{"id":319,"date":"2016-01-02T22:02:00","date_gmt":"2016-01-02T20:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=319"},"modified":"2020-08-23T09:58:36","modified_gmt":"2020-08-23T06:58:36","slug":"01-04-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/01-04-02\/","title":{"rendered":"02. Lieu de l\u2019allumage, et \u00e0 qui s\u2019applique la mitsva"},"content":{"rendered":"
La mitsva consiste \u00e0 ce qu\u2019il y ait de la lumi\u00e8re dans toutes les pi\u00e8ces dont on doit avoir l\u2019usage le soir de Chabbat, afin que les membres de la maisonn\u00e9e ne tr\u00e9buchent pas sur leur chemin. Cependant, la mitsva essentielle consiste \u00e0 allumer des veilleuses dans la salle \u00e0 manger<\/em> car, en faisant le repas du soir \u00e0 leur lumi\u00e8re, on fait honneur (kavod<\/em>) au Chabbat et l\u2019on en tire d\u00e9lice (\u2018oneg<\/em>) ; c\u2019est donc sur de telles veilleuses que l\u2019on prononce la b\u00e9n\u00e9diction de l\u2019allumage (Rama 263, 10 ; Michna Beroura<\/em> 2). Quant aux autres pi\u00e8ces, si elles b\u00e9n\u00e9ficient de l\u2019\u00e9clairage \u00e9lectrique propre \u00e0 la maison ou des r\u00e9verb\u00e8res de la rue, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire, en pratique, d\u2019y allumer de veilleuses.<\/p>\n Les veilleuses doivent br\u00fbler jusqu\u2019\u00e0 la fin du repas ; et a priori, il faut veiller \u00e0 ce qu\u2019elles puissent donner leur lumi\u00e8re jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on aille se coucher (Chemirat Chabbat Kehilkhata <\/em>43, 17). De nos jours, o\u00f9 il est possible d\u2019allumer des ampoules \u00e9lectriques, il faut veiller a priori \u00e0 ce que des lampes ou veilleuses restent allum\u00e9es tout au long de la nuit, afin que ceux qui se l\u00e8veraient pendant la nuit ne tr\u00e9buchent pas en marchant.<\/p>\n La mitsva de l\u2019allumage s\u2019applique \u00e0 tout Isra\u00ebl, hommes et femmes, personnes mari\u00e9es et c\u00e9libataires, puisque tout le monde a l\u2019obligation d\u2019honorer le Chabbat et d\u2019en faire son d\u00e9lice. Simplement, parmi les membres de la famille, la femme a priorit\u00e9 pour l\u2019accomplissement de cette mitsva, parce qu\u2019elle est la ma\u00eetresse de maison, et qu\u2019elle est responsable de sa direction, si bien que le m\u00e9rite lui revient d\u2019accomplir la mitsva destin\u00e9e \u00e0 la paix du foyer. Par l\u2019allumage que fait la femme, tous les membres de la maisonn\u00e9e se rendent quittes de la mitsva. Toutefois, si la femme est retard\u00e9e et que le moment de l\u2019allumage se rapproche, il est pr\u00e9f\u00e9rable que son mari ou quelqu\u2019un de ses enfants allume les veilleuses \u00e0 sa place, et que l\u2019on n\u2019entre pas dans une situation de doute, dans lequel l\u2019allumage des veilleuses entra\u00eenerait peut-\u00eatre une profanation du Chabbat (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 263, 2 ; Michna Beroura<\/em> 262, 11).<\/p>\n Du fait que la femme a pr\u00e9s\u00e9ance sur l\u2019homme pour accomplir la mitsva d\u2019allumer les veilleuses, nous pouvons apprendre que c\u2019est d\u2019elle que la paix du foyer d\u00e9pend principalement. La lumi\u00e8re de la Torah et de la foi elle-m\u00eame r\u00e8gne sur la maison gr\u00e2ce au m\u00e9rite de la femme car, par l\u2019effet de sa connaissance intime et particuli\u00e8re, celle-ci sait \u00e9clairer son mari et ses enfants dans la voie de la foi, et elle les conduit \u00e0 \u00e9tudier la Torah avec assiduit\u00e9. Comme l\u2019ont dit nos sages : \u00ab Grande est la promesse que fit le Saint b\u00e9ni soit-Il aux femmes, plus que celle qu\u2019Il fit aux hommes \u00bb ; car les femmes envoient leurs enfants apprendre la Torah \u00e0 la synagogue, encouragent leur mari \u00e0 prolonger leur \u00e9tude au beit-hamidrach<\/em> (maison d\u2019\u00e9tude) et attendent patiemment son retour (Berakhot<\/em> 17a). Toutefois, quand la femme ne peut allumer les veilleuses elle-m\u00eame, c\u2019est le mari qui le fera a posteriori, puisque lui aussi peut faire r\u00e9gner la paix sur son foyer, et \u00e9tablir en sa maison une ambiance de foi et de Torah.<\/p>\n Si sa femme est absente \u2013 par exemple si elle est \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, ou si elle est en voyage pour une autre raison \u2013 et qu\u2019il reste chez lui, l\u2019homme aura l\u2019obligation d\u2019allumer lui-m\u00eame les veilleuses, en r\u00e9citant la b\u00e9n\u00e9diction. M\u00eame s\u2019il a une grande fille, c\u2019est \u00e0 l\u2019homme qu\u2019incombe la mitsva d\u2019allumer les veilleuses, car c\u2019est lui qui est le ma\u00eetre de maison. S\u2019il le veut, toutefois, il pourra demander \u00e0 sa fille d\u2019allumer les veilleuses \u00e0 son intention, ainsi qu\u2019\u00e0 celle de toute la famille (Chemirat Chabbat Kehilkhata<\/em> 43, note 46).<\/p>\n Dans certaines familles, il est de coutume qu\u2019en plus de l\u2019allumage que fait la m\u00e8re, toutes les filles parvenues \u00e0 l\u2019\u00e2ge de l\u2019\u00e9ducation[a]<\/a><\/sup> allument, elles aussi, des veilleuses et r\u00e9citent la b\u00e9n\u00e9diction. Tel est l\u2019usage des \u2018Hassidim de \u2018Habad (Loubavitch). Toutefois, de l\u2019avis de la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires, seule la m\u00e8re de famille allume les veilleuses, et telle est la coutume observ\u00e9e dans toutes les autres communaut\u00e9s juives. Il convient que chaque femme poursuive l\u2019usage de sa famille[1]<\/a><\/sup>.<\/p>\n