{"id":3104,"date":"2016-05-08T00:04:38","date_gmt":"2016-05-07T21:04:38","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3104"},"modified":"2018-03-18T11:35:19","modified_gmt":"2018-03-18T09:35:19","slug":"05-08-04","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-08-04\/","title":{"rendered":"04. Ecouter de la musique \u00e0 partir d\u2019un appareil \u00e9lectrique domestique"},"content":{"rendered":"
Selon certains, de m\u00eame qu\u2019il est interdit d\u2019\u00e9couter de la musique instrumentale en concert durant les trois semaines, de m\u00eame est-il interdit d\u2019en \u00e9couter par le biais d\u2019appareils de diffusion \u00e9lectriques domestiques[c]<\/a><\/sup>. Seule l\u2019\u00e9coute de chants a cappella (sans accompagnement instrumental) est permise, durant l\u2019omer<\/em> comme durant les trois semaines. C\u2019est la directive que donnent plusieurs grands d\u00e9cisionnaires (Igrot Moch\u00e9, Yor\u00e9 D\u00e9\u2019a<\/em> II 137, Ye\u2019hav\u00e9 Da\u2019at<\/em> VI 34). Un d\u00e9cisionnaire interdit m\u00eame l\u2019\u00e9coute de chants sans accompagnement d\u2019instruments durant ces jours (Tsits Eli\u00e9zer<\/em> XV 33).<\/p>\n Cependant, d\u2019autres d\u00e9cisionnaires autorisent, durant ces jours, l\u2019\u00e9coute de musique instrumentale par le biais d\u2019appareils de diffusion \u00e9lectrique. En effet, ce que les A\u2019haronim ont interdit, selon eux, est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019\u00e9coute d\u2019un spectacle vivant, o\u00f9 se produisent des musiciens, car cette circonstance poss\u00e8de un caract\u00e8re festif ou solennel. En revanche, l\u2019\u00e9coute de musique instrumentale par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019appareils \u00e9lectriques ne pr\u00e9sente pas un caract\u00e8re tellement festif. Il est vrai que, lorsque les premiers r\u00e9cepteurs de radio et les premiers magn\u00e9tophones commenc\u00e8rent d\u2019\u00eatre fabriqu\u00e9s, il y avait une joie sp\u00e9ciale \u00e0 \u00e9couter les airs qu\u2019ils diffusaient. Mais de nos jours, o\u00f9 tout le monde a l\u2019habitude d\u2019entendre, en tout temps, de la musique diffus\u00e9e par de tels appareils, il n\u2019y a pas l\u00e0 de joie si particuli\u00e8re. Par cons\u00e9quent, il n\u2019y a pas d\u2019interdit \u00e0 une telle \u00e9coute pendant les trois semaines.<\/p>\n De plus, il faut distinguer entre les airs destin\u00e9s \u00e0 la joie et les musiques ordinaires. Ce ne sont que les musiques de joie qu\u2019il convient d\u2019interdire pendant ces jours, tandis qu\u2019il n\u2019y a pas lieu d\u2019interdire des musiques ordinaires, et \u00e0 plus forte raison des musiques tristes, pendant les trois semaines. Nous apprenons ainsi (au trait\u00e9 Chabbat <\/em>151a) que, pendant les enterrements eux-m\u00eames, on avait coutume de jouer sur les fl\u00fbtes afin d\u2019\u00e9veiller la tristesse et les pleurs en l\u2019honneur du mort\u00a0; et cela se faisait au titre de la mitsva d\u2019accompagner le mort. Nous voyons par-l\u00e0 qu\u2019il ne p\u00e8se pas d\u2019interdit absolu sur l\u2019\u00e9coute de musique instrumentale\u00a0: l\u2019interdit, pendant les jours de deuil, est d\u2019entendre des airs joyeux. De m\u00eame, j\u2019ai entendu de la bouche de mon p\u00e8re et ma\u00eetre que, non seulement il est permis, les neuf premiers jours d\u2019av, de diffuser \u00e0 la radio des chants tristes, \u00e9voquant la destruction du Temple, accompagn\u00e9s d\u2019instruments de musique, mais il y a l\u00e0 un bienfait, car ainsi les c\u0153urs sont port\u00e9s davantage \u00e0 s\u2019endeuiller pour la destruction du Temple[3]<\/a><\/sup>.<\/p>\n