilleuses sur une table, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la maison. Cependant, quand le danger n\u2019\u00e9tait pas tellement grand, on pr\u00e9f\u00e9rait allumer, certes \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, mais pr\u00e8s de la porte, \u00e0 gauche en entrant. C\u2019est ce qu\u2019\u00e9crit le Rama 671, 7. Le Or Zaroua<\/em> s\u2019\u00e9tonne de ce que l\u2019on ne soit pas revenu \u00e0 un allumage ext\u00e9rieur, apr\u00e8s que le danger eut disparu. Selon le \u2018Itour<\/em>, d\u00e8s lors que l\u2019on a pris l\u2019usage d\u2019allumer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, on a maintenu cet usage, m\u00eame quand le danger a disparu. Certains ont gard\u00e9 cet usage jusqu\u2019\u00e0 nos jours, comme le rapportent le Min\u2019hat Yits\u2019haq<\/em> VI 66, le Yem\u00e9 Ha\u2019hanouka<\/em> 3, 2 et le Pisq\u00e9 Techouvot<\/em> 671, note 11. Cf. Torat Hamo\u2019adim<\/em> 3, 4, selon lequel c\u2019est l\u00e0 l\u2019usage dans la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s s\u00e9farades. Quoi qu\u2019il en soit, il ressort de la Gu\u00e9mara et des Richonim qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer \u00e0 la porte de la maison, du c\u00f4t\u00e9 ext\u00e9rieur, ou \u00e0 une fen\u00eatre de la maison, visible depuis le domaine public\u00a0; car ces deux possibilit\u00e9s trouvent leur source dans la Gu\u00e9mara Chabbat<\/em> 21b, et par elles le miracle est davantage rendu public.<\/p>\n
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