{"id":2951,"date":"2016-05-13T00:13:55","date_gmt":"2016-05-12T21:13:55","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=2951"},"modified":"2018-03-19T10:38:43","modified_gmt":"2018-03-19T08:38:43","slug":"05-13-13","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-13-13\/","title":{"rendered":"13. Pensionnaires de y\u00e9chiva, soldats et \u00e9tudiants"},"content":{"rendered":"
Les \u00e9tudiants de y\u00e9chiva (institut d\u2019\u00e9tude talmudique) qui dorment \u00e0 l\u2019internat et prennent leurs repas \u00e0 la salle \u00e0 manger doivent allumer les veilleuses de \u2018Hanouka dans leur chambre. Cela, parce qu\u2019ils ont l\u2019habitude d\u2019y rester longtemps, et parce que cette chambre leur est particuli\u00e8re. Si leur chambre comprend une fen\u00eatre donnant sur le domaine public, ils allumeront leur \u2018hanoukia<\/em> pr\u00e8s d\u2019elle, afin de publier le miracle. S\u2019il n\u2019y a pas de fen\u00eatre donnant sur le domaine public, il sera bon d\u2019allumer du c\u00f4t\u00e9 gauche de la porte en entrant, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la chambre, afin que l\u2019on ait la m\u00e9zouza<\/em> \u00e0 droite et la \u2018hanoukia<\/em> \u00e0 gauche[21]<\/a><\/sup>.<\/p>\n S\u2019agissant de la coutume s\u00e9farade, un doute appara\u00eet\u00a0: en effet, selon la coutume s\u00e9farade, le suppl\u00e9ment de perfection (le hidour<\/em>) apport\u00e9 \u00e0 la mitsva consiste dans le fait que le chef de famille allume pour tous les membres de la maisonn\u00e9e. Dans ces conditions, selon de nombreux d\u00e9cisionnaires, un \u00e9l\u00e8ve de y\u00e9chiva, bien qu\u2019il habite dans l\u2019\u00e9tablissement, n\u2019en a pas moins son domicile principal chez ses parents, puisque c\u2019est l\u00e0 qu\u2019il revient r\u00e9guli\u00e8rement\u00a0; de m\u00eame, quand il est malade, il revient chez ses parents. Aussi s\u2019acquitte-t-il de son obligation par l\u2019allumage effectu\u00e9 par son p\u00e8re.<\/p>\n Mais d\u2019autres disent que, puisque, la majorit\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e, l\u2019\u00e9tudiant habite \u00e0 la y\u00e9chiva, il doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une personne ind\u00e9pendante, qui a un domicile \u00e0 part enti\u00e8re, et qui doit allumer des veilleuses et r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions. Simplement, suivant l\u2019usage s\u00e9farade, un des \u00e9tudiants habitant la chambre allumera pour tous ses camarades de chambr\u00e9e\u00a0; quant \u00e0 ceux-ci, ils doivent poss\u00e9der une part dans les veilleuses. Pour cela, ils doivent, avant l\u2019allumage, faire tour \u00e0 tour un acte d\u2019acquisition (qinyan<\/em>), ou verser une pi\u00e8ce de monnaie \u00e0 ce titre[22]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Semblable au statut des \u00e9tudiants de y\u00e9chiva est celui des soldats, et celui des \u00e9tudiants d\u2019universit\u00e9. Suivant la coutume ashk\u00e9naze et d\u2019une partie des communaut\u00e9s s\u00e9farades, ils doivent allumer les veilleuses de \u2018Hanouka dans leur chambre et r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0; tandis que, pour de nombreux S\u00e9farades, on s\u2019appuiera sur l\u2019allumage fait par ses parents, et si personne d\u2019autre qu\u2019eux ne peut allumer dans leur chambre, ils feront eux-m\u00eames l\u2019allumage des veilleuses, mais sans dire les b\u00e9n\u00e9dictions.<\/p>\n La r\u00e8gle est la m\u00eame pour les jeunes filles qui \u00e9tudient dans une \u00e9cole sup\u00e9rieure (mikhlala<\/em>) ou \u00e0 l\u2019universit\u00e9, et qui habitent \u00e0 l\u2019internat, ou dans un appartement lou\u00e9. Selon la coutume ashk\u00e9naze et celle d\u2019une partie des S\u00e9farades, elles proc\u00e8deront \u00e0 l\u2019allumage, assorti de ses b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0; selon la coutume d\u2019un grand nombre de S\u00e9farades, elles s\u2019appuieront sur l\u2019allumage de leurs parents. Et si personne d\u2019autre ne fait l\u2019allumage dans leur chambre ou leur appartement, elles le feront elles-m\u00eames sans dire la b\u00e9n\u00e9diction[23]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Pour la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, il est pr\u00e9f\u00e9rable d\u2019allumer dans les chambres. Bien que, selon le Rama 677, 1, la pi\u00e8ce principale soit la salle \u00e0 manger, et que le \u2018Hazon Ich<\/em> estime aussi qu\u2019il vaut mieux y faire l\u2019allumage, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires pr\u00e9conisent d\u2019allumer dans la chambre, car la salle \u00e0 manger est comparable \u00e0 un restaurant collectif, tandis que la chambre est davantage destin\u00e9e \u00e0 un usage priv\u00e9. C\u2019est en ce sens que tranchent le Min\u2019hat Yits\u2019haq<\/em> VII 48, le Ch\u00e9vet Hal\u00e9vi<\/em> III 83, le Az Nidberou<\/em> V 38 et d\u2019autres. Et tel est l\u2019usage au Merkaz Harav. (Certains, exigeants, prennent \u00e0 \u2018Hanouka leur principal repas dans leur chambre, de mani\u00e8re \u00e0 allumer dans la pi\u00e8ce qui leur est principale, selon tous les avis\u00a0; cf. Hilkhot \u2018Hag Be\u2019hag<\/em> 4, 8.)<\/p>\n
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