{"id":3114,"date":"2016-05-08T00:09:27","date_gmt":"2016-05-07T21:09:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3114"},"modified":"2018-03-18T11:41:07","modified_gmt":"2018-03-18T09:41:07","slug":"05-08-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-08-09\/","title":{"rendered":"09. Fian\u00e7ailles et mariage"},"content":{"rendered":"
On a pris la coutume, dans la majorit\u00e9 des communaut\u00e9s juives, de ne pas se marier durant les trois semaines. Il est vrai que, si l\u2019on s\u2019en tient \u00e0 la stricte r\u00e8gle, l\u2019interdit de se marier durant les jours de deuil en souvenir de la destruction du Temple ne s\u2019applique qu\u2019aux mariages dits facultatifs (nissou\u00e9 rechout<\/em>), c\u2019est-\u00e0-dire aux mariages de ceux qui ont d\u00e9j\u00e0 accompli la mitsva d\u2019enfanter, et ont au moins un fils et une fille\u00a0; tandis que, si l\u2019on n\u2019a pas encore accompli cette mitsva, on pourrait th\u00e9oriquement se marier, m\u00eame durant les neuf jours. Mais en pratique, puisque ces jours sont des jours d\u2019adversit\u00e9, on a coutume de n\u2019y organiser aucun mariage\u00a0; car il convient que les noces se d\u00e9roulent sous de bons auspices et une constellation favorable, or ces jours-l\u00e0, ces \u00e9l\u00e9ments font d\u00e9faut. Mais certaines communaut\u00e9s s\u00e9farades ont coutume de ne s\u2019abstenir de mariage que durant les neuf jours (comme nous le verrons dans la prochaine note).<\/p>\n S\u2019agissant d\u2019une f\u00eate de fian\u00e7ailles, f\u00eate marquant l\u2019accord des deux fianc\u00e9s en vue de leur mariage, si elle a lieu \u00e0 la maison, dans la discr\u00e9tion : puisque cette f\u00eate se rattache \u00e0 une mitsva, il est permis de la programmer jusqu\u2019\u00e0 Roch \u2018hodech du mois d\u2019av (cf. ci-dessus, chap. 3, note 7, o\u00f9 l\u2019on voit s\u2019il est permis d\u2019y diffuser de la musique). Mais il est interdit d\u2019organiser une grande f\u00eate de fian\u00e7ailles pendant les trois semaines. Durant les neuf jours, o\u00f9 l\u2019on doit diminuer les expressions de joie, il est m\u00eame interdit d\u2019organiser une f\u00eate de fian\u00e7ailles domestique et discr\u00e8te. En revanche, il est permis aux parents des promis de se rencontrer, et de fixer les conditions du mariage, \u00e0 l\u2019occasion de quoi on sert une collation. Et bien qu\u2019en cela aussi la joie soit pr\u00e9sente, il est permis de faire une telle r\u00e9union, m\u00eame pendant les neuf jours, parce que, gr\u00e2ce \u00e0 elle, le lien unissant les membres du couple deviendra un fait accompli, ce qui constituera une avanc\u00e9e vers la mitsva du mariage. De m\u00eame, il est permis \u00e0 des c\u00e9libataires de se rencontrer, pendant les neuf jours, dans un int\u00e9r\u00eat matrimonial[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n