{"id":3128,"date":"2016-05-08T00:16:18","date_gmt":"2016-05-07T21:16:18","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=3128"},"modified":"2018-03-18T11:48:54","modified_gmt":"2018-03-18T09:48:54","slug":"05-08-16","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-08-16\/","title":{"rendered":"16. Construction et plantation durant les neuf jours"},"content":{"rendered":"
Puisque l\u2019on restreint l\u2019expression de la joie durant les neuf jours, il est interdit de faire, durant cette p\u00e9riode, une construction concourant \u00e0 la joie, par exemple d\u2019agrandir sa maison ou sa terrasse, sans qu\u2019il y ait \u00e0 cela une n\u00e9cessit\u00e9 vitale. De m\u00eame, il est interdit, durant ces jours, de blanchir \u00e0 la chaux ou de repeindre les murs de sa maison, car on consid\u00e8re cela comme des superfluit\u00e9s r\u00e9jouissantes. On peut en effet vivre chez soi sans cela (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 551, 2). De m\u00eame, il est interdit de faire, pendant cette p\u00e9riode de neuf jours, des r\u00e9parations destin\u00e9es \u00e0 l\u2019agr\u00e9ment visuel ou \u00e0 quelque superfluit\u00e9\u00a0: changer ses volets, armoires, rideaux, etc., ou d\u2019installer des objets pr\u00e9cieux et r\u00e9jouissants, qui ne sont pas d\u2019une indispensable n\u00e9cessit\u00e9[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n Mais si l\u2019on habite, sa famille et soi-m\u00eame, dans un appartement \u00e0 l\u2019\u00e9troit, il sera permis de construire une pi\u00e8ce suppl\u00e9mentaire pendant les neuf jours. De m\u00eame, il est permis de faire tout travail de construction destin\u00e9 \u00e0 emp\u00eacher un dommage. Par exemple, si l\u2019on a un mur qui menace de tomber, quoique l\u2019on n\u2019ait pas besoin de la pi\u00e8ce o\u00f9 il se trouve, et que cela ne pr\u00e9sente pas de danger, il sera permis de le d\u00e9molir selon la m\u00e9thode habituelle et de le reconstruire, car de cette fa\u00e7on on s\u2019\u00e9vite une danger.<\/p>\n De m\u00eame, il est permis de construire, de blanchir \u00e0 la chaux ou de repeindre pour les n\u00e9cessit\u00e9s d\u2019une mitsva\u00a0: par exemple de construire une synagogue ou une \u00e9cole (Michna Beroura<\/em> 551, 12, Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 25). Selon le \u2018Aroukh Hachoul\u2019han<\/em> (551, 7), toute chose qui est\u00a0 faite pour les besoins du public est consid\u00e9r\u00e9e comme r\u00e9pondant aux n\u00e9cessit\u00e9s d\u2019une mitsva, et est permise.<\/p>\n Il est \u00e9galement interdit, durant ces jours, de faire une plantation contribuant \u00e0 la joie, c\u2019est-\u00e0-dire de planter des v\u00e9g\u00e9taux destin\u00e9s \u00e0 l\u2019agr\u00e9ment visuel, tels que des arbres ornementaux, des myrtes, des roses et autres fleurs (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 551, 2). Mais il est permis d\u2019entretenir les jardins d\u2019agr\u00e9ment, de les arroser, de tondre le gazon et de poursuivre l\u2019entretien courant.<\/p>\n En revanche, toute plantation r\u00e9ellement utilitaire est permise\u00a0; par cons\u00e9quent, il est permis de planter des arbres fruitiers durant les neuf jours. De m\u00eame, il est permis \u00e0 celui qui tire sa subsistance de la culture d\u2019arbustes d\u00e9coratifs et de fleurs de les planter dans sa serre afin de les vendre.<\/p>\n