{"id":2938,"date":"2016-05-13T00:07:15","date_gmt":"2016-05-12T21:07:15","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2938"},"modified":"2018-03-19T10:35:37","modified_gmt":"2018-03-19T08:35:37","slug":"05-13-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-13-07\/","title":{"rendered":"07. Faut-il attendre un membre de la famille qui tarde \u00e0 rentrer\u00a0?"},"content":{"rendered":"
Dans de nombreuses familles, une question se pose\u00a0: que convient-il de faire quand le p\u00e8re de famille ne peut revenir de son travail d\u00e8s la tomb\u00e9e de la nuit\u00a0? Est-il pr\u00e9f\u00e9rable que son \u00e9pouse allume les veilleuses \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, ou qu\u2019elle attende son retour\u00a0?<\/p>\n
Si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte r\u00e8gle de halakha, il n\u2019est pas obligatoire que les deux \u00e9poux soient pr\u00e9sents au moment de l\u2019allumage des veilleuses. Quand la femme, ou le mari, allume les veilleuses au domicile conjugal, l\u2019autre conjoint s\u2019acquitte \u00e9galement de son obligation. Par cons\u00e9quent, il est pr\u00e9f\u00e9rable, de prime abord, que la femme allume les veilleuses \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. Toutefois, en pratique, dans la majorit\u00e9 des cas, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019attendre le retour du conjoint. Trois situations principales peuvent en effet d\u00e9cider du report de l\u2019allumage au retour du conjoint.<\/p>\n
La premi\u00e8re\u00a0: dans le cas o\u00f9 le mari n\u2019est pas en mesure d\u2019entendre les b\u00e9n\u00e9dictions de l\u2019allumage \u00e0 la synagogue ou en quelque autre endroit. En effet, selon certains auteurs, bien que l\u2019allumage fait par son \u00e9pouse permette de se rendre quitte de son obligation d\u2019allumer<\/em>, on ne sera pas quitte pour autant de l\u2019obligation de reconnaissance (hodaa<\/em>) envers Dieu, tant que l\u2019on n\u2019aura pas entendu la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9\u2019assa nissim<\/em> (\u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-Tu\u2026 qui produisis des miracles en faveur de nos p\u00e8res\u2026\u00a0\u00bb). Par cons\u00e9quent, si le mari ne peut entendre les b\u00e9n\u00e9dictions nulle part, il sera pr\u00e9f\u00e9rable que la femme l\u2019attende (la r\u00e8gle est la m\u00eame quand la femme n\u2019est pas rentr\u00e9e \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit).<\/p>\n Second cas\u00a0: si le mari risque d\u2019\u00eatre vex\u00e9 ou attrist\u00e9 qu\u2019on allume en son absence. De m\u00eame, si la femme doit rentrer tard, et qu\u2019elle risque d\u2019\u00eatre attrist\u00e9e ou vex\u00e9e qu\u2019on ne l\u2019attende pas.<\/p>\n Troisi\u00e8me cas\u00a0: quand il est \u00e0 craindre que, si l\u2019on n\u2019attend pas le conjoint, son attachement \u00e0 la mitsva risque de s\u2019en trouver atteint. Cette consid\u00e9ration peut entrer en jeu quand c\u2019est r\u00e9guli\u00e8rement que le conjoint rentre tard de son travail\u00a0: si, tous les jours, ou la majorit\u00e9 des jours, il n\u2019est pas pr\u00e9sent au moment de l\u2019allumage, sa relation \u00e0 la mitsva risque d\u2019en \u00eatre affect\u00e9e.<\/p>\n Cette troisi\u00e8me consid\u00e9ration est particuli\u00e8rement cruciale pour ceux qui suivent la coutume majoritaire des communaut\u00e9s s\u00e9farades, (cf. ci-dessus, chap. 12 \u00a7 3), selon laquelle un seul membre de la famille allume les veilleuses. De m\u00eame, quand il est \u00e0 craindre que, en n\u2019attendant pas le retour de ses fils ou de ses filles \u00e0 la maison, leur lien \u00e0 la mitsva ne s\u2019affaiblisse, il est pr\u00e9f\u00e9rable de les attendre.<\/p>\n C\u2019est donc seulement dans le cas o\u00f9 celui qui tarde \u00e0 rentrer pourra entendre les b\u00e9n\u00e9dictions de l\u2019allumage en un autre lieu, et o\u00f9 un tel retard est l\u2019exception, de sorte qu\u2019il n\u2019est pas \u00e0 craindre d\u2019entrave \u00e0 la paix du foyer, ni d\u2019atteinte \u00e0 sa relation \u00e0 la mitsva, qu\u2019il sera pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer les veilleuses au moment le plus choisi, qui est la tomb\u00e9e de la nuit. En revanche, dans les autres cas, il vaudra mieux attendre le retour du conjoint, voire, pour ce qui concerne la coutume s\u00e9farade, le retour des autres membres de la famille. En tout \u00e9tat de cause, m\u00eame alors, il ne faudra pas reporter l\u2019allumage des veilleuses au-del\u00e0 de 21 h. De plus, les membres de la famille devront s\u2019abstenir de prendre un repas \u00ab\u00a0r\u00e9gulier\u00a0\u00bb depuis la demi-heure qui pr\u00e9c\u00e8de l\u2019apparition des \u00e9toiles, jusqu\u2019\u00e0 ce que la mitsva d\u2019allumage soit accomplie (comme nous l\u2019avons vu au chap. 12 \u00a7 10)[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n